Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

avec toute mon amitié

Publié le 17 Février 2012 par F/.

Déjeuner avec Jean-Luc F. et un (très) jeune et (très) talentueux dessinateur avant-hier dans un excellent restau cambodgien du 10e, pour un projet qui promet beaucoup mais dont, comme d’habitude, je ne pourrai rien dire tant qu'il ne sera pas signé. Je passe chercher Jean-Luc chez lui. Il a beaucoup aimé Blue Jay Way (qui est sorti hier) et ça me met en joie, d’autant plus que Oliver G. a plutôt kiffé lui aussi, et Inès G. itou : les choses se présentent bien. Nous discutons de Crumb, de l’édition, de la révolution prochaine, de mes projets et rencontres, aussi, car il se trouve que l’animal lit mon blog. « En fait, ricane-t-il, dès qu’on déjeune avec toi, tout le monde est au courant. » Alors là pas du tout. Bon, je l’ai déjà dit je crois, mais je suis toujours ravi de voir ce mec. C’est l’un de mes deux ou trois papas de l’édition, en vérité, un géant bienveillant, une réserve inépuisable de conseils, d’encouragements et d’aphorismes lumineux.

 


Il y a quelque temps, Jérôme Noirez mentionnait dans une notule nippone de son merveilleux et trop modeste blog une éruption logorrhéique aussi spectaculaire qu'inattendue sur le forum d’ActuSF. Docile, je suis allé voir de quoi il retournait. Effectivement, ça fout un peu les jetons si on prend ça pour autre chose que, disons, l’expression d’un certain ennui métaphysique appliqué à la littérature de genre. Et quand bien même. En fait, j’ai essayé de joindre Jérôme hier pour lui faire part d’un truc autrement flippant, à mon avis : l’interview téléphonique que j’ai donnée à Sud Radio, consacrée à l’un des bouquins que nous avons écrits en binôme.

 

http://pmcdn.priceminister.com/photo/enquete-sur-les-loups-garous-de-fabrice-collin-893165411_ML.jpg

 

Je vous mets le lien mais, sans déconner, je ne suis pas fier. Primo parce que je n’étais pas absolument pas préparé à livrer une interview aussi détaillée sur un sujet aussi éloigné de mes préoccupations du moment, ensuite – et c’est nettement plus embarrassant – parce que le journaliste croyait manifestement tout ce qui était écrit dans le livre. Ou bien il faisait super bien semblant et cet entretien était en réalité un truc au troisième degré auquel je n’ai strictement rien pigé. Quoi qu’il en soit, prêtez une oreille : ça, ça fait peur.

 


A part ça, nous avons dîné avec les Oliver & Inès G. susmentionnés hier soir, et une merveilleuse odeur de fondeur bourguignonne embaume désormais tout l’appart, ainsi qu'un suave parfum d'amitié sincère. Nous ne connaissions pas les Gallmeister il y a trois ans et il nous manquait vraiment quelque chose. Nous aimons à peu près tout chez ces gens - de leurs livres à leurs enfants. Tiens, je pourrais dire ça aussi du sémillant Pascal G, croisé hier dans les couloirs de Gallimard - à ceci près que je connais moi bien ses enfants et que cet imbécile publie de la SF.

 


 

Reçu hier le monstrueux Histoires parallèles de Péter Nádas, +mille pages et une couverture noire à la Bourbon Kid - nous en reparlerons évidemment. Alors OK, les gars, la Hongrie se tape Viktor Orban. Mais elle possède aussi, en la personne de Péter Nádas et de Péter Esterházy, deux des plus grands écrivains du siècle encore en activité. 

Commenter cet article