Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

voilà la nuit

Publié le 30 Septembre 2013 par F/.

Arcade fire goes dance, goes funk, goes crazy, goes wild. The best indie mainstream band in the world is back.

 

commentaires

le saviez-vous ?

Publié le 30 Septembre 2013 par F/.

Le slogan Keep Calm and Carry On qui est devenu strictement insupportable à force d'avoir été recyclé environ quatre milliards de fois figurait à l'origine sur une affiche produite par le gouvernement britannique en 1939 au début de la Seconde Guerre mondiale, destinée à relever le moral de l'opinion publique britannique en cas d'invasion. Elle était peu connue et n'a jamais été utilisée. L'affiche a été redécouverte en 2000 et a été réimprimée par un certain nombre d'entreprises privées, et utilisée comme thème de décoration pour toute une gamme de produits.(source : The Principles of uncertainty, de Maira Kalman).

 

 

commentaires

death to the pixies

Publié le 30 Septembre 2013 par F/.

Je ne sais plus très bien quand, exactement, j'ai découvert les Pixies - ce devait être sur OÜI FM, "le son qui a du sens" - oui, oui, on parle bien de la grosse merde qui a fini rachetée par Arthur, les temps changent, hein ? -, mais je me rappelle assez nettement cet été à Philadelphie : un mois seul dans une famille d'accueil bourgeoise convenablement barrée, et je pédalais comme un dératé dans des allées de banlieue ratissées à la Desperate Housewives en écoutant Doolittle sur mon walkman jusqu'à ce que quelqu'un tire sur le rideau sale de la nuit. J'ai oublié mes déclinaisons latines et mes cours d'optique de Terminale C et le prénom de la première fille que j'ai embrassée mais je connais toutes les chansons de Doolittle par coeur et je tiens cet album pour le plus grand de ces 25 dernières années, avec OK computer et Funeral tremblant sur le podium (ou The Downward Spiral, peut-être)(et The Soft Bulletin)(oh, fuck). Hier, en écoutant le gros Frank beugler au-dessus d'une mer de guitares déchaînées, j'ai essayé de trouver un successeur aux Pixies et j'ai réalisé qu'il n'y en avait pas, qu'il n'y en avait jamais eu : autant demander à un volcan d'accoucher de quelque chose d'autre que sa propre colère sans objet.

 

20130929_215837-1-.jpg

 

Ecouter les Pixies en 1989, c'était quelque chose. Il y avait un ou deux autres types au lycée qui connaissaient ; nous sommes tout de suite devenus frères. J'ai acheté Surfer Rosa dans la foulée. Ou peut-être que je l'ai volé à la FNAC des Halles comme tout le monde. J'étais terrassé par la puissance de cette voix. Par ces mots idiots qui cassaient tout. Sonate pour frelons et marteaux.


There was this boy who had two
Children with his sisters
They were his daughters
They were his favourite lovers

I got no lips, I got no tongue
Where there were eyes there's only space
I got no lips, I got no tongue

 
Les Pixies ? Des garnements surdoués qui ont mis le doigt dans la prise - entre Francis Bacon et Shock Corridor. Des crabes, de la fumée, des os blanchis dans le désert, l'océan, une grotte ancienne, le Mexique et les Indiens, la magie et les seins de pierre : c'était hier.

commentaires

quoi, déjà ?

Publié le 30 Septembre 2013 par F/.

Vu dans les commentaires d'un article consacré au dépistage précoce de la maladie d'Alzheimer :

 

commentaires

actus en vrac

Publié le 28 Septembre 2013 par F/.

Samedi et dimanche prochain, je serai à Gradignan pour Lire en poche. J'ai déjà participé à ce salon il y a quelque temps mais je n'arrive plus à me souvenir de l'année - 2006 ? Cette fois, cependant, et pour la seconde année, le commissaire général s'appelle Lionel Destremau. J'ai eu la chance de travailler avec Lionel chez Points Seuil il y a quelques années et je sais que c'est un homme de goût, je suis donc particulièrement confiant. Parmi les copains / copines que je suis vraiment content de retrouver : Eléonore Cannone, R.J. Ellory, David Vann, Jean-Philippe Arrou-Vignod et Yves Grevet. Quelques news éditoriales à part ça : Seconde vie, le second tome de La dernière Guerre, paraîtra chez Michel Lafon en novembre, Passeurs de mort sortira chez Flammarion en janvier, et Jenny sera chez Sonatine en septembre. En attendant d'autres surprises.

 

commentaires

books porn

Publié le 23 Septembre 2013 par F/.

Donc, j'ai demandé à mes copains-copines Facebook de me balancer des photos de leurs bibliothèques, et ils répondu présents avec un enthousiasme et une promptitude qui en dit long sur leur attachement au livre en général et à la place d'icelui dans leur environnement immédiat en particulier. Ikéa, brocante, home-made, 19e : la bibliothèque, c'est le premier truc que je regarde quand je vais chez quelqu'un. Vous connaissez l'adage, pas vrai ?

 

 

Eh bien punaise, je crois que c'est vrai. Ce qui ne veut pas dire que coucher avec des gens juste parce qu'ils ont des livres soit a contrario une bonne idée, hein. Des fois, chez les gens, il n'y a pas de bibliothèque du tout, et je suis un peu triste. Des fois, c'est le bordel complet, et je suis très content - j'adore les étagères qui débordent de partout, le désordre, le chaos à peine (ou pas du tout) maîtrisé. Il existe, on le sait, des lecteurs qui traitent leur bibliothèque comme un sanctuaire, qui lui adjoignent des statuettes, des poupées, des bibelots, n'importe quoi : j'aime beaucoup ça aussi. Hélas, à titre personnel, et comme la plupart des Parisiens, j'ai un problème de place - l'option sanctuaire est donc exclue, sans compter que mes étagères s'alourdissent chaque jour ou presque de nouveaux achats ou services de presse. Oui, c'est absolument compulsif. Oui, nous sommes le cauchemar des déménageurs, le paradis de la poussière et, non, "je ne les ai pas tous lus". Mais les livres, n'est-ce pas, c'est la vie, et je reste convaincu que nos bibliothèques - comme nos toilettes - en disent bien plus sur nous qu'on le pense. Rien de plus flippant qu'une maison sans livres à mes yeux : l'imagination travaille, on imaginer l'existence en arrière-plan, le vide tranquille, la télé, aucun monde nouveau à découvrir, "Mais si c'est la fin du monde et que tu n'as rien à lire, tu fais comment ?" - Je ne lis pas. - Excuse-moi ? Je n'ai pas compris ta réponse. Merci à tous ceux qui ont joué le jeu. Nous pouvons être fiers.

 

 

57.jpg

56.jpg

55.jpg

54.jpg

53.jpg

52.jpg

44.jpg

43.jpg

42.jpg

40.jpg

38.jpg

37.jpg

35.jpg

39.jpg

34.jpg

33.JPG

31.jpg

30.jpg

29.jpg

28.jpg

41.jpg

27.jpg

26.jpg

25.jpg

24.jpg

23.jpg

22.jpg

21.jpg

18.jpg

17.jpg

19.jpg

15.jpg

14.jpg

13.jpg

11.jpg

10.jpg

9.jpg

49-copie-1.jpg

8.jpg

7.jpg

6.jpg

5.jpg

4.jpg

3.jpg

2.jpg

45.jpg

1.jpg

47.jpg

46.jpg

48-copie-1.jpg

49.jpg

51.jpg

58.jpg

59

60

61-copie-1.jpg

62-copie-1.jpg

63.jpg

64.jpg

65.jpg

66.jpg

commentaires

rentrée littéraire (2)

Publié le 16 Septembre 2013 par F/.

 

La Fin du Vandalisme est arrivé un poil trop tard dans ma boîte à lettres de vacances pour figurer dans le top 15 rentrée littéraire de Chronicart et c’est bien dommage car c’est un livre qui, par sa modestie même (une discrétion érigée en marque de fabrique, l’un des tours de force du texte) mérite d’être défendu avec la plus grande ardeur. Publié en 1994 et classé par GQ parmi les cinquante meilleurs romans des cinquante dernières années, rien que ça, il marque l’arrivée tardive du journaliste Tom Drury en littérature – les excellentes éditions Cambourakis nous ayant précédemment offert La Contrée immobile. De quoi s’agit-il ? Comme la plupart des grands livres, La Fin du vandalisme ne peut être pitché, et d’autant moins que ses personnages ne nous livrent aucune clé, se contentant d’agir comme s’ils ne savaient pas (et c’est sans doute ce qui fait le charme incomparable de cette écriture) qu’ils étaient dans un roman. On pourrait parler de gothique country paisible, quoique un poil barré ou, plus sûrement, de radiographie suave et non-invasive du Midwest éternel ; c’est en effet à l’épuisement du comté fictif de Grouse, dans lequel se déroulent trois de ses romans, que procède méticuleusement l’auteur, tel un sociologue qui aurait oublié son micro et n’aurait apporté qu’une boîte de peintures invisibles pour finir par se fondre dans l’objet de son étude. Trois personnages principaux, autour de laquelle la caméra tourne sans jamais faire vraiment le point : Dan Norman, le shérif un peu dépassé mais bonne pâte, qui enquête sur l’apparition-surprise d’un bébé dans un caddy de supermarché, Louise Montrose, assistante photographe un peu foldingue de laquelle il est épris (et qu’il met une bonne centaine de pages à courtiser) et Tiny Darling, petit délinquant et ex de Louise, pas plus méchant que les autres ne sont gentils. D’autres figures apparaissent, bien sûr, excentriques, bienveillantes, malheureuses ou bizarres, et on se souvient que ce sont les hommes, avant tout, qui font le paysage. Pensez à Fargo, à Marge Gunderson et à son mari Norm ; ôtez les meurtres grotesques et vous obtenez La Fin du vandalisme, un roman placé sous le signe de la tendresse, une auscultation discrète de l’Americana éternelle dont il serait idiot de dévoiler la trame (sachez cependant qu’il se passe des choses, mais rien de réellement plus grave que la disparition d’engins agricoles). L’humour sans le sarcasme, le merveilleux sans le spectaculaire – Drury est un fantôme amoureux des prés, des pluies et des granges, des routes qui, en définitive, ne mènent qu’à nos cœurs. "Louise et Dan étaient en train de se caresser lorsque la tempête se déclencha. Le vent s’infiltrait à travers le calfeutrage des fenêtres de la chambre à coucher et une bougie tremblotait sur la table de chevet. Ils éprouvaient de la chaleur et du désir, bien au chaud, dans la maison, tandis que des vagues de neige étaient charriées dans la lumière du jardin."

 

commentaires

l'appétit du néant

Publié le 15 Septembre 2013 par F/.

 

Il y a des gens qui aiment le Bourgogne, le Riesling ou la bière blanche. Il y a des gens qui aiment Léon Tolstoï, James Ellroy ou Amélie Nothomb. Il y a des gens qui aiment l'Italie, le free-jazz, le SM, les orchidées, la marche en montagne, les chiens, les dimanches matins, le Sud, le Nord, le Grand-Ouest, les makis, le vieux comté, les brocantes, la pluie d'automne, le basket, les repas en famille, l'origami ou les films d'horreur fauchés. Mais personne n'aime sa putain de banque, chers pubards débiles de Fortuneo, parce que personne n'aime un système - parce que personne n'a choisi ce système. "La société contemporaine est devenue massivement indigne et, à part quelques imbéciles heureux, tout le monde subit ce désastre" affirme Stiegler dans une belle interview publiée - surprise - sur le site de l'Express. Ce cher Bernard nous promet les pires emmerdes à court terme si nous continuons à prêter allégeance à cette partie abstraite du monde qui voudrait nous faire croire que nous pouvons ou devons aimer le néant. Miguel Benasayag, à propos de l'argent : "Selon une caricature tragique de la philosophie de Hegel, nous assistons à une désubstantialisation de la marchandise, et du monde, dans lequel posséder signifie posséder les moyens de posséder." La publicité décrit un monde qui n'existe pas dans l'espoir que nous nous y dissoudrons avec calme et discipline. Fortuneo ne dit pas autre chose. Son slogan est une insulte.

 

 

commentaires

disparaître ici

Publié le 14 Septembre 2013 par F/.

"Un film froid, mort, à propos de gens froids et morts." The Canyons, filmé par Paul Schrader sur un scénario de Bret Easton Ellis, est loin d'être la catastrophe annoncée par les critiques américains ("The Canyons is one of those movies that makes you feel worse just for having watched it" - yeah, baby), surtout quand on sait qu'il a été réalisé pour, genre, sept cent soixante fois moins d'argent qu'une merde du genre World War Z, et en crowdfunding s'il-vous-plaît. James Deen, qui a notamment été nominé en 2012 pour la "meilleure scène à trois" dans Asa Akira Is Insatiable 3, tire plutôt bien son épingle du jeu, et Lindsay Lohan, qu'on ne présente plus, est meilleure que les 3/4 des actrices françaises (il paraît qu'elle a fait chier tout le monde sur le plateau, personne ne sera très étonné, mais elle est parfaite pour le rôle). Le film est, en réalité, un roman de Bret Easton Ellis caricatural, si une telle chose est possible, avec une histoire qui tourne en boucle et un décor forcément un peu cheap. "While calculating young movie producer Christian (Deen) makes films to keep his trust fund intact, his actress girlfriend, Tara (Lohan), hides an affair with an actor from her past. But when Christian becomes aware of said affair, it thrusts the young Angelenos into a violent, sexually charged tour through the dark side of human nature..." Bref, moins que zéro. Le côté cheap m'a plu : on dirait du Lynch sans subconscient et avec encore moins de fric, Los Angeles ressemble au cadavre d'une ville morte depuis mille ans, les personnages sont moins que des fantômes, savoir qui baise qui, qui a baisé qui, qui pourrait baiser qui devient assez vite accessoire tant la langueur et le vide quasi hypnotique s'imposent rapidement comme sujets uniques. Si vous ne pouvez pas blairer Ellis, si vous pensez qu'on peut traiter la vacuité autrement que par la vacuité, fuyez très loin. Si les glaces sans tain (et le fait de ne plus rien à voir à force de se regarder) ne vous font pas peur, laissez-vous faire, souffrir serait indubitablement bon signe.

 

commentaires

en avant la musique

Publié le 11 Septembre 2013 par F/.

Parfois, un type lâche les élastiques au NME. Aujourd'hui c'est au tour de Mike Williams. A propos du AM des Arctic Monkeys (auquel il a mis 10/10 sans hésiter mais c'est bon, on a compris le délire, Pitchfork avait déjà essayé avec Kanye West il y a quelque temps) : "It might also be the greatest record of the last decade." Oui, oui, Mike, calme-toi, prends un verre, respire un grand coup. Certes, Alex Turner reste l'un des meilleurs songwriters en activité et ses lyrics tabassent, mais cet album est juste solide : personne ne se relèvera la nuit pour pleurer en l'écoutant et/ou se sentir en présence du divin. Moi, j'ai quand même l'impression de me taper toujours le même truc, en gros. D'autres avis ?

 


 

Le troisième album de MGMT est un chouette suicide commercial. Zéro single, pas la queue d'un hymne, et une prestation limite chez Letterman en ouverture de promo. Il me semble qu'un sympathique hebdomadaire français (ce devait être Marianne, il faudrait que je retourne dans les chiottes de mes amis pour vérifier mais c'est loin, Marseille), a récemment fait part de sa déception en rappelant que ces mecs avaient écrit Time to pretend en leur temps. Et alors, dude ? Tu attendais quoi ? Un 761e Coldplay ? "Let's make some music, make some money, find some models for wives", c'était une blague, mmmokay ? Ces garçons fabriquent des clips avec des aliens, s'habillent en scooby-gang, font des procès à l'UMP et chantent Your Life is a Lie en souriant avec affectation. Si vous n'avez pas envie de leur faire de gros bisous et de vous jeter par la fenêtre après en fumant un gros spliff, la musique ne peut plus rien pour vous.

 

 


 

Je ne vous parlerai de l'ultime saison de Breaking Bad que quand elle sera terminée et qu'on m'aura posé un pacemaker. Sachez juste deux trucs : la série va entrer dans le Livre des Records comme la plus appréciée des critiques ever, et Saul Goodman ne meurt pas à la fin, vu qu'on cause toujours d'un spin-off.

 

 

 

commentaires
1 2 > >>