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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

the national - trouble will find me - titre par titre

Publié le 9 Mai 2013 par F/.

1 - I Should live in salt : Guitare sèche, synthés en transe, tempo décalé - la voix de Berninger est étonnamment haut perchée et ce premier titre, solaire, se déploie sur fonds de choeurs éthérés avant de retomber sur une nappe de coton pulvérisé d'éther.

2 - Demons : le single, plus classique, trop, ont regretté les puristes - Berninger marmonne avec son élégance coutumière, du moins dans la première partie - "Passing buzzards in the sky / Alligators in the sewers / I don’t even wonder why / Hide among the unbelievers" avant que le morceau prenne son envol telle une machine dédiée à un dieu fier et fiévreux. 

3 - Don't swallow the cap, énième chanson d'amour et de désespoir, suit un rythme enlevé - c'est sans doute le morceau le plus 80's de l'album, si le concept d'énergie fatiguée a un sens. "I'm tired, I'm freezing, I'm dumb / When it gets so late I forget everyone".

4 - Fireproof est une merveille de légèreté et de concision, de tristesse aussi. "Nothing breaks your heart" regrette Berninger, tandis que des violons lointains accompagnent son spleen sans jamais envahir l'espace - si le groupe avait essayé de livrer son In Rainbows, il aurait tenu là son single.

5 - "If i stay here, trouble will find me" - toutes guitares dehors, batterie pesante, ce Sea of love semble encore une fois construit en trois temps, pesanteur, élévation, et l'inévitable retombée, à ceci près que le ciel, ici, retient tout.

6 - La voix de Berninger se fait plus douce sur Heavenfaced, tandis que flotte le fantôme de Roy Orbison. La batterie, qui ne s'invite qu'au bout de cinquante secondes, est comme un coeur qui hésiterait, avant que les cieux ne s'ouvrent et aspirent l'ensemble. L'un des morceaux les plus surprenants - et réussis - de l'album.

7 - This is the last time revient en territoire connu, soutenu par des violons compatissants - encore un morceau neurasthénique et smart, classique en apparence qui s'interrompt presque à 3:15 (la fille s'appelle Jennifer, sur Trouble will find me, et c'est par elle que le mal arrive) sur une lamentation sublime.

8 - Graceless est l'un des titres les plus énergiques de l'album : pensez juste à une tornade qui grandit et balaie les doutes et les obstacles sur son passage avec une sorte de fureur tranquille. Un triomphe destructeur.

9 - Slipped marque un retour au calme. C'est un morceau tranquille dont la sombre et simple beauté ne se dévoilera en creux qu'au terme de plusieurs écoutes.

 10 - I Need My Girl : guitares en dentelles, lancinantes, et mélancolie terrible pour un morceau aux accents presque western - on imagine un clip avec de la poussière et un soleil qui souffre. La lumière entrevue se dissipe doucement 

11 - L'ambiance ne s'allège qu'en apparence avec un Humiliation quasi électro dans l'esprit, débordant d'une noire ironie - "And all the L.A. women / Fall asleep while swimming / I got paid to fish her mind / And then one day I lost the job".

12 - Surprise avec Pink Rabbits, l'autre morceau "différent" du groupe, plus connu pour creuser son sillon scintillant que pour changer d'outils, ambiance piano-bar et un final chatoyant voire, osons le mot, heureux. Sauf que : You said it would be painless / The needle in the dark (when the sun kicks out) / You said it would be painless / It wasn't that at all.

13 : douce ambiance de coma avec Hard to find, titre d'une beauté élégiaque qui finit sa course sur un lit de guitares et de synthés, et des regrets toujours, plus cette tendre ironie que suit une trompette trop lointaine - "They can all / Just kiss off into the air..."

 

 

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Olivier R 13/05/2013 20:52

Ah, tout de même, je craignais que ton échappée marocaine ne te tienne éloigné du vrai monde !

F/. 20/05/2013 09:26