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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

tout mène au crime

Publié le 8 Décembre 2009 par F/.

Bret Easton Ellis (dont le nouveau roman, Imperial bedrooms, suite de Moins que zéro à paraître au printemps, s'ouvre comme par hasard sur la phrase suivante : "they had made a movie about us") travaille actuellement à une adaptation tv de Harcelée pour HBO. L'occasion, peut-être, de se pencher sur l'oeuvre de Jason Starr, auteur de polars paranoïaques faussement inoffensifs mettant en scène, à plusieurs reprises, des sortes de sous-yuppies des années 2000 : soit des types lambda, pas spécialement fortunés, mais régulièrement emberlificotés dans quelque drame personnel à résonnance cosmique. La Ville-piège (New York bien sûr), par exemple, c'est l'histoire de vous (ou moi) au pays de Pas-de-bol ; et ça devient très vite American psycho sans affect, sans argent et sans carte de visite. Quand la monstruosité glam des années 80 se retire, que nous reste-t-il de la plage ? "Je situe toujours mes livres dans un milieu réaliste, explique Starr, peuplé de gens ordinaires et étrangers au crime, j'ai tendance à m'appuyer sur ce que je vois au jour le jour. Simple comme un coup de fil, mon premier roman, avait pour héros un type qui bosse dans le télémarketing. C'était mon job à l'époque. J'aime quand ça a l'air naturel, je n'aime pas trop avoir le sentiment que l'auteur a fait des recherches quand je lis un livre." Tuer, semble nous susurrer l'auteur, c'est assez simple - comme mourir ou récolter des emmerdes en cascade. Lisons, voulez-vous ?

http://readingandwritingpodcast.com/wp-content/uploads/2009/08/Jason-Starr.jpg
 
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Philippe 08/12/2009 11:33


Jason Starr demeure une énigme pour moi : les pitchs de ses livres m'attirent irrésistiblement (ces mecs lambdas entraînés dans un vortex d'emmerdes de plus en plus graves... ) mais je trouve qu'il
n'arrive jamais à transformer ses histoires en quelque chose de valable. Je suis toujours déçu et à force, ça m'a vacciné. Dommage, à mon sens.