Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

le temps de prétendre

Publié le 10 Mars 2010 par F/.

Sisterworld, le nouvel album des indispensables Liars, semble pour l'instant dans la sinueuse lignée de ses prédécesseurs : sale, rugueux, paranoïaque, intense. A la hauteur ? Il faudra attendre encore un peu pour s'en assurer. Voilà en tout cas le genre de groupe qui nous venge lave en profondeur du récent palmarès des Victoires (sic) de la Musique. Benjamin Biolay et Olivia Ruiz, Birdy Nam Nam et Pony Pony Run Run (à quand Benjamin Benjamin Benjamin Biolay Biolay Biolay Biolay ?) : pas à dire, ce pays ressemble de plus en plus à un magasin Ikea - propre, balisé et sans le moindre intérêt. A ceux qui me feront observer que j'ai des bibliothèques Billy dans mon appart, et pas qu'un peu, je rétorque ceci : oui, mais moi, j'en ai besoin. Or, qui a besoin d'Izia ?



A propos de trucs a priori sans saveur, le premier album des MGMT m'avait fait en son temps (à l'exception du pour le moins anthémique Time to pretend) l'effet d'une boursuflure pysché assez notoirement sur-hypée. Et voici que les gandins de Brooklyn nous reviennent avec, disons, quelque chose de complètement différent. Je vais tirer une latte et je reviens pour vous dire si j'aime ou si je suis juste stunned, dazed & confused mais a priori, là, au débotté, j'ai drôlement envie de retourner à New York.

http://discomachine.files.wordpress.com/2009/10/mgmt.jpg



Sur le front de mon actualité éditoriale : deuxième re-tirage du premier tome des Etranges Soeurs Wilcox avec un relookage ad hoc, plus adulte et plus sanglant - j'espère pouvoir vous montrer ça bientôt.
En attendant, je repars un peu en vadrouille : Pornic demain, Amiens vendredi.
Ah oui, et je voulais aussi dire un mot de l'émission Fantasy Tavern, dont une cruelle amie me rappelle fort opportunément (?) l'existence. Le ciel (ou du moins ma femme) m'est témoin : j'ai essayé de regarder l'épisode zéro. On y apprend notamment que "l'imaginaire a une importance en politique", que "la communication, c'est super important" et que "on [les auteurs] a besoin de se sentir aimé, les lecteurs sont là pour ça". Aux alentours de la 25e minute Bernard Werber nous met en garde : arrêtons de dégoûter les gens de la littérature en leur proposant des livres compliqués qui demandent des efforts. après ça, j'ai fait autre chose, qui demandait moins d'efforts. Dommage, il paraît qu'on causait de la Ligue Deu à un moment. 
 
Commenter cet article

Jérôme 17/03/2010 21:12


J'ai bien aimé la critique du milieu germanopractin (sic) par Werber...
Ainsi que cette jolie phrase : "On reste encore des vrais lecteurs avant d'être des auteurs"...
Sinon, ils parlent de la Ligue Deu à la minute 30'


Kolia 13/03/2010 22:30


En même temps, pouvait-on s'attendre à autre chose de la part de Werber?