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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

party on

Publié le 12 Septembre 2011 par F/.

Week-end à Nancy chez ma tante. Que dire ? Ma tante a soixante ans, a toujours vécu seule, s'est occupée de ma grand-mère jusqu'au bout, est célibataire, l'a toujours été, vit dans un trois pièces des années 40, pèse son poids, prend soin de son neveu schizophrène, a un chauffe-eau qui ne marche pas, du poil au menton, gagne 1500€ en fin de carrière, pleure souvent, écoute RTL et croit en Dieu. Anne-Marie : pleure souvent mais jamais longtemps, vit dans l'espérance, va au cinéma, lisait Faulkner à 15 ans, a sauté une classe, m'a fait découvrir Achille Talon dès que j'ai pu déchiffrer trois lettres, pense que nous sommes sur Terre pour une raison précise, veut que je prenne ses obsèques en charge un jour, sourit en me regardant, sanglote en évoquant le passé - demeure, on l'imagine, une source d'étonnement et d'émerveillement perpétuel. Un week-end étrange ; je dormais (mal) entouré de vierges, de fantômes, de peluches et d'icônes, près du portrait de mon grand-père, sur le divan de ma grand-mère. Autant l'admettre : quand vous commencez à télécharger des applications Android un samedi à trois heures du matin, c'est que quelque chose vous chagrine. A part ça, on est allés voir Impardonnables. C'était pas mal : l'un des personnages avait un cancer, mais Techiné n'en a pas profité pour essayer de nous expliquer qu'il fallait se battre dans la vie ou que le soleil chassait les nuages. Il y avait juste des gens dans la merde, à Venise : on appelle ça un effet de contrastes.

 


 

Dimanche midi chez les Gallmeister. D'ordinaire, et à l'instar je pense de tout occidental basique né après 1923, je déteste cordialement les déjeuners du dimanche. Mais avec les Gallmeister, c'est différent. Il y avait, outre du rhum arrangé et quatre Colin en goguette : wonder-Oliver et la très méritante Inès, leurs trois enfants (dont ma chère Mathilde, aux goûts littéraires imparables), David Vann et la très méritante Nancy, Sophie Aslanides, traductrice émérite (on lui doit Craig Johnson en français, ce qui n'est pas rien, et le récent best-sellerisé Avant d'aller dormir, qui devrait lui payer ses prochaines vacances en pension complète) et le chien Ben, qui était vaguement puni pour avoir essayé de, ahem, manger un bébé. David Vann est fou mais ça, je le savais déjà. Ce qui est cool, c'est que sa femme est convenablement tapée aussi. Autant dire qu'on s'est bien amusés, qu'on n'a rien mangé le soir et qu'on est invités en Nouvelle-Zélande.

 


 

Velociraptor !, le nouveau Kasabian n'est pas le meilleur album des dix dernières années (ça ne coûtait rien de l'affirmer) : juste une collection de pop-songs correctement troussées, agrémentées de beats lourds, de trompettes élégiaques et de refrains taillés pour les stades. Oasis avec un cerveau ? Disons plutôt les Beatles au pub du coin, la gouaille en guise de génie. Vu le marasme ambiant, ça suffira amplement pour cette fois. Revue de détails en approche.

 


 

Lu, à la fin du témoignage d'une jeune femme malade, et rescapée : "Ce qui a changé, c’est ma relation à ma famille. On fait beaucoup plus de fêtes qu’avant." Ce soir, donc, concert de Beirut. Il peut bien pleuvoir, vous pouvez bien voter à droite, vous pouvez même me dire que vous connaissez déjà cette vidéo : je m'en tape et je bénis tout le monde.

 

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