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(please follow) the golden path

good news ?

Publié le 30 Septembre 2008 par F/.

http://homepage.mac.com/antallan/images/lartigue/elric.d.jpg

Puisque l'information a été éventée, autant mettre les choses au point tout de suite : oui, il existe bien un projet de collaboration avec Michael Moorcock sur des romans d'Elric directement écrits en français. Le principe en serait le suivant : Michael définirait une trame globale (sur laquelle je donnerais éventuellement mon avis), puis j'écrirais le roman - seul. Vous remarquerez toutefois l'emploi du conditionnel : le projet reste en effet suspendu, d'une part, à des questions contractuelles concernant les droits étrangers (ces questions seraient en passe d'être résolues), d'autre part à des considérations personnelles du côté de Michael, qui n'est plus un jeune homme et qui traverse une passe un peu rude. Si tout se passe bien, nous pourrions nous mettre au travail d'ici quelques semaines, ou mois. Je posterai ici-même dès que j'aurais du nouveau.
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the premature end of joy

Publié le 29 Septembre 2008 par F/.

La bourse, c'est comme un hélicoptère qui tient en l'air tant qu'on croit que l'hélice tourne.

http://www.nysadasharedsavings.com/images/BurningMoney2.jpg
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american boy

Publié le 29 Septembre 2008 par F/.

http://www.earlyamerica.com/earlyamerica/maps/northamerica/na-map.jpg

Passé au Festival America hier. Quelques rencontres dans la chaleur. Mention spéciale à Brian Evenson, qui m'invite à Providence pour un pélerinage lovecraftien ("et si tu veux voir des manuscrits originaux, j'ai mes entrées à la bibliothèque universitaire"). Les Américains sont quand même incroyables. Vous connaissez un type depuis même pas dix minutes et le voilà qui vous tape gaillardement sur l'épaule : "Come whenever you want ; I have room for you and your family". J Eric Miller m'avait fait le même coup trois jours auparavant "You can stay in Denver as long as you want ; I mean, you really ought to". Les mecs, vous ne savez pas ce que vous dites. Vu aussi Mélanie Wallace, très douce et agréable, et qui me doit au moins un café. En fait, le temps me manquait. Devant la tente principale, un Anglais improbable inspecte le t-shirt I am not Thomas Pynchon de Claro. On le sent inquiet, quasi perturbé. "Did you read Against the day ?" demande-t-il à Claro. "Yes" répond so(m)brement ce dernier. L'Anglais inspecte le dos du t-shirt pour voir si, par hasard, il n'y aurait pas autre chose de marqué. C'était peut-être lui, Pynchon. Plus tard, je craque sur Au-delà du soupçon, de Marc Chénetier, que je guignais depuis des lustres (le livre, pas l'auteur). A ce sujet, petite anecdote : outre sa brillante casquette de spécialiste de la littérature américaine (la mythique collection Voix Américaines, chez Belin, c'est lui), Marc Chénetier est traducteur (Brautigan, Russel Banks, Jerome Charyn, Robert Coover, William Gass et Denis Johnson, entre autres). C'est dire si son nom, par quelque inéluctable fatalité, s'était imprimé sur l'arrière-plan de ma conscience il y a déjà quelques années. Fin 2003, alors que ma femme et moi cherchons à acheter un appartement dans le 15e, je tombe sur une annonce qui nous plaît - un genre de loft atypique tout à fait dans nos cordes, du moins sur le papier. Je téléphone au type, nous discutons, rendez-vous est pris, il me donne son adresse et son nom : Marc Chénetier. Je marque un moment d'arrêt - infoutu de faire la connexion. "C'est peut-être un auteur jeunesse," dis-je, hésitant, à ma femme. C'est bien, Colin. Quand nous arrivons chez l'intéressé, la mémoire me revient brusquement. Les murs sont tapissés de Pynchon, Gass, Gaddis, et Brautigan en V.O. L'appartement est superbe mais ne correspond pas exactement aux attentes d'un jeune ménage avec enfant. Tant pis : nous échangeons nos coordonnées. De loin en loin, je resterai en contact avec Marc Chénetier, un homme d'une gentillesse et d'une patience exquises.



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let us now praise famous men

Publié le 27 Septembre 2008 par F/.

 http://internetservices.readingeagle.com/blog/moviehouse/Paul_Newman.jpg

Un géant nous quitte.
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pirates !

Publié le 26 Septembre 2008 par F/.

 



« L’ombre de l’Empereur s’étendait. Et je comprenais qu’il n’existait qu’une seule façon de lui échapper : il fallait que je tue cet homme. »

 

 

 

1717. Nouvelle-Angleterre. Au cœur de la nuit, un jeune homme sans mémoire échoue sur la plage. Cet inconnu, nommé Thomas Goodwill, a oublié qu’il revient du Davy Jones Locker, le paradis sous-marin des pirates. Il n’est sûr que d’une chose : un être cruel et tyrannique qui n’est autre que l’Empereur lui-même a juré sa perte. Il n’a qu’un espoir, lier son salut à celui de la flamboyante Mary Wickford.

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america

Publié le 26 Septembre 2008 par F/.

Deux chroniques / interviews signées de votre serviteur : Brian Evenson ici, J Eric Miller ailleurs.
On retrouvera ces auteurs - et plein d'autres - à Vincennes ce week-end.
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awesomely fantastically brilliant

Publié le 24 Septembre 2008 par F/.


http://www.smh.com.au/ffximage/2006/07/06/TV_060706115233181_wideweb__300x303.jpg

En deux albums studio, TV on the radio s'était déjà constitué une discographie que 99% des groupes ne parviendront jamais, qualitativement parlant, à approcher. Mais Dear science, plus accessible, non moins exigeant, se situe encore un cran au-dessus : dans une stratosphère sugar and spice balafrée de grooves infectieux et tissée de cordes féériques où plane, souveraine, le timbre ahurissant de Tunde Adebimpe, entre Brooklyn post 9/11 et beats tribaux en rafales.
Irrésistibles chansons d'amour pour fin du monde, les 11 titres de ce chef-d'oeuvre atteignent le point de fusion parfait entre Bowie, Prince et Radiohead.
Quant aux lyrics... : Gold is another word for culture / Leads to fattening / Of the vultures / Till this bird can barely fly / And Mary and David smoke dung in the trenches.
Album de l'année, haut la main.

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no one will get hurt

Publié le 22 Septembre 2008 par F/.

99 francs, le film est une purge sans nom, une farce tragique qui met surtout en évidence - et plus encore que le livre, un exploit - le cynisme surréaliste de son instigateur. Quiconque parviendra à endurer ces cent minutes atroces truffées d'aphorismes ringards (la pub domine le monde, je jouis dans votre hemisphère droit, ce genre) et la prestation top-délire-hystérique du malheureux Jean Dujardin (attention : il nous aura fallu nous y reprendre à deux fois, avec beaucoup de bon vin et en parlant en même temps, "tu veux que je mette sur pause pendant que tu vas pisser ? - Non, non, surtout pas.") se retrouvera in fine confronté à une énigme de taille : mais de quoi parle ce machin ? Frédéric Beigbeder - qui ne peut s'empêcher d'apparaître dans quelques plans miroirs (on appréciera, entre deux bâillements incoercibles, ce stupéfiant accès de bravoure post-moderne) - met en scène le spectacle d'une très vague prise de conscience puis esquisse les contours d'une hypothétique (et ridicule) rédemption pour, dans la vraie vie, claquer ses bénéfices en call-girls moscovites et sniffer de la coke sur des capots de bagnole avec le fric des Galeries Lafayette. Le problème de cet homme, on l'aura compris, est qu'il aimerait être haï et crucifié comme le Christ, alors qu'il est juste méprisé et invité sur des plateaux télé (autrefois, Beigbeder voulait être Bret Easton Ellis ; mais il faut travailler pour ça : il a vite passé son tour).

http://www.croustiglam.com/Blog/wp-content/uploads/2007/11/beigbeder.jpg

Le message final, qui explique sans rire au spectateur qu'on pourrait sauver plein de petits nenfants du tiers-monde avec l'argent de la pub, sonne comme une dernière charge cradingue, et réellement désespérée, de provocation puérile. Avec l'agent économisé en téléchargeant illégalement 99 francs, je vais m'acheter trois boîtes d'anti-vomitif.
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gun club

Publié le 20 Septembre 2008 par F/.

On me rétorquera qu'un mach dure 90 minutes, que l'équipe finit souvent placée mais rarement gagnante, que son banc n'est pas forcément à la hauteur de celui de Chelsea, de Liverpool ou de Manchester Utd (quoique), il n'empêche : quand il joue libéré, le Arsenal FC produit de loin le plus beau football du monde.
Et son entraîneur est alsacien.

http://pub.tv2.no/multimedia/TV2/archive/00316/Fabregas_316153c.jpg
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things to learn and sing

Publié le 19 Septembre 2008 par F/.

Belle nouvelle : Contre-Jour se vend. Beaucoup. Pour tout dire, le monstre (1200 pages, 35 €), s'écoule actuellement au rythme semi-affolant de 800 exemplaires par jour, et le Seuil réimprime. Après l'énorme succès de La Route et le très beau score de L'homme qui tombe, voilà qui donne des raisons de ne pas désespérer.



J Eric Miller sera à Atout-Livres (Paris 12e, à cent mètres au moins de chez moi) avec son traducteur Claro jeudi prochain (25 septembre) à 19h30 pour parler du fantastique Décomposition, récemment paru aux Editions du Masque. J'ai eu le plaisir d'interviewer le monsieur il y a quelques jours (bientôt en ligne sur fluctuat), et tout laisse à penser que cette causerie sera assez revigorante.



Le nouveau Franz Ferdinand, en revanche, a l'air bien pourri. Retournons plutôt écouter Invisible Cinema d'Aaron Parks.

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