Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

death to the pixies

Publié le 30 Septembre 2013 par F/.

Je ne sais plus très bien quand, exactement, j'ai découvert les Pixies - ce devait être sur OÜI FM, "le son qui a du sens" - oui, oui, on parle bien de la grosse merde qui a fini rachetée par Arthur, les temps changent, hein ? -, mais je me rappelle assez nettement cet été à Philadelphie : un mois seul dans une famille d'accueil bourgeoise convenablement barrée, et je pédalais comme un dératé dans des allées de banlieue ratissées à la Desperate Housewives en écoutant Doolittle sur mon walkman jusqu'à ce que quelqu'un tire sur le rideau sale de la nuit. J'ai oublié mes déclinaisons latines et mes cours d'optique de Terminale C et le prénom de la première fille que j'ai embrassée mais je connais toutes les chansons de Doolittle par coeur et je tiens cet album pour le plus grand de ces 25 dernières années, avec OK computer et Funeral tremblant sur le podium (ou The Downward Spiral, peut-être)(et The Soft Bulletin)(oh, fuck). Hier, en écoutant le gros Frank beugler au-dessus d'une mer de guitares déchaînées, j'ai essayé de trouver un successeur aux Pixies et j'ai réalisé qu'il n'y en avait pas, qu'il n'y en avait jamais eu : autant demander à un volcan d'accoucher de quelque chose d'autre que sa propre colère sans objet.

 

20130929_215837-1-.jpg

 

Ecouter les Pixies en 1989, c'était quelque chose. Il y avait un ou deux autres types au lycée qui connaissaient ; nous sommes tout de suite devenus frères. J'ai acheté Surfer Rosa dans la foulée. Ou peut-être que je l'ai volé à la FNAC des Halles comme tout le monde. J'étais terrassé par la puissance de cette voix. Par ces mots idiots qui cassaient tout. Sonate pour frelons et marteaux.


There was this boy who had two
Children with his sisters
They were his daughters
They were his favourite lovers

I got no lips, I got no tongue
Where there were eyes there's only space
I got no lips, I got no tongue

 
Les Pixies ? Des garnements surdoués qui ont mis le doigt dans la prise - entre Francis Bacon et Shock Corridor. Des crabes, de la fumée, des os blanchis dans le désert, l'océan, une grotte ancienne, le Mexique et les Indiens, la magie et les seins de pierre : c'était hier.

Commenter cet article

Grégory 02/10/2013 18:41

J'ai vu les Pixies à Nantes, il y a 2-3 ans. Concert incroyable ! Une énergie phénoménale effectivement, une folie intacte.
Mais Nine Inch Nails sur le podium... même au pied du podium, ça me paraît excessif...

Lapin 30/09/2013 13:43

Une énergie phénoménale. Seul bémol hier soir : l'absence de Kim Deal.