La librairie n'est pas en super forme mais Atout Livre se porte très bien, merci. Je me suis laissé dire que le chiffre d'affaires de mon dealer préféré
était en hausse pour le mois de décembre et, lorsque je suis passé hier, les allées étaient noires de monde. La recette ? Un emplacement au poil, un patron dynamique, des employés compétents
& des animations non-stop. Et justement : mercredi 11 janvier, à partir de 19h30, aura lieu une rencontre avec Adam Levin et ses monstrueuses/merveilleuses Instructions, parues aux
éditions Inculte, et dont j'avais déjà dit ici tout
le mal que je pensais. J'animerai cette sauterie, à ce qu'on raconte. Venez nombreux, et munis de 30€ : vous repartirez avec une dédicace et un bon mois de lecture hallucinée.
Des nouvelles fraîches, ô avide et impertinent(e) lecteur/trice. (Par égard pour mes éventuels lecteurs UMP, je m'abstiendrai de tout voeu pour cette nouvelle & mirifique année.)
Blue Jay Way : la promo commence, je m'occupe des SP lundi prochain, à bon entendeur, etc.
Les Etranges Soeurs Wilcox : pas oubliées, still around, je réécris le tome 4, pauvre de moi.
Deux petits bouquins d'une nouvelle série, Les Petits Monstres, vont paraître bientôt chez Castor Poche et il y aura des dessins tels-mor de Gérald Guerlais, du genre ce type :
Je vous en reparle dès que.
Relecture d'Arcadia : je suis repassé une fois sur le texte. Je vais y revenir une fois encore. Deux, peut-être. Enfin, c'est même certain. Ah, shit. (Gag : Lorsque j'ai fait part de mes
progrès à Stéphane Marsan, ci-devant éditeur du texte originel, il m'a adressé cette gentille réponse : "Y aura une histoire, cette fois ?" Ah-ah-oh-oh. J'adore ce mec.
Relecture aussi d'un Etonnant Classique consacré... aux vampires, tiens donc, alors que Projet oXatan, fort dans cette même collection de ses +/- 30 000 ex. écoulés (ami(e)
documentaliste : veux-tu m'épouser ?), devrait ressortir bientôt sous une nouvelle couverture.
Bal de Givre à New York a enfin gagné un prix ! Lu sur un blog d'une certaine Sara, dans son bilan des pires daubes de l'année écoulée : "Catégorie roman jeunesse : Ex-aequo:
Bal de givre à New-York de Fabrice Colin et Insatiable de Meg Cabot. L'avis + de Sara : Impossible de savoir lequel de ces deux romans est le plus mauvais et devant ce choix
cornélien, je vous propose deux des livres infâmes lus en 2011. Ils cumulent des intrigues bâclées et/ou fumées, des ficelles grosses comme celles du string de Roseline Bachelot, une écriture à
la truelle et une fin navrante. Ces deux romans tiennent une place d'autant plus particulière dans mon coeur qu'ils sont écrits par des "écrivains" (sic) qui ont dû se payer un appartement à
Manhattan pour la vente de leur roman. En effet, omniprésents sur la blogosphère ainsi qu'en têtes de gondoles de la Fn*c, il était difficile de leur échapper. Ceci me convainc d'une chose :
certaines maisons d'édition prennent vraiment le lecteur pour des cons." Eh bien, très chère Sara, je suis navré de vous avoir fait perdre votre temps mais, comment dire ? Vous avez l'air
majeure : il serait temps, à présent, de commencer à réfléchir un peu par vous-même au lieu de suivre les recommandations d'une blogosphère manifestement aux ordres (ailleurs, vous subodorez
pourtant que de nombreux lecteurs "ont détesté le livre mais n'ont rien dit" - vous êtes décidément bien difficile à suivre) ou d'un vendeur de livres institutionnel dont la soumission aux
affreux diktats du tout-commercial n'est depuis longtemps plus à démontrer. Pour votre information, sinon, et parce qu'on ne sait jamais, peut-être ne s'agissait-il pas d'humour ? : les ventes de
Meg Cabot dans le monde flirtent avec les quinze millions d'exemplaires (pour l'appart à NYC, donc, c'est yes) tandis que celles de BGNY, en l'état, me permettraient grosso modo
d'acquérir 1m2 dans l'arrondissement parisien où je vis - merci pour cette injection massive de réalité brute. Bien cordialement,
Donald Trump.
P.S. : "prennent le lecteur pour des cons ?" Ouah : ça veut dire que vous allez être plusieurs, maintenant ?
Moins j'écris sur ce blog, plus sa fréquentation augmente : je ne sais pas vous, mais l'impression que 2012 va être strange. De là à prendre de bonnes résolutions, il y n'y qu'un pas.
Rassurez-vous, il ne sera pas franchi. Cette année : plus de work-in-progress, plus de trucs étranges et mystérieux, plus de n'importe quoi sauvage.
Relu hier, entre deux bus, L'Adversaire de Carrère. Mauvaise idée, ai-je réalisé au moment de prendre place dans le canapé du salon pour regarder un dessin animé avec les kids (ceux qui
connaissent l'histoire sauront de quoi je parle). C'est très bête mais, la dernière fois que j'ai lu ce livre - peu de temps après sa sortie -, mes enfants n'étaient pas encore nés, et toute
cette histoire m'était passée un peu au-dessus de la tête. Mon indifférence d'alors me stupéfie. Ce bouquin est quand même d'une dureté effarante : cette impuissance à circonscrire le Mal, c'est
le Mal lui-même, il me semble, celui dont le visage ne se dévoilera jamais. L'air devient plus froid, lorsque l'on tourne ces pages. Par ailleurs, et même si c'est presque anecdotique, il est
frappant de voir à quel point Carrère ne peut plus parler de lui qu'en parlant des autres, désormais : depuis L'Adversaire, il n'a pas écrit le moindre roman. Son Romand à lui, si je
puis me permettre cette licence lacanienne facile, sera libéré en 2015. On n'ose y penser. A signaler une recension précise et passionnante du procès ici.
En parlant de Mal : il y a deux nuits, j'ai fait un rêve tellement puissant et précis que je me suis demandé si mon subsconscient n'essayait pas de me suggérer d'écrire un roman en
particulier - un roman dont l'idée même ne m'aurait jamais effleuré l'esprit, bien sûr. Si c'est le cas, on va bien se marrer : à tous les égards (personnage principal, structure, tonalité),
cette story-to-be ne ressemble à rien, mais rien, de ce que j'ai pu pondre en treize ans.
La vidéo de Born to die, le nouveau single de Lana Del Rey (la sensation 2012 annoncée, pour ceux qui auraient passé ces dernières semaines dans l'orbite de Jupiter - ce qui ne veut pas
dire que ça doive vous plaire) a été tournée par Yoann Lemoine au château de Fontainebleau. Il y a des tigres dedans, et des symboles, oula.
A peine avais-je introduit la clé dans la serrure de notre sweet home, dimanche soir, que le téléphone sonnait. C'était le délicieux François Place (dont la non moins délicieuse épouse fréquente
trop assidûment ce blog pour son propre bien, si je puis me permettre), muni d'un exemplaire dédicacé de ceci :
Une merveille, à de nombreux égards, mais le mieux, je crois, c'est d'avoir François chez soi : rigolard, débonnaire, heureux, en somme. Le sourire de cet homme devrait être remboursée par la
Sécurité sociale, en somme. D'ailleurs si je suis élu, etc.
La veille : Parc Astérix avec les enfants, offert par la boîte de ma femme. Il y a des montagnes russes sympa au Parc Astérix. En fait, sympa si votre fille de neuf ans ne se met pas à hurler en
disant qu'elle va mourir oh je vous en supplie arrêtez ça je vous en supplie oh non mon dieu. A part ça, c'est un peu cheap, beauf, bon enfant : gaulois, quoi.
Pendant que vous êtes en train de vous la couler douce, il y a des gens qui essaient de réserver un trip en kayak pour quatre dans les Everglades en février, et c'est pas de la tarte,
figurez-vous. Avant-hier, devant un PSG-Lille d'une affligeante mollesse, nous avons erré gentiment sur un site qui répertoriait les accidents impliquant des alligators. Je suis déçu : zéro mort
depuis des lustres, et "accident grave", en gros, c'est un mec qui se fait mordre la main après avoir nagé bourré dans un marais opaque à la nuit tombée en écrasant des oeufs. Les serpents, c'est
mieux : sept espèces mortelles en Floride, dont certaines sucspetibles de se glisser sournoisement dans votre jardin - on sent un réel potentiel.