Mardi 3 novembre 2009
2
03
/11
/Nov
/2009
17:11
Mais en fait, non : une guerre a besoin de prétextes, de combattants et de surface.
Quelques amis m'avaient prédit les foudres du milieu suite à mon article sur la SF paru sur le forum du
Cafard cosmique.
Malentendu : mon intention n'a jamais été de porter quelque coup que ce soit au genre (quand bien même posséderais-je les armes intellectuelles, la culture et la vanité nécessaires) : simplement de
stigmatiser la nocivité, à mes yeux et en tant qu'écrivain, de la notion même de genre appliqué à la SF.
Sur le forum du Belial, Jean-Daniel Brèque attaque en grande forme : "Comme souvent dans un débat d'idées, on atteint le moment de la déclaration de guerre, de la haine et des exclusives. Bientôt,
chacun va être sommé de choisir son camp. Et puisqu'il convient de donner son opinion, voici la mienne : c'est atterrant."
Que J-D Brèque trouve mon texte stupide et/ou sans intérêt n'est pas réellement une surprise - d'une certaine façon, son indignation ouvre d'ailleurs une brèche intéressante. Plus mystérieuse est
la teneur de sa seconde phrase : où diable a-t-il été chercher que je
sommais qui que ce soit ? J'ai relu mon texte plusieurs fois et je n'ai toujours pas trouvé. (L'assertion concernant
la prétendue déclaration de guerre et la haine afférente relève quant à elle à ce point du fantasme - enfin, quelque "nous" attaque : "nous" pouvons "nous" défendre - que je m'abstiendrai
prudemment de tout commentaire à son sujet).
Je le précise à l'intention de ce qui en douteraient : je ne méprise rien du tout, je ne crache à la gueule de personne (et décidément pas à celle des fondateurs du Cafard Cosmique, qui ont eu la
gentillesse de m'offrir un espace d'écriture et dont certains sont des amis) et je n'essaie pas de rallier qui que ce soit à une cause à ce jour abstraite. La "proposition SF" telle qu'elle me
paraît actuellement formulée ne fonctionne pas pour moi, voilà tout. Une transcendance me paraît nécessaire, un bouleversement - je n'en sais hélas pas plus à ce stade.
Il me semble ne pas être le seul à appeller un changement de mes voeux, ou à le prédire : Serge Lehman dans sa préface à
Retour sur l'horizon, le Systar ici-
même, Daylon en son
moonmotel ont jugé
bon de faire entendre aussi leurs voix.
Gageons, espérons, que d'autres les imiteront bientôt.
last comments