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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

quand ça a dîné

Publié le 13 Mars 2010 par F/.

Organisée conjointement par le rectorat et le CRDP de l’académie d’Amiens, les Bibliothèques départementales de la Somme et de l’Oise et le réseau des bibliothèques d’Amiens métropole, la journée consacrée aux littératures de l'imaginaire à laquelle j'ai participée hier en compagnie, notamment, de l'excellent Timothée de Fombelle et du caustique Pierre Pevel, n'a pas réellement permis à l'assistance de repartir avec des définitions clés en main (let's thank the Lord, et Stéphane Marsan avec) mais m'a pas mal de baume au coeur : gentillesse des organisateurs, enthousiasme des participants, affluence de bibliothécaires et documentalistes adorablement bienveillants. C'était ma minute "j'aime les gens", qui dure rarement plus que ce que son nom l'indique. Il faut croire que j'écris de la littérature jeunesse pour ne pas vieillir trop vite.



Avant-hier à Pornic : très bien aussi. En repartant, le fort sympathique professeur de français qui organisait cette journée m'a déposé, à ma demande insistante, devant la boutique Belle-iloise locale. Il faut dire que j'ai un problème.
- Bon-jour Fa-brice !
- Bonjour, c'est ma première fois et -
- Ouvre-nous ton coeur, Fabrice. Tu n'as que des amis ici.
- Vrai ?
- Certifié. Accouche.
- Bon, si vous le dites. Alors voilà : j'aime les sardines.
- ...
- Qu'est-ce qu'il y a, les gars ? Pourquoi vous me regardez comme ça ?
Oui, docteur. Les sardines. Mais pas n'importe quelles sardines. Les sardines de marque, celles que vous conservez plusieurs années - ce qu'en vérité, je suis incapable de faire - en prenant bien soin de retourner la boîte tous les six mois. A noter : si ladite boîte coûte moins de 3 € à l'unité, je me tiens à l'écart. A noter : cette névrose (copieusement alimentée par une certaine éditrice nantaise que je ne nommerai pas - appelons-la simplement M., ou Mireille), s'étend également au thon blanc germon, à l'huile d'olive et au riz. Comme l'écrivait Richard Brautigan : vaut mieux ça que s'intéresser aux petites filles de cinq ans. Bref.
Je suis fatigué ce matin.



Une amie gravement mourante de Brazaville m'informe que - Grâce en soit rendue au Très-Haut - $ 800 000 m'attendent dans quelque malette secrète. Fut un temps où me proposait 35 000 000. Je suppose qu'il est un peu tard pour faire la fine bouche.

http://3.bp.blogspot.com/_zd261J5myQ8/SeGamXsqexI/AAAAAAAABcA/ze3HjA8yarA/s400/boite-conserve-stanislas-we.jpg
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Orkan Von Deck 14/03/2010 14:10


La sardine est l'apanage du picniqueur, du scout, du télétravailleur et de l'étudiant procrastinateur


maud lo voï 13/03/2010 19:57


Et oui, les gens du Nord sont chaleureux et nous étions trés heureux de vous avoir avec nous...somme toute, pas de définition clé, mais un temps (trop court)d'infos, de tranches de vies - et
d'humour. C'est déjà pas si mal !
Bonne suite dans le maelström d'idés magiques et fantastiques qui vous animent.
M.


Jean-Claude Dunyach 13/03/2010 10:02


Tu sais que le regretté Patrice Duvic collectionnait les boîtes de sardines anciennes ? Ses WC en étaient tapissés - un mur d'évocations gastronomiques à la tomate, aux piments, à l'huile d'olive
vierge...
Je fais partie de la vieille école qui garde ses boîtes deux ans en les retournant, mais là j'ai découvert le maquereau en bocal maison (des cousins de Régine, normands et poissonniers) et depuis
mes certitudes vacillent...


F/. 13/03/2010 10:16


J'hésite à partager le monde en deux camps : les amateurs de sardines et les autres. Mais il y a déjà assez de problèmes avec la science-fiction.