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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

autres terres

Publié le 18 Février 2013 par F/.

« Et puis j’ai vu la tête des frères Podalydès. Ils étaient déçus mais tellement pas combatifs, une sorte d’abattement résigné… Ça m’a convaincue. » (Valérie Lemercier, à propos des frères Podalydès et de Adieu Berthe.) Le meilleur des deux frangins ? Difficile à dire, mes souvenirs de Liberté-Oléron étant devenus un peu flous. En tout cas : la même poésie de bazar, le même humour triste, la même légèreté jolie - un vertige existentiel diffus et poignant, à l'image de la chanson de Moustaki qui accompagne la scène quasi-finale. Nous avions essayé, une semaine auparavant, de regarder Camille redouble, multi-nominé aux Césars : nous avions tenu dix minutes. S'il y a un truc qui ne me fait pas rêver, c'est bien les années 80.

 

 

Autre essai : Twixt, de Coppola. "Attention, prévient gentiment Allociné : des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs." Eh bien, c'est exactement ça, et l'ensemble est filmé avec un tel manque de conviction qu'on a l'impression d'assister à une séance d'art-thérapie financée par la kermesse du collège. Dix minutes aussi, pas une de plus. Autre essai : Another Earth, prototype du film SF-sundance réalisé avec trois dollars (en fait : 200 000). Le pitch est déroutant : Rhoda Williams, jeune diplômée en astrophysique, rêve d’explorer l’espace. John Burroughs, compositeur au sommet de sa carrière, attend un deuxième enfant. Mais voici qu'une planète en tout point semblable à la Terre apparaît dans le ciel. Rhoda, qui essaie de la voir en conduisant, a un accident et tue la femme et le fils de John. Prison, une dépression : son obsession pour le ciel devient totale. Jusqu'à ce qu'elle retrouve John. Filmé dans des tons bleus et froids, habité par un silence bourdonnant, Another Earth exsude une mélancolie inhabituelle. "N'avez-vous jamais rêvé de pouvoir parler à un autre vous-même ? demande un type à la radio. En fait, c'est déjà ce que nous faisons tout le temps." La preuve qu'un bon film de SF se passe essentiellement dans la tête de ses spectateurs.

 

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julip 23/02/2013 14:04

" Les nuages oranges du couchant éclairent toute chose du charme de la nostalgie, même la guillotine"... C'est peut-être pour ça... (l'effet année 80)

julip 23/02/2013 13:58

Pareil Camille (et l'enthousiasme général, public, critique, pour ce film, pas compris) et pareil les années 80 (mais chez Bégaudeau,la blessure la vraie, pourtant, j'aime vraiment bien...)