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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

tou vas tré bien merssi

Publié le 17 Novembre 2012 par F/.

Finalement, je suis revenu ce soir du salon de Fougères ventre à terre. Jamais vu un tel bordel dans l'organisation de quoi que ce soit en dix ans de carrière. Dans le désordre, more or less : des gens en dépression, des billets de train qui n'arrivent pas, des gens malades, des contrats vérolés, des auteurs invités-mais-finalement-non, un débat en duo transformé en monologue narcissique, des couacs dans les horaires, des absences inexpliquées, etc : ahurissant, quand on songe que cet événement fêtait, genre, sa 26e édition. Tout a commencé en fait il y a quelques mois par l'éviction brutale d'une amie chère ; à partir de cet instant, j'aurais dû me méfier. Je ne l'ai pas fait, tant pis pour ma pomme et bonne chance aux organisateurs de la 27e édition. Bon, en même temps, il y avait ma copine Eléonore Cannone, le cool Florian Ferrier avec qui on a livré, il me semble, une prestation intéressante à une conférence sur les jeux vidéos, Gisèle Bienne, publiée à l'Ecole des Loisirs et copine de fac de ma mère, Agnès Laroche, avec qui on rigole bien aussi, et Moka, qui me fait toujours autant planer. Rencontré aussi : profs et documentalistes très sympas - j'ai oublié les noms mais ils se reconnaîtront, et lectrices et lecteurs toujours aussi enthousiasmants.

 

 


 

 

Reçu aujourd'hui, thanks to MLB du Cherche-Midi, le Krazy Kat de Jay Cantor et, même si le rapport ne saute pas aux yeux, le très beau Chroniques de Wildwood de Colin Meloy envoyé par Michel Lafon.

 

 

Colin Meloy, girls and boys, n'est autre que le chanteur des Decemberists, un groupe particulièrement cher à mon coeur. Il y a des gens comme ça qui sont atrocement doués en tout. Qu'ils aillent se faire foutre.

 

 


 

 

La télé, vous savez ? Ce machin muni d'un port USB qui vous permet de regarder des séries téléchargées illégalement ? Eh bien, il paraît qu'au siècle dernier il était possible d'en faire un autre usage. A vrai dire, je ne me rappelle rien de tout ça. Ce matin à 6h, à moitié agonisant, j'ai zappé entre les 45 chaînes proposées par l'hôtel. Cinq d'entre elles proposaient des émissions de télé-achat, cinq autres des images de bombardements intensifs de la bande de Gaza, quelqu'un repassait pour la 719e fois Les Mystérieuses Cités d'or (en fait, je me suis rendu compte que ce dessin animé me faisait flipper : les reportages de la fin en vues réelles avec la musique dissonante et les vrais-faux Indiens qui vénèrent le soleil, c'est zarbi, non ? je veux dire, on parle quand même d'un truc franco-japonais peuplé de gosses psychotiques et parfaitement irresponsables tiré de The King’s Fifth de Scott O'Dell), et il y avait aussi des chaînes de clips qui passaient toutes les quatre mêmes chansons, interprétées par Khaled, Amel Bent, Owl City et Coldplay, le but étant sans doute, à l'heure où les malades en phase terminale hésitent généralement à rendre leur dernier soupir, d'accélérer sensiblement le processus. XXL promettait que les programmes reprendraient à 22h30. Zut. (Hier, j'ai vu une émission intéressante sur cette chaîne : un type propose à des filles de montrer leurs seins et de se rouler des pelles. Elles le font, et elles gagnent un t-shirt Girls gone wild. C'est sympa, et ce n'est interdit qu'aux moins de seize ans). A propos de porno soft : le même reportage sur Jean-François Copé repassait aussi en boucle un peu partout. Je n'ai jamais trop pigé ce concept de "droite décomplexée", au fait. Elle était complexée avant, la droite ? J'ai dû rater un épisode. Ah oui, et j'ai aussi vu une série avec des jeunes inscrits dans une école de danse entrecoupée de passages "chantés". Les pensionnaires de l'école sont tous plus ou moins épris les uns des autres ; comme c'est multi-culturel, style chacun-sa-chance - typiquement la série qu'on a un peu du mal à situer politiquement, voire à situer tout court -, les filles et les mecs se parlent à peu près comme les personnages de La Vie secrète des jeunes de Riad Sattouf, dont l'impérissable tome 3 trône actuellement sur mon bureau : zyva t'es relou, ah ouais vous êtes trop des connards en fait, non mais zyva bouge j'te dis - et tout se finit en chansons, à mi-chemin entre le regretté Steeve Estatof et un solo de batterie Hélène et les garçons. Je crois, mais je n'en suis pas sûr, que ce objet visuel non identifiable s'appelle Chante ! Wikipedia le décrit comme une série tragi-comique, ce qui est assez juste. Si j'étais Jérôme Noirez et que je n'avais pas tant sommeil, je parviendrais sans doute à trousser un commentaire aigrelet et semi-houellebecquien sur le sujet mais hélas ! rien ne me vient, et ce soudain déficit de haine devient presque maintenant un sujet de consternation en soi.

 


 


 

Sinon, dans toutes les bonnes boucheries depuis quelques jours :

 

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Philippe 21/11/2012 11:46

"je me suis rendu compte que ce dessin animé me faisait flipper : les reportages de la fin en vues réelles avec la musique dissonante et les vrais-faux Indiens qui vénèrent le soleil, c'est zarbi,
non ?"

C'est carrément glaçant, même. J'ai les chocottes rien que d'y repenser !

F/. 23/11/2012 08:53



"QUI N'A JAMAIS SOUHAITÉ VOIR LE SOLEIL SOUVERAIN GUIDER SES PAS, AU COEUR DU PAYS INCA ?"
Moi.



tine 18/11/2012 10:33

C'est pour cela que vous attendez à la fête du livre du var ;-) .... il semblerait qu'au niveau organisation ils ne soient pas si mal ! En tout cas en tant que lectrice , je trouve que cette année
semble moins floue que l'année dernière avec une mise en place bien plus nette .. on vous attend l'année prochaine donc ? ;-)

F/. 20/11/2012 11:57



Why not ?



Lasth 18/11/2012 00:27

Avoir la haine après avoir regardé des émissions consternantes à la télé, c'est pas un truc des années 2000 ça ?