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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

effet miroir

Publié le 23 Février 2013 par F/.

Nous étions partis pour regarder Gangster Squad et puis je ne sais pas : le côté hyper-fabriqué de la chose, la violence imbécile, l'absence totale d'émotion ont instantanément eu raison de notre proverbiale indulgence saturnale. Alors, comme nous ne voulions pas quitter L.A., nous avons regardé Sunset Boulevard à la place. Je sais : tout a déjà été dit, écrit, chanté sur ce film à multiples lectures mais tout de même, quel putain de chef-d'oeuvre. La voix off à elle seule est une nouvelle de la meilleure eau - une mélodie smart et amère, pas un mot à retrancher - qui a valu à ses auteurs l'Oscar du meilleur scénario 1950. - I'd always heard that you had some talent. - That was last year. This year I'm trying to make a living. Film d'horreur existentiel, comédie hilarante, chronique glacée et létale du système hollywoodien truffée d'allusions au réel, cette chronique du miroir annonce Mullholland Drive avec cinquante ans d'avance. Bon à savoir : William Holden est mort ivre en 1981 à Santa Monica en se fracassant le crâne sur sa table de nuit. Sic transit gloria mundi - il était pourtant prévenu.

 

 

 


 

 

En parlant de nouvelle, j'ai essayé d'en écrire une pour l'antho des Imaginales 2013. Eh bien mes aïeux, quelle corvée ! Sylvie Miller s'est montrée formidablement indulgente en louant l'élégance de mon style et en m'affirmant (je cite de mémoire) que mon texte ne ressemblait pas aux autres. Je veux bien la croire mais je ne suis pas certain que ce soit une bonne chose. Il faut dire que le thème est presque un gag : elfes et assassins. Pourquoi moi, les amis ? Ceci étant, j'avais le droit de dire non, j'ai failli le faire, d'ailleurs - vous verrez bien.

 

 


 

 

Aujourd'hui, un lecteur m'a écrit pour m'expliquer que l'un de mes livres l'avait beaucoup aidé à l'hôpital où il était entré afin de subir une transplantation pulmonaire. En vérité, il m'a dit une chose tellement belle sur mon texte - pas sur l'histoire elle-même, mais sur la façon dont elle se raccordait à son odyssée personnelle, autrement spectaculaire - que je n'ai pas trop su quoi répondre. OK : je ne sais jamais quoi répondre. Mais l'histoire se poursuit ainsi : le lecteur est opéré avec succès. Il va rentrer chez lui. Long live the King.

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