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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

la fin, mon ami

Publié le 10 Octobre 2013 par F/.

Terminé Broadchurch - mini-série policière en huit épisodes made in UK avec David Tennant, l'homme qui fait roucouler une certaine catégorie de meufs, dans le rôle principal. Eh bien, les enfants, on peut toujours se féliciter du récent bond qualitatif effectué par la fiction française : on est encore bien, bien à la traîne, et ce n'est pas vraiment une question de moyens, hélas - plutôt de direction d'acteurs et de direction tout court, à mon avis. Très belle série, donc, malgré un recours un peu systématique aux effets de manche, filtres, ralentis et autres vues sur la mer, petit bijou néo-gothique en réalité très simple qui mise tout sur l'ambiance. C'est la foire aux spoilers, en ce moment (il y a quelques jours, un type s'est pointé sur un forum consacré à Dexter et s'est mis à raconter la fin de Breaking Bad à un copain qui s'apprêtait à s'envoyer les cinq saisons - hurlements garantis), je ne vais donc pas vous parler de l'histoire elle-même ni de sa conclusion, sinon pour risquer la remarque suivante (parce que ma femme, qui s’était accroché aux accoudoirs pendant toute la série, a fait un peu la moue au moment du générique) : on est presque toujours déçu par une fin. Pourquoi ? Parce que, contrairement aux protagonistes de Broadchurch, par exemple, nous ne souhaitons pas que ce truc horrible se termine. Nous ne voulons pas savoir qui a tué Danny Latimer : pire, nous voulons ne pas le savoir. Nous voulons qu’on nous mente, qu’on nous mène en bateau, qu’on nous fasse grincer des dents. Nous désirons des mauvaises nouvelles dans un cadre et un contexte choisis. La plupart des mécaniques narratives tiennent sur la surprise et l'attente. Une fois celles-ci désamorcées, l'histoire est terminée, et nous ne sommes pas très satisfaits, et nous avons envie d’appeler le patron, l’un des exemples les plus frappants restant l'étrange catastrophe Twin Peaks, où la question Qui a tué Laura Palmer ? reçoit sa réponse à mi-parcours – merci beaucoup, les mecs, et maintenant ? On attend quoi ? On pourrait citer à l’envi les fins "un peu" décevantes de toutes les séries qui donnent au spectateur ce qu'il attend, à savoir une réponse, fût-elle logique, ou parfaitement inévitable – de Breaking Bad (Walter va-t-il s'en sortir ?) à Friends (Ross et Rachel vont-ils finir ensemble ?), parce que nous préférons de loin les questions aux réponses. Il en va de même pour les romans : les gens adorent Les Apparences de Gillian Flynn, mais à la fin, ils tirent souvent la tronche. Et ils savent qu’ils ne devraient pas. J'ai moi-même trouvé la fin de Confiteor trop rapide (what ?) et celle d'Esprit d'hiver un peu trop facile. Les histoires nous ramènent à la vie : le plus sympa, c'est le milieu et, en principe, on n'a pas envie que ça se termine. Alors on blâme le scénariste, ou on se tourne vers le ciel. « C’est tout, mon grand ? » Peut-être qu’il n'existe que trois façons satisfaisantes (au moins a posteriori, passé l'accès de rage inaugural) de boucler une histoire : en ne la terminant pas (Les Soprano), en ne satisfaisant pas les attentes initiales (Lost) ou en épuisant les potentialités narratives de façon si éhontée que le spectateur, en larmes, finit par demander grâce (Six Feet Under). Mais vous aurez sans doute plein d’autres exemples – ou de contre-exemples – à me donner.

 

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mais c'est monstrueux !

Publié le 9 Octobre 2013 par F/.

                                    

 

Si vous veniez de la Terre et que vous débarquiez chez les Petits Monstres sans y être invité, vous non plus, vous ne feriez pas le malin. Cymbales, trompettes : le tome 5 de la série merveilleusement illustrée par le sémillant Gérald Guerlais est dispo dans toutes les bonnes boucheries et autres boutiques d'onguents.

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just a perfect day

Publié le 7 Octobre 2013 par F/.

 

Organisé depuis deux ans par l'excellent Lionel Destremau (mon sémillant collègue de Points Seuil, back in the days), le festival Lire en Poche de Gradignan s'est révélé un grand moment de convivialité, comme on dit dans le milieu : lecteurs adorables, conférences bondées, plein de rencontres, de bonne bouffe et de bon vin (même si personnellement, et comme chacun sait, ce genre de considérations me laisse froid, la soirée spéciale Pessac-Léognan a mis la barre un peu haut pour la concurrence). Bon, d'accord, j'ai passé une bonne partie du festival en compagnie de la sémillante Léonore "madame Sonatine" D. et du toujours sérieusement affûté RJ Ellory, l'un des meilleurs compagnons de salon que je connaisse (avec Jean-Philippe Blondel et François Place pour ne pas les nommer), mais j'ai parlé à d'autres gens aussi - il y a des témoins -, et j'ai bien rigolé avec mes compagnons de conférence uchronie, les jeunes délinquants Stéphane B. et Pierre P. Côté "bonjour ! qui êtes-vous ?", mention spéciale à Olivier D. (pour la discussion et les lauriers), et à Laetitia L., pour les cannelés, oh my gawd. Laetitia, tu es l'avenir de cette corporation alors ne déconne pas, merci. 

 

Yes, Roger, I stole this pic from your FB account.

Now sue me.

 


 

En ce moment, musicalement, je suis un peu à la ramasse : je me suis tapé le Coney Island Baby de Lou Reed et le The Dusk de The The qui, hélas, n'atteint pas vraiment les sommets de Mind Bomb (comme j'étais nostalgique, j'en ai profité pour regarder le clip de This is the day, une des chansons les plus uplifting de la Voie Lactée, et j'en profite pour adresser un message spécial aux années 80 : salopes, je vous hais pour ce que vous avez fait aux cheveux des gens et à leur façon de se fringuer, voire de marcher). Finalement, back to Lou Reed, Berlin, une déprimante valeur sûre.

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noir et blanc

Publié le 1 Octobre 2013 par F/.

Le dernier épisode de Breaking Bad, qui a explosé tous les records d'audience de la série aux Etats-Unis (plus de 10 millions de spectateurs, contre 1.4 pour le pilote - meilleur final du câble ever derrière The Sopranos et Sex and the city), ne restera peut-être pas dans l'histoire pour lui-même (d'un point de vue dramatique, il se contente finalement de conclure ce qui doit l'être, et la bande de Vince Gilligan nous avait habitués à ce point aux revirements brutaux que le résultat s'avère, sur le moment, un brin décevant) mais, en tant que point d'orgue théorique de la série la plus appréciée de tous les temps sur le plan critique - dixit le Livre des Records -, il est tout simplement parfait. SPOILER ALERT. Tel un brin d'ADN, Breaking Bad suit une structure à hélice épousant avec méticulosité les conflits de la seconde topique freudienne. Deux arcs narratifs se poursuivent sans pratiquement jamais se toucher, se nourrissant l'un l'autre. D'un côté, Walter White le pur veut mettre sa famille à l'abri en gagnant de l'argent parce que c'est ce qu'un homme bien ferait : voici le Surmoi, propre sur lui, désolé. De l'autre, Heisenberg devient le monstre que l'on sait. En tuant, en manipulant, en louvoyant, il se révèle et émerge - c'est le Ça mauvais, que personne ne veut reconnaître pour ce qu'il est. Et le Moi dans tout ça, la personne, l'instance qui "aménage les conditions de satisfaction des pulsions en tenant compte des exigences du réel" ? Eh bien, il semblerait que le cancer ait eu raison de lui assez tôt, telle une explosion libérant des forces antagonistes, et le malheureux Walter originel, de loin en loin, s'efforce de faire taire cette voix résiduelle comme on chasse un fantôme implorant. Car White ne vaut pas mieux qu'Heisenberg, au fond : c'est lui qui l'arme et c'est lui qui justifie ses actes sous couvert non pas d'amour mais de devoir. L'amour, il transparaît ici et là, fugitif, quand Walter téléphone à son fils (qui n'est plus Walter Jr. mais Flynn, dorénavant - on a les fuites qu'on peut) dans l'avant-dernier épisode, quand il sauve Jesse le martyr dans le dernier, quand il regarde sa fille Holly (sacralisée par son dédain) dormir et lui caresse le visage. C'est trop peu, bien sûr, et c'est surtout trop tard. Très vite en effet, il n'existe plus qu'une seule façon de résoudre le conflit et si Felina, au fond, surprend moins qu'on l'aurait non pas voulu mais espéré, c'est que cette solution unique, incontestable, on la connaissait depuis le début, bien sûr : et c'est la mort - quand le blanc rencontre le noir et qu'il ne reste que la grisaille, la nostalgie de ce qui ne sera jamais.

 

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voilà la nuit

Publié le 30 Septembre 2013 par F/.

Arcade fire goes dance, goes funk, goes crazy, goes wild. The best indie mainstream band in the world is back.

 

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le saviez-vous ?

Publié le 30 Septembre 2013 par F/.

Le slogan Keep Calm and Carry On qui est devenu strictement insupportable à force d'avoir été recyclé environ quatre milliards de fois figurait à l'origine sur une affiche produite par le gouvernement britannique en 1939 au début de la Seconde Guerre mondiale, destinée à relever le moral de l'opinion publique britannique en cas d'invasion. Elle était peu connue et n'a jamais été utilisée. L'affiche a été redécouverte en 2000 et a été réimprimée par un certain nombre d'entreprises privées, et utilisée comme thème de décoration pour toute une gamme de produits.(source : The Principles of uncertainty, de Maira Kalman).

 

 

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death to the pixies

Publié le 30 Septembre 2013 par F/.

Je ne sais plus très bien quand, exactement, j'ai découvert les Pixies - ce devait être sur OÜI FM, "le son qui a du sens" - oui, oui, on parle bien de la grosse merde qui a fini rachetée par Arthur, les temps changent, hein ? -, mais je me rappelle assez nettement cet été à Philadelphie : un mois seul dans une famille d'accueil bourgeoise convenablement barrée, et je pédalais comme un dératé dans des allées de banlieue ratissées à la Desperate Housewives en écoutant Doolittle sur mon walkman jusqu'à ce que quelqu'un tire sur le rideau sale de la nuit. J'ai oublié mes déclinaisons latines et mes cours d'optique de Terminale C et le prénom de la première fille que j'ai embrassée mais je connais toutes les chansons de Doolittle par coeur et je tiens cet album pour le plus grand de ces 25 dernières années, avec OK computer et Funeral tremblant sur le podium (ou The Downward Spiral, peut-être)(et The Soft Bulletin)(oh, fuck). Hier, en écoutant le gros Frank beugler au-dessus d'une mer de guitares déchaînées, j'ai essayé de trouver un successeur aux Pixies et j'ai réalisé qu'il n'y en avait pas, qu'il n'y en avait jamais eu : autant demander à un volcan d'accoucher de quelque chose d'autre que sa propre colère sans objet.

 

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Ecouter les Pixies en 1989, c'était quelque chose. Il y avait un ou deux autres types au lycée qui connaissaient ; nous sommes tout de suite devenus frères. J'ai acheté Surfer Rosa dans la foulée. Ou peut-être que je l'ai volé à la FNAC des Halles comme tout le monde. J'étais terrassé par la puissance de cette voix. Par ces mots idiots qui cassaient tout. Sonate pour frelons et marteaux.


There was this boy who had two
Children with his sisters
They were his daughters
They were his favourite lovers

I got no lips, I got no tongue
Where there were eyes there's only space
I got no lips, I got no tongue

 
Les Pixies ? Des garnements surdoués qui ont mis le doigt dans la prise - entre Francis Bacon et Shock Corridor. Des crabes, de la fumée, des os blanchis dans le désert, l'océan, une grotte ancienne, le Mexique et les Indiens, la magie et les seins de pierre : c'était hier.

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quoi, déjà ?

Publié le 30 Septembre 2013 par F/.

Vu dans les commentaires d'un article consacré au dépistage précoce de la maladie d'Alzheimer :

 

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actus en vrac

Publié le 28 Septembre 2013 par F/.

Samedi et dimanche prochain, je serai à Gradignan pour Lire en poche. J'ai déjà participé à ce salon il y a quelque temps mais je n'arrive plus à me souvenir de l'année - 2006 ? Cette fois, cependant, et pour la seconde année, le commissaire général s'appelle Lionel Destremau. J'ai eu la chance de travailler avec Lionel chez Points Seuil il y a quelques années et je sais que c'est un homme de goût, je suis donc particulièrement confiant. Parmi les copains / copines que je suis vraiment content de retrouver : Eléonore Cannone, R.J. Ellory, David Vann, Jean-Philippe Arrou-Vignod et Yves Grevet. Quelques news éditoriales à part ça : Seconde vie, le second tome de La dernière Guerre, paraîtra chez Michel Lafon en novembre, Passeurs de mort sortira chez Flammarion en janvier, et Jenny sera chez Sonatine en septembre. En attendant d'autres surprises.

 

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books porn

Publié le 23 Septembre 2013 par F/.

Donc, j'ai demandé à mes copains-copines Facebook de me balancer des photos de leurs bibliothèques, et ils répondu présents avec un enthousiasme et une promptitude qui en dit long sur leur attachement au livre en général et à la place d'icelui dans leur environnement immédiat en particulier. Ikéa, brocante, home-made, 19e : la bibliothèque, c'est le premier truc que je regarde quand je vais chez quelqu'un. Vous connaissez l'adage, pas vrai ?

 

 

Eh bien punaise, je crois que c'est vrai. Ce qui ne veut pas dire que coucher avec des gens juste parce qu'ils ont des livres soit a contrario une bonne idée, hein. Des fois, chez les gens, il n'y a pas de bibliothèque du tout, et je suis un peu triste. Des fois, c'est le bordel complet, et je suis très content - j'adore les étagères qui débordent de partout, le désordre, le chaos à peine (ou pas du tout) maîtrisé. Il existe, on le sait, des lecteurs qui traitent leur bibliothèque comme un sanctuaire, qui lui adjoignent des statuettes, des poupées, des bibelots, n'importe quoi : j'aime beaucoup ça aussi. Hélas, à titre personnel, et comme la plupart des Parisiens, j'ai un problème de place - l'option sanctuaire est donc exclue, sans compter que mes étagères s'alourdissent chaque jour ou presque de nouveaux achats ou services de presse. Oui, c'est absolument compulsif. Oui, nous sommes le cauchemar des déménageurs, le paradis de la poussière et, non, "je ne les ai pas tous lus". Mais les livres, n'est-ce pas, c'est la vie, et je reste convaincu que nos bibliothèques - comme nos toilettes - en disent bien plus sur nous qu'on le pense. Rien de plus flippant qu'une maison sans livres à mes yeux : l'imagination travaille, on imaginer l'existence en arrière-plan, le vide tranquille, la télé, aucun monde nouveau à découvrir, "Mais si c'est la fin du monde et que tu n'as rien à lire, tu fais comment ?" - Je ne lis pas. - Excuse-moi ? Je n'ai pas compris ta réponse. Merci à tous ceux qui ont joué le jeu. Nous pouvons être fiers.

 

 

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