Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

tel père tel fils

Publié le 11 Avril 2013 par F/.

Évidemment, on peut, on doit être déçu, parce que ça n'est vraiment pas passé loin. Regardons les choses en face : la meilleure équipe du monde n'est la meilleure équipe du monde que lorsque le meilleur joueur du monde est présent sur le terrain, point. PSG - Barcelone sans Messi, c'est 3-1 sur les deux matchs, inutile de chercher plus loin. Quel joueur parisien est aussi indispensable au bon fonctionnement de l'équipe ? "Tous" est peut-être la réponse. Alex a sorti un match énorme, hier. Verratti aussi. Et Pastore, bien sûr. Eux hier, d'autres demain, cette équipe a une âme, et c'est un petit miracle en soi. En l'absence de Matuidi, on promettait l'enfer à ces Parisiens. Contre toute attente, ils n'ont jamais tremblé. Barcelone n'a pas cadré un tir en première mi-temps, Paris a gagné la majorité de ses duels, l'enfer ne s'est nullement ouvert sous ses pieds. En fait, je n'ai pas souvenir d'avoir jamais vu une équipe aussi solide, aussi sereine face à l'épouvantail blaugrana. La classe d'écart ? Inexistante, ce soir. Les raisons de l'élimination ? Un léger manque d'expérience, de chance - et puis Messi, et puis Valdes dans les buts. Il faut rendre ici un hommage appuyé à Carlo Ancelotti et souhaiter de toutes nos forces qu'il reste à Paris l'année prochaine. En huit mois, contre vents et marées, le Mister a bâti une équipe, une vraie, avec des joueurs qu'il n'avait pas forcément choisis, et dans un contexte de pression nationale proprement ahurissant ; le laisser partir serait une hérésie. Naturellement, il faut gagner des titres, maintenant - si Paris jouait tous ses matchs comme celui-ci, il serait déjà champion, mais on sait bien que ce n'est pas si simple - et s'armer de patience en attendant les joutes de l'année prochaine, les seules, on le devine, susceptibles d'enflammer cette équipe. Mais franchement, qui se serait attendu à ça ? Aujourd'hui, mon fils fête ses huit ans. Hier, il était debout devant l'écran, maillot sur les épaules, bien conscient de vivre une soirée historique, la première de sa carrière de supporter. J'étais vraiment triste pour lui quand il est allé se coucher. Ce n'est pas simple d'apprendre tant de choses en une soirée - la joie, la frustration, la fierté, simplement parce que des petits bonhommes courent sur un terrain et que le ballon ne va pas où on voudrait qu'il aille. C'est la magie du sport en chambre : une abstraction, un déversoir. Je me revois à son âge. Je me dis qu'on n'a pas fini de serrer les poings et de beugler comme deux petits crétins asservis. Je me dis que ça va être parfait.

 

Commenter cet article