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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

crash

Publié le 30 Octobre 2012 par F/.

Ce mois-ci j'ai écrit des trucs pour :

 

J155-COVER fluo

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Ouais, je sais - mais Le Chant du Monstre arrive bientôt, galopins et, du peu qu'on peut en voir sur la page facebook dédiée, il promet d'être monstrueusement beau. (Il va sans dire que nous en reparlerons.)

 


 

Dernières nouvelles d'Alsace : la mer de nuages contemplée hier du haut du Champ du feu s'est gentiment dissipée. Il fait - 2° ce matin, autant dire que c'est ambiance twopique. Bon, et aujourd'hui ? Eh bien, que serait un séjour dans le Bas-Rhin sans une ballade autour du mont St Odile ? Les enfants réclament ça, ils aiment la grotte, le long sentier sinueux, les silhouettes de pierre dans le lointain. Pour ma part, je suis un peu plus prosaïque, et clairement monomaniaque :

 

http://www.lalsace.fr/fr/images/8B588522-2AC7-4D47-9E1B-89BA10A9017A/ALS_03/au-lendemain-du-crash-les-restes-de-l-a320-ecrase-sur-les-pentes-du-mont-sainte-odile-archives-h.jpg

 

Longtemps, très longtemps, je me suis dit que j'allais écrire un roman sur cet endroit - la vie au monastère, quelques personnages cinglés, et le crash en parallèle. Le fait que cette idée demeure au stade embryonnaire est sans doute ce qui me permet de continuer à en rêver, comme si le territoire local, infusé de sacré, de beauté, de quiétude, restait marqué dans mon esprit, cicatrisé par ces deux bornes terribles : le camp d'un côté, que j'imaginais hier encore sous la neige, et le crash, telle une fulgurante et rétrospective intuition.

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chimères

Publié le 29 Octobre 2012 par F/.

Brume glacée sur la plaine d'Alsace. Les maisons les plus proches, une jaune, une rose, une bleue, deviennent des presque fantômes, la ligne des Vosges n'est plus qu'un projet oublié, le peintre du ciel est parti fâché, ne laissant qu'une toile uniformément grise. Il y a quelques jours - ne cherchez pas le rapport - est sortie l'intégrale de La Brigade chimérique, une BD - et une aventure - à laquelle j'ai été immensément fier de participer mais dont le crédit revient surtout à Serge, et à Gess, qui a su mettre ses rêves en images. Gros livre, grand histoire et des bonus en pagaille : je ne vais pas vous faire le coup du "cadeau idéal pour Noël" mais sachez que le tirage n'est pas énorme - et j'ignore absolument si l'Atalante réimprimera en cas de (probable) rupture.

 

La Brigade chimérique - L'intégrale

 


 

Two door cinema club c'est très bien, c'est efficace, ça fonctionne, mais on peut être à peu près certain qu'il n'en restera rien. Il y a quelque chose d'un peu triste dans ce genre de musique : quelqu'un vous donne ce que vous voulez ici et maintenant, puis disparaît dans les limbes, et vous oubliez jusqu'à la rencontre. A ce propos : réécouté The Great Escape de Blur, celui que Damon Albarn considère avec Leisure comme le plus mauvais album de Blur. Le mauvais, je ne sais pas, mais le moins innovant, c'est certain. Il en reste quand même trois ou quatre grandes chansons pop, dont Country House, qui a été un truc très important pour moi, ce qui n'est pas si mal, mais c'est vrai que ça sent souvent la facilité. The Great Escape, c'était l'époque bénie de la guerre contre Oasis (une guerre remportée haut la main par ces derniers, en termes de vente, mais perdue d'avance au plan artistique). J'étais au ski avec David C. et nous demandions à tous les jeunes Anglais que nous croisions de faire le choix. J'entends encore leur accent cockney, bravache : O-a-sis, maaan. Evidemment, Blur était trop smart, trop brillant, trop lisse, trop comme nous ; des mecs qui pouvaient boire et prendre des drogues, mais qui arrêteraient bientôt, juste pour pouvoir continuer à bosser.

 

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this is over

Publié le 28 Octobre 2012 par F/.

Blog en pause abusive pour cause de trucs à terminer - merci de votre compréhension.

 

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A part ça, c'est le temps de séries, en ce moment, et nous nous en réjouissons : Dexter saison 7, Boss saison 2, Homeland saison 2. Le point commun de toutes ces merveilles ? Elles sont construites autour d'un mensonge. L'Amérique n'en finira jamais de parler d'elle-même sous un prisme délirant et schizo mais le regarde reste d'une acuité redoutable. En fait, je suis un tueur (mais j'ai de bonnes raisons pour ça). En fait, je suis un malade en phase terminale (mais vous verrez que ça ne change rien). En fait, je suis un terroriste (mais vous avez tellement besoin de moi). On pourrait, bien sûr, ajouter Breaking Bad : hey, je deale de la meth à grand échelle et c'est votre putain de faute. La seule série qui ne mente pas - et encore, ça se discute - c'est The Walking Dead : parce que ce n'est plus nécessaire. Parce que voilà, c'est officiel, on est tous des morts en sursis.

 


 

 

"Vents humides d'ouest, enneigement précoce en automne : les contraintes climatiques et physiques favorisant traditionnellement les activités d'élevage ont profondément modelé le paysage par la création de larges espaces ouverts offrant encore de nos jours un panorama exceptionnel sur la vallée de la Bruche et la plaine d'Alsace."

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c'est pour qui ?

Publié le 17 Octobre 2012 par F/.

Tiens, en me promenant sur la page Tarifs de la Charte des auteurs jeunesse, je découvre aujourd'hui le passage suivant : "Le tarif des journées de signatures est la moitié de celui des rencontres, soit 203 euros brut la journée et 123 euros brut la demi-journée. Libre à l’auteur ou à l’illustrateur ayant participé à des rencontres associées à un salon d’accepter d’effectuer gratuitement une séance de signatures (une demi-journée de signatures pour une journée de rencontres)." Évidemment, j'avais déjà entendu parler de ça, mais je m'étais jamais demandé concrètement pourquoi ça me trouait le cul à ce point. Maintenant que j'y ai réfléchi, je peux vous en parler. Hey, amis auteurs, 123 euros brut pour trois ou quatre heures de présence, vraiment ? En salaire horaire, c'est beaucoup mieux payé qu'une caissière de supermarché, à ceci près que 1) la caissière, c'est pas vous, c'est le libraire 2) personne ne vient vous insulter, en principe et 3) sur chaque bouquin vendu, vous touchez des droits d'auteur. Alors OK, les dédicaces, ça peut être chiant, y a du bruit, y a des gens, etc., mais primo, personne ne vous force que je sache et secundo, vous n'êtes pas en train de bosser, bordel : vous êtes juste assis sur une chaise avec vos potes, hôtel et restau payés, à attendre que des gens viennent vous dire à quel point vous êtes super pendant que la librairie française essaie de ne pas crever tout en s'échinant à vendre vos livres. Le problèmes des dessinateurs de BD, je l'admets, est un peu différent : dessiner, c'est un boulot, un boulot fatiguant, même, et il y aura toujours des petits malins pour revendre votre taf sur eBay sitôt rentrés chez eux. Là, je peux comprendre. Une autre situation extrême où je peux concevoir qu'on veuille du blé ?

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e5/Geronimo_Stilton.jpg/250px-Geronimo_Stilton.jpg

 

Mais une dédicace d'auteur ? Rappelons à ceux qui l'ignoreraient que l'auteur jeunesse touche, pour une journée de rencontre (= 4 ou 5h, en général), un gentil 3/4 de RSA. Je ne suis pas en train de dire qu'on est riches. Je suis en train de dire que libraire est un métier de passion, que les salons du livre font vivre le livre - j'ai encore pu le constater ce WE à St Etienne - et qu'on devrait tous jouer le jeu sur ce coup-là, ou bien rester chez nous. Vous voulez gagner du fric ? Écrivez des livres qui se vendent.

 

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in its right place

Publié le 12 Octobre 2012 par F/.

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1 - Je chantais/dansais sur Creep dans ma chambre il y a vingt ans. J'étais le 26 mai 1996 au Bataclan pour la première vraie tournée de radiohead en France. J'ai été au Zénith ensuite (deux fois), sous le chapiteau sauvage de la Plaine St Denis, au Grand Rex pour le premier concert absolument mémorable de la tournée Kid A, j'ai été à Bercy (deux fois aussi, dont hier) et j'ai vu un concert de Nîmes retransmis en vidéo dans je ne sais plus quelle salle - bon, je suis sûr d'oublier au moins un truc. Je bossais à peine quand les Inrocks nous ont expliqué que The Bends était un album qui n'engendrerait rien, j'ai téléchargé TKOL depuis la Martinique, chaque fois je me dis que je vais peut-être passer mon tour pour cette fois-ci mais impossible - la musique de radiohead m'a trop suivi partout, c'est juste la bande originale de ma vie.

2 - J'ai écrit un livre sur radiohead pour Librio qui n'a pas été publié à cause d'un changement brusque de ligne éditoriale - et qui est devenu un tiers de Big Fan par la suite.

3 - Radiohead est seul groupe dont j'ai rêvé un album plusieurs mois avant sa sortie (c'était Kid A). Le résultat n'était pas si différent de ce que j'avais entendu dans mon sommeil et en même temps, il n'avait rien à voir. C'était l'époque où France Inter diffusait des chansons en avant-première.

4 - Radiohead est un groupe qu'il est de bon ton de détester : le chanteur a une voix geignarde, ses trucs électro, c'est de la branlette, ils ont pris la grosse tête, <ici insérer n'importe quel groupe prog rock de votre choix> a déjà fait ça il y a vingt ans et en mieux, c'est de la musique de dépressif, etc. Hé, les gars, j'ai une mauvaise nouvelle : on s'en fout.

5 - In Rainbows est peut-être le meilleur album du groupe : un pied dans le passé, un pied dans le futur, un pied nulle part, absolument, c'est bien un extra-terrestre, la synthèse parfaite entre l'émotion, la pop, l'électro et la joie.

6 - Everything in its right place, l'une des chansons les plus étranges du groupe, est devenu un hymne en concert, joué souvent au début ou à la fin. C'est un titre qui relève de la transe. C'est une chaleur intense et le froid d'un autre monde, la familiarité totale et la bizarrerie absolue, la foule qui chante et une solitude de dingue. Le groupe s'en va, les machines jouent toutes seules - pour ce que nous en savons, ça pourrait durer des heures.

7 - Quel groupe, au cours des vingt dernières années, aura pris la décision tacite de ne jamais vous lâcher, de ne jamais cesser d'essayer de vous surprendre, de ne jamais cesser d'aller de l'avant, de ne jamais cesser de tenter des trucs, n'importe quoi, parfois - quel groupe aura proposé le premier une tournée sans sponsor payée par les fans ou un album gratuit, aura refusé la pub, aura laissé ses fans inventer des vidéos, aura cultivé le silence et l'absence comme un instrument de précision poétique ?

8 - Les contradictions de Thom et de sa bande peuvent avoir quelque chose d'irritant. La politique, ou pas la politique ? La gratuité, ou les concerts géants à 70€ ? L'engagement ou le retrait ? Mais regardez les deux décennies écoulées et essayez de me dire qui a tenu le flambeau. Citez un groupe à la hauteur, un seul, un groupe qui aurait vendu des disques, un groupe qui aurait changé tout en restant le même, un groupe qui ne serait pas vautré dans la prétention, qui ne serait pas fourvoyé dans le mainstream, qui n'aurait pas explosé en plein vol - un groupe qui ne serait ni les Stone Roses ni Coldplay ni les Pixies, par exemple, et dont les disques seraient un peu plus écoutables que le dernier album d'Animal Collective ?

9 - Une des raisons qui font de radiohead le, ouvrez les guillemets, envoyez les tomates, meilleur groupe du monde, fermez les guillemets, c'est qu'il possède aussi l'un des meilleurs producteurs, l'un des meilleurs guitaristes (le plus inspiré en tout cas, jetez donc une oreille aux B.O. de There will be blood ou de Norwegian wood) et, assurément, un putain de batteur.

10 - Ajoutez Supercollider à la tracklist de TKOL, play it LOUD et, subitement, vous obtenez l'un des meilleurs albums de l'année 2011.

 

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australia

Publié le 10 Octobre 2012 par F/.

Rappel : je serai à St Etienne ce week-end pour un salon du livre, plus d'infos ici. Je m'étais rendu là-bas il y a deux ans je crois (trois ?) et ça me fait très plaisir d'être de retour, tant il est vrai que le Stéphanois est globalement over-kiffant. Par contre, il n'y aura pas de matchs ce coup-ci. L'apéro a intérêt d'être à la hauteur. La semaine suivante : Troyes. Nous en reparlerons, inch Allah. Je ne consacre guère d'énergie à ce blog ces temps-ci, je vais à peine sur Twitter et juste un peu sur Facebook, sans conviction. L'explication est assez simple (et le deviendra plus encore d'ici quelques mois) : j'ai des masses de boulot en retard. Ah, et cette rentrée littéraire m'a gonflé au-delà de toute expression. A part ça, ma fille s'est barrée dans les Alpes en classe nature en nous laissant un cochon d'Inde sur les bras. Marrant, le cochon d'Inde. J'ai fait des recherches : les sites consacrés au sujet pullulent. Les cobayes y sont baptisés "chons" et leurs adorateurs ont tous l'air de gros débiles adorables spécialisés en déjections microscopiques. On apprend que ces animaux aiment les câlins, qu'ils ont une vessie de la taille d'un petit pois (ce qui les condamne à pisser partout et tout le temps) et qu'ils souffrent de dépendance affective au bout de trois heures sans bisous. En gros, ce sont des petits vieux qui peuvent mordre. Notre cochon d'Inde nous a coûté 171 € de véto dix jours après son arrivée à cause d'un abcès qu'il a fallu enlever. Pour ce que j'en sais, on aurait pu nous demander le double. Bref, nous sommes bien contents et je vous épargne la photo pour l'instant. Musique ? Pas grand-chose d'exaltant à se mettre sous la dent ces temps-ci, mais je n'ai sans doute pas consacré au nouveau Tame Impala l'attention qu'il mérite.

 

 

 

Pourquoi le jardin du Luxembourg sur la pochette, au fait ?

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southland tales

Publié le 5 Octobre 2012 par F/.

Dear diary : ce week-end, je serai à Villeneuve Lez Avignon pour un salon du polar dont les lecteurs de ce blog dénicheront eux-mêmes le lien, à supposer qu'une doucereuse léthargie automnale ne réduise pas leur volonté en cendres cotonneuses. En attendant, j'écoute Taken by trees et j'adore ça et c'est tout ce que tu tireras de moi aujourd'hui. Soyons clair, dear diary : j'adorerais, par exemple, pouvoir te parler en long et en large de Joseph Anton, mais ça ne va pas être pour tout de suite, attendu que j'ai un peu trop de boulot en ce moment - un peu trop comme dans "oh my god, efforçons-nous de faire baisser immédiatement ce rythme cardiaque". Dans ce contexte, tu l'imagines bien, je n'évoquerai pas non plus Porto-PSG ou les présidentielles américaines. En revanche, je me permets de te signaler que je serai à St Etienne la semaine prochaine, et à Troyes celle d'après, alors merci de sauter de joie, c'est cool.

 

 

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monstres et merveilles

Publié le 1 Octobre 2012 par F/.

Pour emboîter le pas à mon camarade André-François Ruaud, ami de longue date et compagnon de plume, je me permets de signaler à votre attention la naissance de notre petit dernier, présent dès le 3 octobre dans toutes les bonnes crémeries : Le Grimoire des Fées et lutins, et autres minuscules créatures. Le Grimoire de Merlin ayant par ailleurs été réédité, notre collection commence à avoir fière allure.

 

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A part ça, je porte la dernière touche au premier jet de Ta mort sera la mienne, mon second thriller Sonatine, et je serai ce week-end à Villeneuve lez Avignon pour le Festival du polar.

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