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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

où sont les éveillés ?

Publié le 7 Mars 2012 par F/.

L'effondrement quasi généralisé du sentiment religieux, de la croyance, du moins, en l'Au-delà chrétien, couplé à la popularisation galopante de théories scientifiques plus ou moins saugrenues et improuvables sur les univers parallèles, sans parler de l'impénitent brouillage réalité / fiction, de cette fameuse "réalité" entre guillemets chère à Nabokov dont votre humble serviteur se sera fait - et se fait encore, romans aidant, comme des centaines d'autres ouvriers - l'un des propagateurs les plus acharnés, auront donné naissance, dans cet univers à part entière qu'est celui de la fiction, à une quantié "réellement" hallucinante de séries allumées, éclairées, parano, à la marge - avec Lost en tête de pont, évidemment, et Matrix puis Inception dans le rétroviseur. Awake (titre de travail : REM) est le dernier symptôme en date de cette contamination joyeuse, qui vous laisse cul par-dessus tête et vous permet d'espérer, soit dit en passant, que tout ceci ne soit qu'un rêve ou une fiction, et qu'en réalité (lol), vous soyiez riche et heureux. Donc, Michael Britten est inspecteur de police et se partage entre deux réalités alternatives : l'une où son fils est mort, l'autre où c'est sa femme - sachant que, dans la réalité première (s'il y en a une), il a probablement perdu l'un et l'autre dans un accident de voiture, ainsi que la séquence d'intro semble l'attester. Dans les deux réalités : une enquête, (informée par le rêve de l'autre réalité) et dans les deux réalités : un psy, qui essaie naturellement de convaincre notre affligé sceptique que c'est l'autre réalité qui est le rêve. Michael prévient, dès le premier épisode : si le prix à payer pour être heureux est d'être malade mental et de ne pas choisir, ça lui convient parfaitement. Et n'en sommes-nous pas tous un peu là ? Manifestement, Awake n'est pas le genre de shoot qu'on peut s'envoyer d'un air distrait. Ce premier épisode, par les promesses murmurées, par les enjeux vertigineux lancés à la face du spectateur, est un bijou si étincelant qu'on craint déjà que son éclat ne se ternisse à la lumière nécessaire de l'action, comme si la storyline, en vérité, n'était là que pour adoucir - pervetir ? - l'illumination première. On jugera sur pièces.

 

http://www.critique-film.fr/wp-content/themes/LondonLive/thumb.php?src=/wp-content/uploads/2012/03/20041606.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20120228_042018.jpg&w=467&h=278&zc=1&q=100

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g@rp 11/03/2012 13:16

Et l'épisode 2 est disponible - à ne pas manquer !