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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

disparaître ici

Publié le 14 Septembre 2013 par F/.

"Un film froid, mort, à propos de gens froids et morts." The Canyons, filmé par Paul Schrader sur un scénario de Bret Easton Ellis, est loin d'être la catastrophe annoncée par les critiques américains ("The Canyons is one of those movies that makes you feel worse just for having watched it" - yeah, baby), surtout quand on sait qu'il a été réalisé pour, genre, sept cent soixante fois moins d'argent qu'une merde du genre World War Z, et en crowdfunding s'il-vous-plaît. James Deen, qui a notamment été nominé en 2012 pour la "meilleure scène à trois" dans Asa Akira Is Insatiable 3, tire plutôt bien son épingle du jeu, et Lindsay Lohan, qu'on ne présente plus, est meilleure que les 3/4 des actrices françaises (il paraît qu'elle a fait chier tout le monde sur le plateau, personne ne sera très étonné, mais elle est parfaite pour le rôle). Le film est, en réalité, un roman de Bret Easton Ellis caricatural, si une telle chose est possible, avec une histoire qui tourne en boucle et un décor forcément un peu cheap. "While calculating young movie producer Christian (Deen) makes films to keep his trust fund intact, his actress girlfriend, Tara (Lohan), hides an affair with an actor from her past. But when Christian becomes aware of said affair, it thrusts the young Angelenos into a violent, sexually charged tour through the dark side of human nature..." Bref, moins que zéro. Le côté cheap m'a plu : on dirait du Lynch sans subconscient et avec encore moins de fric, Los Angeles ressemble au cadavre d'une ville morte depuis mille ans, les personnages sont moins que des fantômes, savoir qui baise qui, qui a baisé qui, qui pourrait baiser qui devient assez vite accessoire tant la langueur et le vide quasi hypnotique s'imposent rapidement comme sujets uniques. Si vous ne pouvez pas blairer Ellis, si vous pensez qu'on peut traiter la vacuité autrement que par la vacuité, fuyez très loin. Si les glaces sans tain (et le fait de ne plus rien à voir à force de se regarder) ne vous font pas peur, laissez-vous faire, souffrir serait indubitablement bon signe.

 

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