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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

une sorte de fin

Publié le 7 Octobre 2010 par F/.

Très vite, bientôt, maintenant :

 

 

Le tome VI de la Brigade Chimérique arrive. J'ai reçu mes exemplaires aujourd'hui. Si le final ne vous serre pas la gorge, je ne sais pas ce qui le fera. Etrangement, c'est un poème de Paul Celan qui me vient à l'esprit lorsque je relis les dernières pages.

 

Lait noir de l’aube nous te buvons la nuit
nous te buvons à midi la mort est un maître d’Allemagne
nous te buvons le soir et le matin nous buvons et buvons
la mort est un maître d’Allemagne son œil est bleu
il te touche d’une balle de plomb il te frappe juste
un homme habite dans la maison tes cheveux d'or Marguerite
il lance ses grands chiens sur nous il nous offre une tombe dans l´air
il joue avec les serpents et rêve la mort est un maître d’Allemagne

tes cheveux d'or Marguerite
tes cheveux de cendre Sulamith

 

J'en profite pour rendre hommage à Gess, Serge et Céline, qui ont fourni un boulot incroyable, et que je ne remercierai jamais assez pour cette très belle aventure. Nouvelle séance de signatures aux Utopiales dans deux mois, bien entendu, et zoom sur le jeu de rôle, qui s'annonce somptueux, et dont vous pouvez découvrir ici quelques pages.

 


 

Echange mail avec Michael Moorcock, après que je lui ai demandé quelques précisions sur la trame du bouquin : Did it scare you ? - Of course it scared me. It looked like some kind of work.

 


 

Je pensais tout à l'heure, en relisant Maggie Cassidy de Kerouac - une ancienne édition - au délicat bonheur de parcourir un vieux livre, un livre d'occasion, compulsé, corné, aimé par d'autres doigts que les siens, je songeais à la tragique disparition de ce plaisir - et de bien d'autres, au premier rang desquels l'odeur, les dédicaces, les annotations au crayon à papier - dont nous priveront les très lisses, très propres et très fragilement électriques éditions numériques.

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remboursez !

Publié le 6 Octobre 2010 par F/.

Reçu avant-hier un exemplaire de La Vie extraordinaire des gens ordinaires. Le croirez-vous ? Les fautes ne sautent pas aux yeux.

 


Le Nobel de littérature sera connu jeudi. Comme chaque année, les noms de McCarthy ou DeLillo circulent. Comme chaque année, le jury va nous sortir de son chapeau un poète chypriote ou un dissident pakistanais. Quand voudra-t-on bien accepter l'évidente supériorité de notre glorieuse civilisation occidentale ?

 


 

Kerviel doit 4.9 milliards d'euros à la Société générale. A ce stade, il ne reste sans doute plus qu'une solution : jouer en bourse. Profitons-en pour signaler la sortie, aux éditions Sonatine, de l'excellent Le Casse du siècle de Michael Lewis. Vous ne pigez rien aux obligations hypothécaires subprime ? Vous pensez que CDO signifie complément d'objet direct ? Vous ignorez jusqu'à l'existence du verbe "shorter" ? Pas si grave. Le Casse du siècle se lit comme le meilleur des thrillers - celui dont on connaît déjà la fin mais dont la mécanique ultra-complexe ne laisse pas de fasciner. Le mobile ? Un mélange détonnant de cupidité, de suffisance et d'aveuglement généralisé. L'arme ? Virtuelle et changeante. La victime ? Vous. Nous. Le meurtier lui-même.

 

http://www.marianne2.fr/photo/924713-1095512.jpg?v=1284978688

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belles âmes

Publié le 5 Octobre 2010 par F/.

RTL hier matin. Puis déjeuner avec Mike, Linda et Bénédicte. Et maintenant : au boulot. Tous les jours, je vais écrire dans les locaux du Fleuve Noir. Je traverse l'une de ces périodes où travailler à la maison me paraît, pour quelque obscure raison, un pari aussi épuisant qu'hasardeux. Nous avons un titre de travail, au fait : Les Buveurs d'âme. Rien ne dit que nous ne le garderons pas.

 

http://th01.deviantart.com/fs4/300W/i/2004/237/a/6/Stormbringer.jpg

 


 

Dans un monde parfait et/ou marrant, Les essais de Philippe Muray (1816 pages, 33 euros) seraient en tête des ventes. Ah, on me signale qu'ils - chez certains libraires, en catégorie documents - n'en sont pas si loin.

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solitudes

Publié le 3 Octobre 2010 par F/.

Sympa, le salon de Montélimar : accueil ultra-amical, gens disponibles, gentils, détendus. Seul problème, tous les copains se sont barrés hier soir. Après, les gens s'étonnent que je les invite à dîner. On devrait leur faire signer un papier : je m'engage à rester tant que Fabrice est là, sous peine de poursuites pénales et/ou de fondue bourguignonne.

 

http://www.solostocks.fr/img/nougat-artisanal-en-vrac--nougat-blanc-214110z0.jpg

 


Dialogue dans le train :

- Euh, ça vous dérange, si j'ouvre mon ordinateur ?

- Vous allez travailler ?

- Ben, je vais écrire.

- Ah bon, alors ça va.

 


Le croirez-vous ? La Vie extraordinaire des gens ordinaires est coup de coeur dans le Je Bouquine d'octobre.

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good stuff

Publié le 1 Octobre 2010 par F/.

Soirée très sympathique hier pour les 10 ans de Folio SF, menée de main de maître par le sémillant Pascal G. - mon jumeau cosmique. Ah, le 7e arrondissement ! Dans les salons paradisiaques de la rue Sébastien Bottin se pressait, enivrée peut-être par les subtils relents de cuisine moléculaire (sucettes au foie gras et cappuccino aux petits pois, me semble-t-il), une foule hétéroclite et enjouée composée de pontes Gallimard, de + ou - auteurs, de commerciaux souriants, d'éditeurs tiers, de sympathisants frénétiques, etc. Croisé à la sortie du métro St-Germain-des-prés : F. Beigbeder soi-même, manteau au vent en icône désenchantée.

 

 


 

 

Voilà qu'on (i.e. Le Diable Vauvert) me demande de bosser sur les 20 ans de Kerouac. Joie ! Et l'occasion de me replonger dans Maggie Cassidy, l'un des plus grands souvenirs de lecture de ma romantique adolescence.

 

http://www.yourenglishclass.com/wp-content/uploads/2010/05/kerouac1.jpg

 

 


 

 

Je serai, demain après-midi et dimanche matin, à Montélimar. Une lecture de Big Fan est prévue en soirée. Il y aura les copaings Claro, François Place et Timothée de Fombelle, entre autres. Et l'infâme Oliver Gallmeister, me souffle-t-on dans l'oreillette, qui présentera ses non moins merveilleuses éditions.

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couleurs

Publié le 30 Septembre 2010 par F/.

L'écriture du tome 3 des Etranges Soeurs Wilcox est quasi terminée, du moins en ce qui concerne le premier jet. Comme (presque) toujours, les périodes de satisfaction intense ont alterné avec les phases de doute morose. Je crois que j'envie les écrivains capables de servir, à leur éditeur, un manuscrit "fini" sur un plateau : moi, j'ai besoin qu'on me dise qu'il y a des problèmes, qu'on me mette des coups de pieds au cul. Certainement, quelque chose d'assez infantile  palpite au coeur de ce besoin. Mais je ne peux m'empêcher de penser qu'ici, en France, les romans de nombreux écrivains "pour adultes" manquent cruellement d'un regard extérieur - de même que certains albums manquent d'un producteur digne de ce nom. Sont-ils censés être du-premier-coup-parfaits ? Cette constatation me ramène à une discussion sur le numérique que j'ai pu avoir hier soir avec une sympathique journaliste : en termes de travail éditorial, la perspective d'être seule maître à bord ne me stimule nullement et, en vérité, n'est pas loin de m'horrifier. 

 


 

April Smith sans filet, c'est quand même autre chose que Carla Bruni :

 

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age of adz

Publié le 28 Septembre 2010 par F/.

J'y reviendrai bien sûr si je trouve le temps <rires du public, cymbales> mais posons d'emblée le constat : The Age of Adz, le nouvel album de Sufjan Stevens, est bien à la hauteur des espoirs qu'on avait fini par - ahem - oublier de placer en lui. Une merveille, rien de moins, qui reprend les choses là où Illinoise les avait laissées, electronica et fanfares déglinguées en sus. Kid A + choeurs angéliques, si vous préférez : ce type plane toujours cent coudées au-dessus de la concurrence.

 

http://www.thefrontloader.com/imagesforblogs/album_covers/Sufjan%20Stevens%20Age%20of%20Adz.jpg

 


 

Période onirique intense, ces temps-ci : un bateau fait naufrage, je suis dans un autre bateau, nous recueillons des rescapés, je les alligne un à un sur le pont et à un moment, il n'y a plus de place, alors je dois laisser les gens se démerder, i.e. mourir. Peut-être que j'écris trop de livres. Peut-être que je ne fais pas assez attention à certaines personnes. Signalez-vous.

 


 

Enthousiasme très réconfortant des gens d'Albin Michel jeunesse pour Bal de Givre..., à paraître en janvier. Marion J. m'appelle pour me parler de ce qui se passe, de ce qui est en train de se passer, de ce qui va être fait. Contrairement à ce qu'elle semble croire (mais on connaît mon don naturel pour la jubilation), j'apprécie énormément ses coups de fil : cette femme a un don avec les auteurs, avec moi en tout cas et la pudeur - ainsi que la quasi certitude qu'elles vont tomber sur ces lignes à un moment ou à un autre - m'empêchent de m'étendre ici sur les sentiments de respect et d'amour mêlés que m'inspire également mon éditrice. Un beau roman, je ne sais pas, mais une belle histoire.

A propos : si quelqu'un est très motivé par ce livre et veut en parler absolument avant tout le monde, il me reste un jeu d'épreuves.

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des ailes

Publié le 26 Septembre 2010 par F/.

Marrant de se retrouver à animer une table ronde Los Angeles à Vincennes avec Richard Lange et Dan Fante (tous deux réellement adorables) alors même que je me trouve en pleine réflexion pour Cut, mon polar-to-be chez Sonatine, à propos de cette ville, justement, si méconnue dans l'ensemble et si mal-aimée des Français. Marrant et éclairant : le lien particulier qui m'unit à L.A.., imbibé d'intuitions rêveuses et d'investigations littéraires, paraît plus fort que jamais, à tel point qu'il n'est pas impossible que certaines questions posées à mes invités, je m'en rends compte à présent, me fussent en réalité prioritairement destinées.

 

http://farm3.static.flickr.com/2161/2312736476_e3732bda4b.jpg?v=0

 


 

Je n'ai pas fait grand-chose à ce festival à part ça. Quelques mots échangés avec l'adorable Claire Messud, un dîner partagé avec - entre autres - le fantastique Craig Johnson, qui est en train de devenir un copain... et basta. L'idée même d'aller aborder Bret Easton Ellis pour l'interviewer en 10 mn chrono m'a soudain paru épuisante, pour ne pas dire plus. Autre délire : jeudi, je serai à Atout Livre pour aller voir Billy Corgan.

 


 

Je pose la question : que peut-on attendre de ce monde si les Gunners se mettent à perdre à domicile ?

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habillé pour l'hiver

Publié le 25 Septembre 2010 par F/.

Eh bien donc, finalement, un certain journaliste très influent d'une certaine radio très connue aurait aimé Bal de givre à New York, ce qui augure du meilleur pour la suite. Je dis "finalement" parce que les prémices du roman, semble-t-il, peuvent déconcerter. Ceci étant, je suis assez content d'être parvenu à écrire une histoire que certains réévalueront à l'aune de ses quatre dernières pages. Si, comme moi, vous avez la détestable habitude de lire la fin d'un livre avant toute le reste, cette fois, s'il vous plaît, abstenez-vous.

 

baldegivre.jpg

 

 


 

Cet Allemand - et son ahurissant premier album - gagnent définitivement à être connus.

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anges et disparition

Publié le 24 Septembre 2010 par F/.

Ami parisien ou affilié, tu aimes la littérature, tu aimes l'Amérique, tu aimes les auteurs américains, tu rêve d'échanger trois mots avec Bret Easton Ellis ou d'aller fumer une clope avec Dan Fante (comme je tenterai moi-même de le faire ce soir lors de l'inauguration, bien que je ne fume pas) ? Le festival America te tend les bras.

Moi-même qui te parle, j'y animerai une table ronde sur Los Angeles dimanche midi, au lieu de bruncher comme un crevard. Tous les détails ici et ici.

 

 


 

 

J'étais à Strasbourg hier soir, et je suis allé voir Simon Werner a disparu, un petit film français assez honnête qui brille surtout par sa bande-son (on est dans un lycée, en 1992, les jeunes écoutent Sonic Youth et Killing Joke, c'est quand même beau, l'imagination) et se présente avant tout comme un jeu / une réflexion sur la narration : à partir de la disparition éponyme, le spectateur est invité à élaborer une multitude de scénarios, que les récits, les présentations subjectives des personnages impliqués rendent bien entendu successivement caducs. Quelqu'un, ici, en parle beaucoup mieux que moi.

A part ça, j'ai un cousin qui s'appelle Simon Werner et qui est au collège, c'est ce qui s'appelle ne pas avoir de bol. 

 

http://nerdalors.fr/wp-content/uploads/2010/08/Simon-Werner.jpg

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