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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

revenez, c'était une blague !

Publié le 29 Novembre 2011 par F/.

Alala, dès qu'on reparle du numérique, paf : commentaires en pagaille et doublement du taux de visites. Alors que si je causais de la faim dans le monde ou du dernier album de Kate Bush, mon coeff d'augmentation de trafic resterait certainement aussi plat que la poitrine de Claire Danes. Ceci étant, et puisqu'on en parle, je regarde toujours Homeland, et c'est toujours super bien.

 


 

L'autre jour, dans un collège de Besançon, on m'a demandé pour la cent vingt-troisième fois qui était mon auteur préféré, et j'ai dit que je n'en avais pas, pas vraiment, que ça dépendait des jours (et le fantôme de Nabokov m'a présenté son majeur, mais passons). "Et aujourd'hui ?" a questionné un documentaliste facétieux. "Aujourd'hui, j'ai dit, c'est David Mitchell". Le silence est devenu si épais que si on s'en était servi il y a vingt-deux ans pour séparer Berlin Est de Berlin Ouest, la Guerre Froide persisterait toujours. Et ceci, mes biens chers soeurs et mes bien chères frères, est la preuve irréfutable, au coté du résultat d'OM-PSG et du récent succès de Camilla Läckberg, que nous habitons toujours le monde tangible.

 

http://www.lequipe.fr/Medias/Football/200909/430x313/antoine-kombouare-mecontent-de-la-premiere-periode-de-ses-jo.jpg

 

 


 

Aujourd'hui, j'ai publié un roman en seize posts sur twitter, et j'ai perdu un follower. #VDM.

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Dix trucs idiots que vous ne pourrez jamais faire avec un livre numérique

Publié le 28 Novembre 2011 par F/.

1 - Acheter un livre d'occasion.

2 - Vous faire dédicacer un roman.

3 - Voir quelqu'un lire votre petit dernier dans le métro (si vous êtes auteur).

4 - Abandonner un bouquin sur un banc.

5 - Achever une critique par "et on coupe des arbres pour ça ?"

6 - Décorer votre maison avec de beaux ouvrages.

7 - Tacher un livre et se dire que ça lui donne une personnalité.

8 - Participer à / être victime d'un autodafé.

9 - Refuser de prêter un livre ("je ne comprends pas, il était là, pourtant.")

10 - Lire au temps de l'apocalypse.

 

http://www.replify.com/wp-content/uploads/2011/01/book-of-the-dead.jpg

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les mains en l'air

Publié le 28 Novembre 2011 par F/.

Après la Chine, le Liban, Toulon, Colmar, j'en ai fini pour un temps avec les salons : place aux rencontres ponctuelles, aux ateliers d'écriture avec fouets cloutés et aux beuveries paisibles. Place, sans doute aussi, à la promo de ceci :

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRN38q2EqhNkgfIR-MWxGMW5jQzGscoOtK97xsCv7bSRYZ_u_61

 


 

Il est temps que cette année se termine. Ceux qui traînent un peu dans le milieu de la SF savent, je pense, de quoi je parle. Parfois, vous marchez tranquille sur un chemin de campagne et un 747 vous fonce dans la gueule. Xavier, de la librairie Scylla, réclame la plus grande discrétion et la plus grande retenue. Dont acte.

 


 

Hier, pour ma fille, j'ai acheté ceci :

 

http://leslecturesdemarie.free.fr/Litteraturedejeunesse/Imageslittjeunesse/CommissaireToumiGRAND.jpg

 

... et je ne peux que conseiller aux enfants et à leurs parents pas sages. C'est, en gros, l'histoire d'un inspecteur canin lymphatique et de son assistant félin complètement con - ça navigue, disons, entre Trondheim et La Cité de la peur, ma fille adore, moi aussi, Anouk Ricard est déjà connue, il faudrait maintenant qu'elle devienne célèbre.

- Comment était cet homme ?

- Je ne l'ai pas bien vu, il était un peu gros, comme vous.

- Hmm. Et est-ce qu'il avait une tête de super débile comme vous ?

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love me please love me

Publié le 27 Novembre 2011 par F/.

Dans les salons du livre, il existe en gros deux sortes d'auteurs : les placides, ceux qui attendent sagement qu'on vienne acheter leurs livres, et les incitateurs, ceux qui font en sorte qu'on les leur achète. Vous reconnaîtrez aisément ces derniers : ils vous adressent la parole dès que vous passez à leur portée, même (et surtout) si vous n'aviez pas prévu de vous arrêter. "Bonjour, vous aimez la fantasy ?", ce genre. Les incitateurs sont absurdement aimables, sympathiques et souriants. En général, ils vous résument leur roman et vous expliquent pourquoi il devrait vous plaire. Dans le pire des cas, ils exhibent des photocopies d'articles : "Oui, vous avez dû entendre parler de mon petit dernier dans Le Parisien" (histoire vécue). Le truc le plus déprimant, bien sûr, c'est que la méthode semble la plupart du temps porter ses fruits. L'expérience montre en effet qu'il est assez délicat d'écouter un type vous résumer avec passion son dernier roman et de se barrer dans la foulée, surtout quand le type en question a bien pris besoin de préciser que vous n'étiez obligés de rien. (Moi, j'y arriverais, mais c'est parce que je n'ai pas d'âme). Une fois que vous avez acheté son livre, l'incitateur vous remercie (comme si vous lui aviez fait une faveur ce qui, il faut bien le reconnaître, est assez souvent le cas) et vous encourage à lui donner votre avis sur son blog, même si vous n'avez pas aimé. En tant qu'auteur, si vous n'êtes pas un incitateur mais que vous en avez un à côté de vous, le salon peut paraître un peu long. Tout ça pour dire qu'à quelques détails près, Colmar, c'était super sympa.

 

http://www.colmar.fr/publicmedia/formatted/656/38/fr/Vignette-2011-Salon-du-Livre-Colmar;maxw=345.jpg

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Alsace usual

Publié le 23 Novembre 2011 par F/.

Kasabian hier au Zénith : devant une fosse archi-comble, le groupe balance ses hymnes imparables avec une gouaille électrisante qui rappelle le Blur de la grande époque, l'esprit bad boys en plus. Ce tiraillement perpétuel entre grandiloquence de stade (première partie de Muse en 2010) et crédibilité indie (ahem), on le retrouve jusque dans les exhortations de Tom Meighan, des "raise your hands Paris !" un peu lassants mais de rigueur aux joyeux "fucking fuck" balancés à tout bout de champ. Il n'empêche : j'avais rarement vu le Zénith dans un tel état de transe. Bombinettes proto-punk, ballades crépusculaires, délires western en cinémascope (une reprise du thème de Pulp Fiction balaie la salle comme une tempête de désert), rap rugueux et basses kolossales : le quintet de Leicester aura mis à peu près tout le monde d'accord.

 

Capture-copie-1.JPG

 


 

Hier, en faisant des recherches sur Allen Ginsberg suite à la lecture du premier tome des entretiens de la Paris Review opportunément publié par Christian Bourgois, je suis tombé là-dessus : ah-ouais-quand-même.

 


 

Déjeuner avec l'excellent Jean-Luc Fromental, aussi, mon bon-gros-géant à moi : je sors toujours gonflé à bloc de ces escapades gourmandes, riche cette fois de quelques conseils avisés et d'une réédition magique :

 

http://bdi.dlpdomain.com/album/9782205069273-couv-I400x523.jpg

 


 

Ce week-end, faut-il le rappeler - oui, il le faut -, je serai à Colmar pour le 22e Salon du livre du même métal où vous pourrez notamment retrouver (sélection toute personnelle) : Craig Johnson, les inoxydables Pierre Dubois & Pelot, mes beau-père et oncles (la fratrie Werner au quasi-complet) et, rayon jeunesse, ma copine Nathalie Dieterlé, l'inévitable Lorris Murail et mon éditeur/copain Jean-Philippe Arrou-Vignod.

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big in japan

Publié le 22 Novembre 2011 par F/.

1986 : un groupe anglais totalement inconnu enregistre quelques titres qui sortiront bientôt sur une demo tape diffusée aux environs d'Oxford. Le nom du combo ? On a Friday. Le chanteur a 18 ans, il est un peu nerveux, U2 avec un saxo, c'est pas encore gagné. 

 

 


 

Tu reçois le livre : 700 pages, un triangle amoureux au Japon à l'aube du 19e siècle. Il y a des sujets qui t'intéressent plus et tu as autre chose à faire pour l'instant que de te plonger dans ce genre de torrent. Mais tu connais l'auteur. Tu as lu les autres livres. Et tu sais ce qu'on dit : c'est un génie. Un dandy timide qui vend des centaines de milliers de livres en Angleterre et que des fans énamourés traquent à travers tout le pays. Tu t'étais enfoncé au fond des forêts il y a quelque temps, tu en étais ressorti changé. On peut faire simple. On peut produire de la beauté à partir de n'importe quoi. Tu lis le premier chapitre. C'est l'histoire d'un accouchement qui se passe mal. Le reste se passe très bien : l'écriture, le rythme, les voix, un prodige de grâce et de naturel. Tu te demandes par quel sinistre miracle le lectorat d'un pays qui se pense littérairement éclairé peut passer à côté d'une telle oeuvre. Tu songes à ces pages du dernier Goncourt que tu avais parcourues dans un salon. Tu relis le premier chapitre de l'Anglais. C'est un peu comme passer des BB Brunes à The Kills. Il y a de quoi rire, si on veut bien ne pas prendre les choses au tragique. Au fond, tout ça n'est pas très grave. David Mitchell est un homme qui, en l'espace d'un chapitre miraculeux, te démontre que le roman n'est pas mort et ne mourra jamais, n'en déplaise à Saint-Germain-dépressif. Tu as foi en lui.

 

http://www.chronobook.fr/images/livres/lesmillesautomnes.jpg

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quizz

Publié le 18 Novembre 2011 par F/.

Toulon. La dernière fois que je suis venu ici, c'était il y a quoi ? Longtemps, en fait. Je venais pour une convention de jeu de rôle, un truc assez informel avec camping sauvage, baignade plus sauvage encore, costumes au poil, etc. Un soir, errant autour du gymnase où la plupart des participants avaient étendu leur sac de couchage, je suis tombé sur une table un peu à part. Le jeu ? Castle Falkenstein, me semble-t-il. Le MJ était, à première vue, un malade mental de première catégorie. Tout ce dont je me souviens, c'est que le scénario tournait autour de James Joyce. Je me suis dit : "je dois devenir l'ami de ce mec". Et c'est exactement ce qui est s'est passé. Dix-huit ans plus tard, l'histoire dure toujours. J'offre un roman à celle ou celui qui me donne le nom du mec en question.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/2/21/Castle_Falkenstein_Cover.jpg/256px-Castle_Falkenstein_Cover.jpg

 

A part ça, je suis intervenu aujourd'hui dans un collège de la Seyne/mer puis d'un autre village dont j'ai malencontreusement oublié le nom, et je dois dire que c'était tel-mor - traversée en bateau, soleil, pierre jaune et questions qui tuent, merci à toutes et tous.

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comme ça

Publié le 17 Novembre 2011 par F/.

Cher journal. Hier j'ai écrit un roman sur twitter en quatorze posts qui m'a valu quelques nouveaux amis : la vie est douce quand on ambitionne peu. Ici il fait gris mais (?) je pars demain pour Toulon ; j'espère rencontrer de nouveaux lecteurs et boire n'importe quoi en terrasse, pour le principe. Mes amis, pour les huit heures de train A/R qui s'annoncent, s'appelleront Alison Mosshart, Madison Smartt Bell et Dexter (nous allons en Floride en février : j'imagine que Dexter, comme documentation, ça ira très bien). En ce moment, je réécris Arcadia (Vestiges + Musique) et c'est pas de la tarte : en gros, je garde les 26 mêmes lettres mais, la plupart du temps, j'en change l'ordre, avec le ferme espoir de neutraliser cet insupportable mélange de prétention juvénile, de romantisme frelaté et de lourdinguerie stylistique qui faisaient à l'époque ma marque de fabrique, et de ne conserver que l'essentiel - la grâce, la magie, les flocons bleus et ta mère. Je travaille aussi à d'autres trucs, seulement, je ne peux pas trop en parler parce que si commence, tous les éditeurs qui ne seront pas cités vont en tirer des conclusions hâtives et se mettre à flipper comme des rats (hello, Jean-Philippe, et toi, et toi aussi, dans le coin.) Le passé était bien, le futur s'annonce radieux. Lorsque j'ouvre mon carnet Moleskine, je lis les mots suivants : Gallmeister, sortie Alice, J-L Fromental, concert Kasabian, Besançon, Colmar, Montreuil, soirée Sonatine, Mireille, Beauvais, anniversaire Bénédicte & itw David Mitchell, ô félicité !

 

http://static.guim.co.uk/sys-images/Guardian/Pix/pictures/2010/10/22/1287764571614/QA-David-Mitchell-006.jpg

 

A présent, cher journal, que tu sais tout de ma vie, pourrais-je cesser de m'adresser à toi comme si nous étions deux débiles mentaux et que tu existais IRL ? Pourrions-nous, euh, enchaîner sur un truc musical, n'importe quoi ? Merci beaucoup.

 

 

 

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un saut depuis scylla

Publié le 16 Novembre 2011 par F/.

Le projet en question (puisqu'il est signé) : une sorte d'encyclopédie de l'imaginaire présentée sous forme d'abécédaire, destinée aux ados et aux adultes. L'éditeur ? Gallimard | Giboulées. Les directeurs d'ouvrage ? Sébastien Guillot et moi-même. Les collaborateurs ? Des spécialistes, des auteurs, des auteurs jeunesse, des documentalistes - vous qui me lisez, peut-être, pour peu que vous soyez ponctuels et que vous puissiez vous targuer, parmi les sujets qui nous intéressent, d'une réelle expertise (bon, ce ne sont évidemment pas les seules conditions : nous allons essayer de bâtir une équipe cohérente, inattendue et joyeuse - diablement compétente avant tout). Nous en reparlerons le moment venu.

 


 

La libraire Charybde est un endroit super : une éditrice avisée (M-C. Vacher / Actes Sud, pour ne pas la nommer) m'en disait ce matin encore le plus grand bien. J'y suis passé hier, quasi par hasard - des auteurs signaient, il y avait des amis, un peu de vin et tout un tas de titres géniaux : de la fiction, de la vraie. Une librairie qui ouvre, m'ssieurs-dames, ouaip, et en 2011, encore ! faut-il vous faire un dessin ? Bon, ces gens sont importants, ces gens font du beau travail, ces gens ont besoin de vous.

 

http://www.allanstanglin.com/wp-content/uploads/WorshipHands2.bmp

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dave's world

Publié le 15 Novembre 2011 par F/.

Mon copain David s'est construit un nouvel espace, qui donne accès à plein de mondes merveilleux. Plongez !

 

http://songofbeulah.org/wp-content/uploads/2011/11/alfaborg.jpg

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