Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

et suffoquer de plaisir

Publié le 6 Mai 2011 par F/.

"Et Smother, le troisième album des Wild Beasts, advint soudain aux oreilles de l'auditeur nimbé d'une grâce à nulle autre pareille, et l'auditeur comprit, au terme d'une triple écoute, que la pop anglaise avait été une fois de plus sauvée."

 

http://2.bp.blogspot.com/-PK7fjI9vwPA/TX_8mllaolI/AAAAAAAADuQ/ey6xjCJ6g8Y/s1600/wild-beasts.jpg

 

Sans rire, on ne voudrait pas être la concurrence mais vivre dans cette ombre-là doit finalement avoir quelque chose de réconfortant : ces bêtes sauvages ne veulent de mal à personne, elles sont simplement plus grandes et plus fortes que toutes les autres. Il y a quelque chose d'étourdissant chez ce groupe, qui rappelle Talking Heads à ses plus belles heures : une confiance innée, une souplesse létale, la prescience d'un ailleurs. Un oeil jeté à la page wikipedia du nouvel opus de Hayden Thorpe et sa bande suffira à s'assurer que la critique britannique ne s'y est cette fois pas trompée : Smother, délice vénéneux ourlé de synthés suaves et de guitares délicates est d'ores et déjà le grand  favori au titre d'album de l'année, si tant est que cette distinction ait un sens. Atemporelle dès la première écoute, cette merveille veloutée brille aussi par ses lyrics über-class : i find you hid in mirrorville / creature of the deep / waifish as a widow / and without sufficient sleep / oh what am i supposed to think / do i pull you out / or do i let you sink - et vous ne voulez pas connaître la réponse.

 

 

commentaires

los angeles (1)

Publié le 5 Mai 2011 par F/.

La nuit venue, je suis sorti sur la terrasse pour regarder la ville, ses artères rectilignes ponctuées de lumières, son ciel vierge et infini qui n’était jamais si beau qu’une heure après le crépuscule, quand les avenues se mettaient à pulser et à se fondre en un tapis d'or, qu’une vibration plus vieille que ce monde sourdait des profondeurs et que l’océan retournait à ses songes. L.A. me tenait, comme une petite amie psychotique mais magiquement attractive dont on n’imagine pas pouvoir se séparer un jour, et j'ai soudain fondu en larmes.

 

http://growabrain.typepad.com/photos/uncategorized/2007/04/08/los_angeles_night.gif

commentaires

entre deux eaux

Publié le 4 Mai 2011 par F/.

Peu de temps pour venir ici autant que je le souhaiterais parce que vraiment, ladies and gentlemen, je ne suis pas loin de l'oeil du cyclone. Cut, qui ne s'appelera peut-être pas Cut, avance bien, mais relègue tout le reste au second plan. J'en suis à vingt-sept chapitres sur quarante (chaque chapitre faisant en moyenne 16 000 signes) et j'aborde maintenant la partie la plus délicate. Et puis il y a la promo Elric qui s'annonce : Libération et Chronicart veulent faire des choses, notamment, de grandes choses, mais rien n'est simple dans la laïfe - Mike débarque demain, il sera - nous a-t-il prévenus - exténué, et nous devons d'ores et déjà jongler avec les emplois du temps et les susceptibilités de chacun. Heureusement, il y a le plaisir d'écrire, et il y a les copains : l'éditrice rousse la plus chouette du monde, l'éditeur fou qui fait des livres sur des gens qui vont dans les montagnes et mangent des boulettes de grizzly tout en méditant sur la vanité de l'existence moderne, l'autre éditrice fan de Jane Austen qui déménage, un ami barbu trop lointain qu'on aimerait bien cajoler un peu, une amie nantaise pleine de rires et de bons conseils, un beau-frère dont la vie change à l'insu de son plein gré, et tous ceux et celles à qui ne j'ai pas le temps de donner de nouvelles, perdu entre deux salons, deux relectures, deux voyages, voilà, je ne vais pas m'excuser mais si ce livre est de la merde, vous pourrez m'insulter, et même s'il est bien, d'ailleurs.

 

http://www.breakyouthrough.com/wp-content/uploads/2011/03/time-running-out.jpg

 


A propos de voyages : il y a six mois exactement, nous nous trouvions à la terrasse du café Argana à Marrakech et ça fait froid dans le dos - je me souviens de cette discussion avec ma femme, sur la place : "bon sang, les terroristes feraient un carton, ici." Gagné.

commentaires

Soif de lecture ?

Publié le 1 Mai 2011 par F/.

Venez à Saumur.

 

http://www.stephanecarlier.com/news/wp-content/uploads/2011/03/livre_verre__042701200_1238_24022011.jpg

commentaires
<< < 1 2