Walter White est atteint d'un cancer des poumons phase terminale ; a priori, il ne lui reste plus que quelques mois à vivre. Ancien chimiste d'exception, désormais professeur dans un
banal lycée d'Albuquerque, Walt s'efforce d'abord de dissimuler la vérité à sa femme (enceinte), à son fils (handicapé) et à son beau-frère (agent de la DEA) avant, pourrait-on dire, de cracher
le morceau.
Pour subvenir aux besoins de sa famille puis, et surtout, pour financer un traitement à la finalité plus qu'hypothétique, il décide, à l'insu des siens, de monter un laboratoire de méthamphétamine et s'associe à un petit dealer flippé censé l'aider à commercialiser ses produits.
Il y a du Weeds dans Breaking Bad, et du Six Feet Under parfois, mais la série développe aussi un ton bien à elle, étrangement peu humoristique, riche d'une lenteur tranquille et quasi dénué de pathos. Le suspense, pour parler le langage des producteurs démédulés made in France accrochés à leur McKee, réside évidemment dans le développement de la maladie de ce brave Walter (mourra, mourra pas, mourra quand ?) et, ce faisant, nous renvoie à notre condition de voyeurs. En s'arrachant à sa condition de sursitaire, le personnage principal se dérobe à notre regard et affirme sa volonté de survie (la drogue, le sexe, l'amour et la colère) comme principe moteur et exclusif : en bon professeur, il nous donne la leçon.
Neuf épisodes devaient être tournés pour la première saison ; la grève des scénaristes a ramené ce chiffre à sept. Fort heureusement, une deuxième fournée est lancée pour début 2009.
Pour subvenir aux besoins de sa famille puis, et surtout, pour financer un traitement à la finalité plus qu'hypothétique, il décide, à l'insu des siens, de monter un laboratoire de méthamphétamine et s'associe à un petit dealer flippé censé l'aider à commercialiser ses produits.
Il y a du Weeds dans Breaking Bad, et du Six Feet Under parfois, mais la série développe aussi un ton bien à elle, étrangement peu humoristique, riche d'une lenteur tranquille et quasi dénué de pathos. Le suspense, pour parler le langage des producteurs démédulés made in France accrochés à leur McKee, réside évidemment dans le développement de la maladie de ce brave Walter (mourra, mourra pas, mourra quand ?) et, ce faisant, nous renvoie à notre condition de voyeurs. En s'arrachant à sa condition de sursitaire, le personnage principal se dérobe à notre regard et affirme sa volonté de survie (la drogue, le sexe, l'amour et la colère) comme principe moteur et exclusif : en bon professeur, il nous donne la leçon.
Neuf épisodes devaient être tournés pour la première saison ; la grève des scénaristes a ramené ce chiffre à sept. Fort heureusement, une deuxième fournée est lancée pour début 2009.
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