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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

gloss, galettes, albatros et rêves de gloire

Publié le 12 Avril 2011 par F/.

Il y a quelques jours, ma femme s'est envoyé le dernier épisode de Sex & the city. Elle n'était pas vraiment triste : juste un peu déçue, semble-t-il, que ça s'arrête. En ce qui me concerne, cette série, regardée en split-spirit (une partie de cerveau vaguement disponible, l'autre rivée au PC) se situe à mi-chemin entre la galéjade post-urbaine folklorique et la grosse merde réac déjà datée au moment de sa diffuson. Les filles passent, on l'aura compris, six saisons à parler de cul mais, en définitive, finissent avec le mec qu'elles avaient choisi au départ et, si possible, un enfant, ou un désir d'enfant, ou l'espoir d'une vie bien rangée parce que bon, quand même. Tout le monde est hétéro, bien sûr, tout le monde est blanc, et tout le monde a bien compris qu'il fallait se calmer. Profitez-bien de la trentaine, paraissent nous dire les scénaristes en substance, parce qu'après, paf, rideau, et en rang deux par deux siouplaît. Ce à quoi nos aimables gourgandines para-dépressives s'empressent d'obtempérer. Bref, c'est récréatif, il y a New York, personne n'a de problèmes de fric, et vous pouvez tout à fait regarder ça en vous faisant les ongles - cette connerie a quand même dû nous quitter trois ou quatre flacons de vernis - et je lui lance un 4/10 du bout des doigts parce que je suis gentil (NB : tout commentaire féminin revendicateur sera impitoyablement oblitéré, merci de votre compréhension).

 


 

On dirait bien que cette année est celle des albums de trop : le nouveau TV on the radio est franchement mou du genou, le nouveau Fleet Foxes paraît aussi chiant à la première écoute que son prédécesseur, le nouveau Strokes, bon, enfin, voilà, quoi - la nouvelle galette des Kills est loin d'être bouleversante, le nouveau Metronomy est bien mais par intermittence seulement, et le peu que j'ai entendu du nouveau Guillemots me fout carrément les chocottes. Ah si : j'aime bien le nouveau Explosions in the sky, et Elbow reste une valeur sûre, même si c'est un disque qui s'apprivoise. Je fonde, naturellement, de grands espoirs sur le nouveau Wild Beasts, d'autant que j'ai déjà acheté les places de concert mais je vous le dis, amis lecteurs : si c'est de la merde, je pars me réfugier dans les années 60.

 

 


 

They had made a movie about us : hier soir, nouvelle réunion au sommet avec mes amis des années à venir. Nous parlons caméras, Cannes, casting et créativité, que des trucs en "c" comme "ça alors, ce projet pourrait bien aboutir, finalement". Je vous tiens au courant.

 


 

Un très chouette bouquin de SF que je suis en train de lire, et les dieux savent que ça ne m'arrive pas souvent : Rêves de gloire, de Roland C. Wagner. Roland, pour ceux qui ne le connaissent pas, est l'un des rares incorruptibles de la science-fiction française (c'est aussi le premier type au monde à avoir parlé de mon premier livre). Son dernier opus est un roman solide, grisant, émouvant : de la carrément bonne came, amha, et j'espère que des fans renchériront ici-même.

 

http://www.scifi-universe.com/upload/medias/romans/R%C3%AAves%20de%20Gloire.jpg

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Jean-Hugues V 25/05/2011 16:29


Je comprends mieux maintenant des "Je suis à la recherche de gloire" qui me semblaient déplacés !


Kolia 08/05/2011 18:15


Rêves de Gloire est immense.


agneslamexicaine 23/04/2011 21:24


sex and the city, j'ai jamais réussi à le voir en entier. Bien d'accord avec ce que tu écris à ce sujet...


Lionel Davoust 19/04/2011 20:26


Tiens, ce que tu dis sur Sex & the City - dont j'ai dû voir 6 épisodes à tout casser - me fait penser à la direction que prend How I Met your Mother. Barney, d'awesomely infréquentable, devient
tristement humain. Pfeuh.


rmd 16/04/2011 14:07


"explosions in the sky" passe en mai à paris. Je suis curieux de voir ce que ca donne en live, l'album est vraiment très bon.