J'y reviendrai bien sûr si je trouve le temps <rires du public, cymbales> mais posons d'emblée le constat : The Age of Adz, le nouvel album de Sufjan Stevens, est bien à la hauteur des espoirs qu'on avait fini par - ahem - oublier de placer en lui. Une merveille, rien de moins, qui reprend les choses là où Illinoise les avait laissées, electronica et fanfares déglinguées en sus. Kid A + choeurs angéliques, si vous préférez : ce type plane toujours cent coudées au-dessus de la concurrence.
Période onirique intense, ces temps-ci : un bateau fait naufrage, je suis dans un autre bateau, nous recueillons des rescapés, je les alligne un à un sur le pont et à un moment, il n'y a plus de place, alors je dois laisser les gens se démerder, i.e. mourir. Peut-être que j'écris trop de livres. Peut-être que je ne fais pas assez attention à certaines personnes. Signalez-vous.
Enthousiasme très réconfortant des gens d'Albin Michel jeunesse pour Bal de Givre..., à paraître en janvier. Marion J. m'appelle pour me parler de ce qui se passe, de ce qui est en train de se passer, de ce qui va être fait. Contrairement à ce qu'elle semble croire (mais on connaît mon don naturel pour la jubilation), j'apprécie énormément ses coups de fil : cette femme a un don avec les auteurs, avec moi en tout cas et la pudeur - ainsi que la quasi certitude qu'elles vont tomber sur ces lignes à un moment ou à un autre - m'empêchent de m'étendre ici sur les sentiments de respect et d'amour mêlés que m'inspire également mon éditrice. Un beau roman, je ne sais pas, mais une belle histoire.
A propos : si quelqu'un est très motivé par ce livre et veut en parler absolument avant tout le monde, il me reste un jeu d'épreuves.