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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

lapin blanc

Publié le 29 Janvier 2009 par F/.

Il y a trois jours, j'interviewais Andrew Sean Greer, l'auteur du récent et très beau Histoire d'un mariage, chez l'Olivier. Son précédent roman, Les Confessions de Max Tivoli (dont l'histoire ressemblait tellement - par hasard - au script de Benjamin Button que les producteurs de ce derniers proposèrent de lui en racheter les droits, ce qu'il refusa) avait été loué, dans les pages du New Yorker, par un certain John Updike, qui n'avait pas hésité, dans un élan de généreuse confraternité littéraire, à comparer son auteur à Proust et à Nabokov. Updike avait critiqué Histoire d'un mariage ensuite. Il l'avait moins aimé, mais il l'avait critiqué. "Il me prenait au sérieux", me confiait Andrew Ean Greer.
Au lendemain de notre conversation, Updike, le père de Rabbit, l'enfant asthmatique de la Pennsylvanie, rendait son dernier souffle.

http://mattdavisopenshismouth.com/wp-content/uploads/wieland-johnupdike1v.jpg
Il était l'un des écrivains de mes vingt ans. Un hommage léger ? Le pastiche d'On the road, publié dans les pages du Harvard Lampoon dont il fut un temps le bienheureux rédacteur-en-chef.

Those dutiful dogtrots down airport corridors
while gnawing at a Dunkin' Donuts cruller,
those hotel rooms where the TV remote
waits by the bed like a suicide pistol,
those hours in the air amid white shirts
whose wearers sleep-read through thick staid thrillers,
those breakfast buffets in prairie Marriotts—
such venues of transit grow dearer than home.

The tricycle in the hall, the wife's hasty kiss,
the dripping faucet and uncut lawn—this is life?
No, vita thrives via the road, in the laptop
whose silky screen shimmers like a dark queen's mirror,
in the polished shoe that signifies killer intent,
and in the solitary mission, a bumpy glide
down through the cloud cover to a single runway
at whose end a man just like you guards the Grail.
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