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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

pourtant, que la montagne est belle

Publié le 22 Août 2012 par F/.

Hier, nous avons fait une randonnée nouvelle sur les hauteurs du Plateau de la Croix. Enfin, randonnée, avec les enfants et belle-maman, on se calme, hein, c'est pas non plus la Lée blanche en tongs. Chemin faisant, nous avons croisé un chien, une dizaine de vaches et trois êtres humains, dont PPDA en train de faire son jogging à 1800 m d'altitude. (Ne faites pas confiance aux gens qui n'aiment pas les vaches). Le patron du snack local, qui est devenu une sorte de copain, nous a confirmé que des gens connus venaient ici pour se ressourcer loin des regards. "D'ailleurs, nous a-t-il glissé, vous avez sans doute reconnu Jean-Christophe Ruffin tout à l'heure." Euh, non. Je suis une vraie truffe pour reconnaître les gens qui devraient être reconnus. Ils pourraient chanter leurs tubes à mon oreille ou rejouer une scène culte de leur blockbuster ou laisser négligemment traîner leur Goncourt sur la table, ce serait pareil. Même PPDA, je n'étais pas sûr. Je me suis juste dit : "ce type ressemble à PPDA." Ensuite, ma femme s'est retournée vers moi, sourire aux lèvres, genre "mais si, c'est bien lui !". Patrick, il faut dire, ça fait trois fois qu'on le voit en trois mois, ça commence à devenir assez inquiétant pour que je l'appelle par son prénom. Après ça - ou avant, demandez à ma bière -, on a mangé des beignets au reblochon et un groupe de retraités s'est mis à jouer face au Mont Blanc à un truc assez incompréhensible appelé "jeu du cornichon." J'ai rien pigé aux règles. Mais rien. D'ailleurs, c'était complètement différent de que le site essaie d'expliquer. Ceci étant, j'ai ri, paupières mi-closes. Car à vrai dire, j'essayais de dormir, avachi sur un transat. Voilà : ne rien faire à 1800 m, je m'y emploie depuis dix ans, à cette époque de l'année. Vraiment, ce coin-là est l'un de mes trois ou quatre endroits préférés sur Terre. Le mercredi, j'achète les Inrocks spécial rentrée littéraire pour me réhabituer au monde, et tout retombe doucement, à coups de Christine Angot et de "voici le nouveau Houellebecq."

 

 

A ce propos, mais pas seulement, petit quizz. Qui a écrit : "L’Aryen doit s’extirper de son métissage dégueulasse ou disparaître et pas de façon pépère, tout simplement, doucettement, gentiment… Non ! À coups de supplices ! de tortures infiniment variées ! guerres ! démences très horribles, nécroses ravageantes, terrifiantes, convulsions incoercibles, abominables puanteurs. Des vraies fins vertes de cancéreux. La mosaïque héréditaire de l’hybride européen abâtardi recèle assez de ferments absurdes, d’inclusions anarchiques, de démences imminentes, pour déconcerter vingt enfers, pour engraisser tous les chirurgiens du monde. Le fameux rêve humanitaire du juif c’est un Pandemonium de toutes les nations dissoutes, une fantastique bouillabaisse des races pourries, affolées, perdues en carambouilles grotesques, toutes confondues dans une perpétuelle furieuse catastrophe." Bah, ce n'est pas très dur, y a du style. En revanche, c'est quand même un joli cas de folie clinique, et le fait que l'auteur ait choisi par la suite de renier ce texte (qu'on trouve très facilement sur le net en PDF) n'enlève rien à son coté absolument putrescent.

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louis nacerio 23/08/2012 23:57

Celui qui a aussi écrit ça? (coup de chapeau à F Zeller?) Ce n'est pas tout à fait de leur faute... à ces grands écrivains... Ils sont voués depuis l'enfance, depuis le berceau à vrai dire, à
l'imposture, aux prétentions, aux ratiocinages, aux copies... Depuis les bancs de l'école, ils ont commencé à mentir, à prétendre que ce qu'ils lisaient ils l'avaient en personne vécu... A
considérer l'emotion "lue", les émotions de seconde main comme leur émotion personnelle ! Tous les écrivains bourgeois sont à la base des imposteurs ! escrocs d'expérience et d'émotions... Ils sont
partis dans la vie du pied d'imposture... ils continuent... ils ont débuté dans l'existence par une imposture... l'originale planque, "Le lycée"... Ce séminaire du franc-maçon, la couveuse de tous
les privilèges, de toutes les tricheries, de tous les symboles. Ils se sont sentis supérieurs, nobles "appelés" spéciaux, dès la sixième année de leur âge... Un monde émotif, toute une vie, toute
la vie, sépare l'école communale du lycée... Les uns sont de plain-pied, dès l'origine, dans l'expérience, les autres seront toujours des farceurs... Ils n'entrent dans l'expérience que plus tard,
par la grande porte, en seigneurs, en imposteurs... même Vallès. Ils ont fait la route en auto, les mômes de la communale, à pompes... les uns ont lu la route, les autres l'ont retenue, butée,
soumise pas à pas... Un homme est tout à fait achevé, émotivement c'est-à-dire, vers la douzième année. Il ne fait plus ensuite que se répéter, c'est le vice ! jusqu'à la mort... Sa musique est
fixée une fois pour toutes... dans sa viande, comme sur un film photo, la première impression... C est la première impression qui compte. Enfance des petits bourgeois, enfance de parasites et de
mufles, sensibilités de parasites, de privilégiés sur la défensive, de jouisseurs, de petits précieux, maniérés, artificiels, émotivement en luxation vicieuse jusqu'à la mort... Ils n'ont jamais
rien vu... ne verront jamais rien... humainement parlant... Ils ont appris l'expérience dans les traductions grecques, la vie dans les versions latines et les bavardages de M. Alain... Ainsi qu'une
recrue mal mise en selle, montera sur les couilles de travers, pendant tout le reste de son service... tous les petits produits bourgeois sont loupes dès le départ, émotivement pervertis, séchés,
ridés, maniérés, préservés, faisandés, du départ, Renan compris...
Ils ne feront que "penser" la vie... et ne "l'éprouveront" jamais... même dans la guerre... dans leur sale viande de "précieux", de sournois crâneurs... Encroûtés, sclérosés, onctueux, bourgeoisés,
supériorisés, muffisés dès les premières compositions, Ils gardent toute leur vie un balai dans le trou du cul, la pompe latine sur la langue... Ils entrent dans l'enseignement secondaire, comme
les petites chinoises dans les brodequins rétrécis, ils en sortiront émotivement monstrueux, amputés, sadiques, frigides, frivoles et retors... Ils ne comprendront plus que les tortures, que de se
faire passer des syntaxes, des adverbes les uns aux autres, à travers les moignons... Ils n'auront jamais rien vu... Ils ne verront jamais rien... A part les tortures formalistes et les scrupules
rhétoriciens, ils resteront fortement bouchés, imperméables aux ondes vivantes. Les parents, les maîtres. les ont voués, dès le lycée, c'est-à-dire pour toujours aux simulacres d'émotion, à toutes
les charades de l'esprit, aux impostures sentimentales, aux jeux de mots, aux incantations équivoques... Ils resteront affublés, ravis, pénétrés, solennels encuistrés de toutes leurs membrures,
convaincus, exaltés de supériorité, babilleux de latino-bobarderie, soufflés de vide gréco-romain, de cette "humanité" bouffonne, cette fausse humilité, cette fantastique friperie gratuite,
prétentieux roucoulis de formules, abrutissant tambourin d'axiomes, maniée, brandie d'âge en âge, pour l'abrutissement des jeunes par la pire clique parasiteuse, phrasuleuse, sournoise, retranchée,
politicarde, théorique vermoulue, profiteuse, inextirpable, retorse, incompétente, énucoide, désastrogène, de l'Univers: le Corps stupide enseignant...
Les versions latines, le culte des Grecs, les balivernes prétentieuses et tendancieuses, enjuivées des Alain, des PluriBendas... auront toujours raison dans l'esprit du bachelier contre
l'expérience directe, les émotions directes dont la vie simple et vécue directement avec tous les. risques personnels abonde... Il est inverti du "sympathique" le bachelier, dès la "sixième" et
c'est encore plus grave que les premières branlettes et les inversions "d'oigne"... La vie est un immense bazar où les bourgeois pénètrent, circulent, se servent... et sortent sans payer... les
pauvres seuls payent... la petit sonnette du tiroir-caisse... c'est leur émotion... Les bourgeois, les enfants petits bourgeois, n'ont jamais eu besoin de passer à la caisse... Ils n'ont jamais eu
d'émotions... D'émotion directe, d'angoisse directe, de poésie directe, infligée dès les premières années par la condition de pauvre sur la terre... Ils n'ont jamais éprouvé que des émotions
lycéennes, des émotions livresques ou familiales et puis plus tard, des émotions "distinguées"... voire "artistiques"... Tout ce qu'ils élaborent par la suite, au cours de leurs "œuvres" ne peut
être que le rafistolage d'emprunts, de choses vues à travers un pare-brise... un pare-choc ou simplement volées au tréfonds des bibliothèques... traduites, arrangées, trafiquées du grec, des
moutures classiques. Jamais, absolument jamais, d'humanité directe. Des phonos. Ils sont châtrés de toute émotion directe, voués aux infinis bavardages dès les premières heures de l'enfance...
comme les Juifs sont circoncis, voués aux revendications... Tout cela est biologique. implacable, rien à dire. Leur destin de petits bourgeois aryens et de petits juifs, presque toujours associés,
engendrés, couvés par les familles, l'école, par l'éducation, consiste avant tout à les insensibiliser, humainement. Il s'agit d'en faire avant tout des fourbes, des imposteurs, et des cabots, des
privilégiés, des frigides sociaux, des artistes du "dissimuler"...
Le français finement français, "dépouillé", s'adapte merveilleusement à ce dessein. C'est même le corset absolument indispensable de ces petits châtrés émotifs, il les soutient, les assure, les
dope, leur fournit en toutes circonstances toutes les charades de l'imposture, du "sérieux" dont ils ont impérieusement besoin, sous peine d'effondrement... Le beau style "pertinent" mais il se
trouve à miracle ! pour équiper tous ces frigides, ces rapaces, ces imposteurs !... Il les dote de la langue exacte, le véhicule providentiel, ajusté, méticuleux, voici l'abri impeccable de leur
vide, le camouflage hermétique de toutes les insignifiances. "Style" monture rigide d'imposture sans lequel ils se trouveraient littéralement dénués, instantanément dispersés par la vie brutale,
n'ayant en propre aucune substance, aucune qualité spécifique... pas le moindre poids, la moindre gravité... Mais avec ce fier classique corset tout bardé de formules, d'emprunts, de références,
ils peuvent encore et comment ! jouer leurs rôles, les plus monumentaux de la farce sociale... si mirifiquement fructueuse aux eunuques. C'est toujours le toc, le factice, la camelote ignoble et
creuse qui en impose aux foules, le mensonge toujours ! jamais l'authentique... Dès lors, c'est gagné ! La cause est enlevée... Le "français" de lycée, le "français" décanté, français filtré,
dépouillé, français figé, français frotté (modernisé naturaliste), le français de mufle, le français montaigne, racine, français juif à bachots français d'Anatole l'enjuivé, le français goncourt,
le français dégueulasse d'élégance,moulé, oriental, onctueux, glissant comme la merde, c'est l'épitaphe même de la race française. C'est le chinois du mandarin. Pas plus besoin d'émotion véritable
au chinois mandarin, que pour s'exprimer en français "lycée"... Il suffit de prétendre. C'est le français idéal pour Robots. L'Homme véritablement, idéalement dépouillé, celui pour lequel tous les
artistes littéraires d'aujourd'hui semblent écrire, c'est un robot. On peut rendre, notons-le, tout Robot, aussi luisant, "lignes simples", aussi laqué, aérodynamique, rationalisé qu'on le désire,
parfaitement élégantissime, au goût du jour. Il devrait tenir tout le centre du Palais de la Découverte le Robot... Il est lui l'aboutissement de tant d'efforts civilisateurs "rationnels"...
admirablement naturalistes et objectifs (toutefois Robot frappé d'ivrognerie ! seul trait humain du Robot à ce jour)... Depuis la Renaissance l'on tend à travailler de plus en plus passionnément
pour l'avènement du Royaume des Sciences et du Robot social. Le plus dépouillé... le plus objectif des langages c'est le parfait [168] journalistique objectif langage Robot... Nous y sommes... Plus
besoin d'avoir une âme en face des trous pour s'exprimer humainement... Que des volumes ! des arêtes ! des pans ! et de la publicité !... et n'importe quelle baliverne robotique triomphe ! Nous y
sommes...
Tous ces écrivains qu'on me vante, qu'on me presse d'admirer... n'auront jamais, c'est évident, le moindre soupçon d'émotion directe. Ils œuvrent en "arpenteurs" maniérés jusqu'au moment assez
proche, où ils ne travailleront plus qu'en arpenteurs tout court... Peut-être au dernier moment, au moment de mourir ressentirons-ils une petite émotion authentique, un petit frisson de doute...
Rien n'est moins sûr... Leur fameux style dépouillé néoclassique, cette cuirasse luisante, biseautée, strictement ajustée, impitoyable, impeccable qui les barde contre toute effraction de la vie
depuis le lycée, leur interdit a

Jérôme Noirez 22/08/2012 13:34

Pour la citation, Céline, Les Beaux draps ou l'Ecole des cadavres. Tu as des lectures de vacances assez curieuses (je parle des Inrocks, bien sûr).

F/. 22/08/2012 20:12



C'est juste un rituel. Les vaches sont plus importantes.