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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

into the woods

Publié le 22 Décembre 2011 par F/.

Relu hier, entre deux bus, L'Adversaire de Carrère. Mauvaise idée, ai-je réalisé au moment de prendre place dans le canapé du salon pour regarder un dessin animé avec les kids (ceux qui connaissent l'histoire sauront de quoi je parle). C'est très bête mais, la dernière fois que j'ai lu ce livre - peu de temps après sa sortie -, mes enfants n'étaient pas encore nés, et toute cette histoire m'était passée un peu au-dessus de la tête. Mon indifférence d'alors me stupéfie. Ce bouquin est quand même d'une dureté effarante : cette impuissance à circonscrire le Mal, c'est le Mal lui-même, il me semble, celui dont le visage ne se dévoilera jamais. L'air devient plus froid, lorsque l'on tourne ces pages. Par ailleurs, et même si c'est presque anecdotique, il est frappant de voir à quel point Carrère ne peut plus parler de lui qu'en parlant des autres, désormais : depuis L'Adversaire, il n'a pas écrit le moindre roman. Son Romand à lui, si je puis me permettre cette licence lacanienne facile, sera libéré en 2015. On n'ose y penser. A signaler une recension précise et passionnante du procès ici.

 


 

En parlant de Mal : il y a deux nuits, j'ai fait un rêve tellement puissant et précis que je me suis demandé si mon subsconscient n'essayait pas de me suggérer d'écrire un roman en particulier - un roman dont l'idée même ne m'aurait jamais effleuré l'esprit, bien sûr. Si c'est le cas, on va bien se marrer : à tous les égards (personnage principal, structure, tonalité), cette story-to-be ne ressemble à rien, mais rien, de ce que j'ai pu pondre en treize ans.

 


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trois vidéos pour Noël

Publié le 22 Décembre 2011 par F/.

Rien de particulier, des choses dont j'ai déjà dû vous parler sans doute, mais voici trois chansons qui, enfin bref.

 

 

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top 10 singles 2011

Publié le 21 Décembre 2011 par F/.

 

 

Cliche - The Shoes

Switchblade Smile - Kasabian

My country - tUnE-yArDs

So American - Portugal the Man

Lotus Flower - Radiohead

Rearrange - Miles Kane

Video Games - Lana Del Rey

Future starts slow - The Kills

Lonely Boy - The Black Keys

She wants - Metronomy

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top 5 romans 2011

Publié le 21 Décembre 2011 par F/.

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top 5 albums 2011

Publié le 21 Décembre 2011 par F/.

(in no particular order)

 

Smother - Wild Beasts

 

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Parallax - Atlas Sound

 

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Kaputt - Destroyer

 

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Burst Apart – The Antlers

 

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The Rip Tide - Beirut

 

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presque Noël

Publié le 20 Décembre 2011 par F/.

La vidéo de Born to die, le nouveau single de Lana Del Rey (la sensation 2012 annoncée, pour ceux qui auraient passé ces dernières semaines dans l'orbite de Jupiter - ce qui ne veut pas dire que ça doive vous plaire) a été tournée par Yoann Lemoine au château de Fontainebleau. Il y a des tigres dedans, et des symboles, oula.

 

 


 

A peine avais-je introduit la clé dans la serrure de notre sweet home, dimanche soir, que le téléphone sonnait. C'était le délicieux François Place (dont la non moins délicieuse épouse fréquente trop assidûment ce blog pour son propre bien, si je puis me permettre), muni d'un exemplaire dédicacé de ceci :

 

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Une merveille, à de nombreux égards, mais le mieux, je crois, c'est d'avoir François chez soi : rigolard, débonnaire, heureux, en somme. Le sourire de cet homme devrait être remboursée par la Sécurité sociale, en somme. D'ailleurs si je suis élu, etc.

 


 

La veille : Parc Astérix avec les enfants, offert par la boîte de ma femme. Il y a des montagnes russes sympa au Parc Astérix. En fait, sympa si votre fille de neuf ans ne se met pas à hurler en disant qu'elle va mourir oh je vous en supplie arrêtez ça je vous en supplie oh non mon dieu. A part ça, c'est un peu cheap, beauf, bon enfant : gaulois, quoi.

 


 

Pendant que vous êtes en train de vous la couler douce, il y a des gens qui essaient de réserver un trip en kayak pour quatre dans les Everglades en février, et c'est pas de la tarte, figurez-vous. Avant-hier, devant un PSG-Lille d'une affligeante mollesse, nous avons erré gentiment sur un site qui répertoriait les accidents impliquant des alligators. Je suis déçu : zéro mort depuis des lustres, et "accident grave", en gros, c'est un mec qui se fait mordre la main après avoir nagé bourré dans un marais opaque à la nuit tombée en écrasant des oeufs. Les serpents, c'est mieux : sept espèces mortelles en Floride, dont certaines sucspetibles de se glisser sournoisement dans votre jardin - on sent un réel potentiel.

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usage de faux

Publié le 16 Décembre 2011 par F/.

Après Mayenne et Evron hier, j'en ai terminé pour cette année avec les interventions en collège et lycée. Je ne m'en réjouis pas spécialement ni ne m'en félicite mais écrire, c'est bien aussi - bien dans le sens "vital", à présent que j'y pense.

 


 

J'ai tenté de suivre jusqu'à son terme le débat "thriller / polar - bons romans / mauvais romans - ligue / pas ligue - si tu critiques mes livres avec une idée derrière la tête tu es une raclure de fasciste et je vais te casser la gueule, dude", et je dois dire que je suis fier de moi parce que j'y suis quasiment parvenu. En revanche, je n'ai pas appris grand chose que je ne sache déjà.  Oui, il existe bien une sorte de "fracture sociale" du livre ici-bas, qui concerne auteurs et lecteurs, les bouscule dans leur rapport à l'art, le plaisir, la beauté, la frontière est floue mais réelle, et chacun est ravi d'appartenir à un camp ou à l'autre - c'est comme en politique : on se sent exister. A la fin, quelqu'un propose toujours d'arrêter les insultes et de passer à l'alcool ; je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle. "Happy the man and happy he alone, Who in all honesty can call today his own" - The Booklover, Divine comedy. 

 


 

Dans la série expérience limite, la saison 6 de Dexter vaut également son pesant de cacahouètes. A quoi carburent les scénaristes, sérieusement ? S'agit-il d'une sorte de pari ? De course-suicide vers le néant dramaturgique ? Le réalisme psychologique, si tant est que cette notion ait jamais eu un sens, n'a certes jamais été le fort de la série mais là, ça dépasse tout - ou plutôt rien. La question du Mal, la seule qui vaille, en vérité, est totalement laissée de côté, et le show apparaît enfin sous son jour véritable : celui d'une potacherie très vaguement sulfureuse, "le Mal pour les nuls" écrit par un publicitaire que le sujet, au fond, n'intéresserait nullement. Oh, dingue : un serial-killer qui s'inspire du Livre de l'Apocalypse ! On se demande où les créateurs vont chercher tout ça. Alala oui, mais attention : là, le tueur, il ne veut pas tuer, il veut faire passer un message. Euh... Et il ne peut pas juste écrire une lettre ? Ah non ! Le studio a acheté quarante hectolitres de faux sang à une fabrique mexicaine, il faut rentabiliser cette merde, maintenant. Bon, ça reste sympa à regarder, il y a quelques passages plus ou moins volontairement marrants mais, définitivement, Dexter est à la métaphysique appliquée ce que Lady Gaga est à la pop-music et du coup, je m'endors un peu trop souvent.   

 

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Nous avions vu Mina Tindle en première partie de Beirut. En accoustique, c'était mieux bien sûr : plus spontané, plus innocent, Mina était moins connue, nul producteur n'avait encore mêlé son souffle fétide à sa voix d'ange. Tout ceci est en train de changer. Alors ok, c'est très Paris 11, c'est de la musique automne / vin rouge, ça ne change pas la face du monde, si vous voulez, mais Pauline est française, ouais, nous manquons de joie et de joyaux ces temps-ci et, s'il reste un peu de normalité en ce monde, cette petite fée-là devrait très vite gagner en envergure.

 

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on the shoulder of a giant (quelques heures avec David Mitchell)

Publié le 14 Décembre 2011 par F/.

J'avais fini Les Mille automnes de Jacob de Zoet hier dans le train qui me ramenait de Roanne ; j'ai rencontré l'auteur aujourd'hui. Nous nous étions déjà rencontrés il y a deux ans à l'occasion de la sortie du Fond des forêts, son précédent roman, et je gardais un souvenir un peu féérique de ce moment : un hiver glacé, un livre d'hiver, une prose langoureuse, et cet auteur au regard pénétrant, d'une gentilesse exquise. David Mitchell se rappelait ce jour aussi, à ma grande suprise, et dans les moindres détails : les questions que je lui avais posées, le restaurant cosy où nous avions déjeuné, etc. Notre seconde interview a duré une heure. Quand nous en avons eu terminé, David a proposé que nous allions manger ensemble, sans témoin. "I'd like to have a talk which would not be an interview." Nous avons rejoint un restaurant qu'il connaissait, non loin de la Coupole. David ne parle pas français, et est affligé du  même défaut d'élocution que le personnage de son précédent roman, quoiqu'à un niveau tout juste perceptible. Cela lui donne le temps de penser ses phrases, de les polir. Elles sonnent toujours juste. Pour le reste, c'est le gentleman anglais tel qu'on se l'imagine : incroyablement attentioné, et d'une humilité sidérante. Il faut dire, à l'attention de ceux qui l'ignoreraient encore, que David est l'un des rares génies littéraires actuellement en activité, comparé ici et là, au hasard, à Vladimir Nabokov ou à Salman Rushdie (mon avis étant qu'il est bien supérieur à Rushdie, mais passons), et âgé d'à peine quarante ans. La lecture de Mitchell, comme celle de Nabokov, rend heureux : c'est là une magie rarissime. La lecture de Mitchell, pour le dire autrement, peut mettre fin à un débat ennuyeux sur la subjectivité critique. Il faut lire ses romans à voix haute pour comprendre. Votre esprit est une plage, sa langue est une vague douce.

 

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Déjeuner, donc. Nous parlons de nos enfants, qui ont exactement le même âge, de sa femme, japonaise, de Los Angeles & de géographie mentale, de fantômes, du temps qui passe, de google map, de la façon dont nous écrivions, du Liverpool FC, de Blue Jay Way - un peu, et à sa demande. A un moment, mon téléphone sonne. Je regarde l'écran. "Si c'est ta femme, réponds." Plus tard, nous commandons un café gourmand et jouons (à sa demande toujours) les desserts à pierre-papier-ciseaux. Côtoyer un tel personnage, ne serait-ce que quelques heures, équivaut pour moi à un véritable rituel de purification mentale. D'écrivain, je redeviens fan. Comment peut-on être aussi foutrement doué et aussi simple, gentil, attentif ? Je sais, je sais, c'est une question idiote : il était comme ça avant et le succès ne l'a pas changé parce qu'il est trop intelligent et trop humain pour se laisser prendre à ce piège-là. Tout de même, je reste ébahi - tout comme je demeure sans voix devant le relatif insuccès de cet homme en France - lui dont les ventes se chiffrent en centaines de milliers d'exemplaires outre-Manche et dont le magnifique Cartographie des nuages va être adapté au cinéma par les frères Wachowski, lesquels décrivent le résultat (le tournage s'est achevé il y a peu) comme un monstre gentil à mi-chemin entre Lawrence d'Arabie et 2001 l'Odyssée de l'espace. Nous prenons un taxi. "Occupe-toi de tes enfants, me conseille David. La littérature n'est pas si importante." J'ai envie de le contredire. Le monde a besoin de ses livres. Au moment de nous quitter, devant le musée de la photo près de la rue St Paul, il me serre dans ses bras, spontanément. Je mesure ce que ce geste lui coûte, et ce qu'il signifie. "A bientôt." Il faisait beau, aujourd'hui - un mercredi parfait. Interview et critique des Mille automnes de Jacob de Zoet... bientôt, ici-même.

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R(en)aison et sentiments

Publié le 14 Décembre 2011 par F/.

J'ai un sacré historique avec le Collège de la Côte Roannaise : il y a deux ans, des volontaires du club lecture local avalaient, à toute vitesse, trois nouvelles de La Vie extraordinaire... en blind pour vérifier que l'une d'elle était bien tout public (elle l'était ; ça m'a bien aidé - on peut trouver une trace de cet exploit dans la page "remerciements" de l'ouvrage en question). Je suis retourné à Roanne hier, pour la journée entière, et avec un plaisir intact. Le club lecture de Christelle à Renaison, c'est une horde de lecteurs enthousiastes, des garçons qui laissent tomber le foot pour se consacrer à la lecture, des filles qui lisent David Mitchell parce qu'elles ont parcouru mon blog, des questions inédites, des jugements éclairés, une maturité et une fougue quasi jamais vues ailleurs. Si tous les collèges de France était comme ça, je vous le dis, les amis, l'avenir de ce pays serait assuré. N'empêche qu'avec tout ça, j'ai paumé mon écharpe.

 

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Aujourd'hui : David Mitchell. Demain : Laval. Vendredi : Hugo Cabret ze film. Samedi : Parc Astérix (don't ask, please ; ceci étant, il n'est pas exclu que je livre à votre sagacité avide, le moment venu, un récit circonstancié de ce qui s'annonce comme une grande aventure moderne). Dimanche : brunch chez auteur blonde, cheveux courts, atrocement douée. Groupe sanguin de l'entourage et détails additionnels disponibles sur simple demande.

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mon épée dans ton oeil

Publié le 12 Décembre 2011 par F/.

Je viens d'entamer un atelier d'écriture avec une classe de lycée pro de Maison-Alfort. Si l'auteur de l'article sur les auteurs jeunesse nantis qui, sous couvert de mission culturelle, font en réalité leur promo se trouve dans les parages, je l'invite à se manifester. Je l'attends sur le pré à l'aube, au jour de son choix (sauf demain, parce que j'ai un train à 5h53 pour Roanne - autre intervention, sorry).

 

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Entre gens bien élevés, il y a toujours moyen de discuter.

 


 

A ce sujet, on notera sur facebook la récente résurgence, à propos de la Ligue de l'Imaginaire, du fameux débat "peut-on critiquer tout, comme on veut, sous n'importe quel prétexte, et en se montrant méchant, partial, partisan, etc. ?" Ceux qui me connaissent un peu savent qu'à cette question je réponds "oui" (tout comme je réponds "non" au mythe selon moi hautement néfaste du tout-se-vaut-chacun-ses-goûts) - un point de vue qui n'empêchera pas le monde de tourner, de toute façon, et n'entend nullement occulter le fait que les auteurs incriminés, parfois, ne pas sont pas satisfaits et contre-attaquent, grr.

L'objet du délit se trouve ici. Pour tout un tas de raisons, au premier rang desquelles le temps et l'amour de mon prochain, je n'ai guère l'intention de prolonger le débat via les commentaires de ce blog. Que cela ne vous empêche pas de jeter un oeil et de rebondir si le coeur vous en dit.

 


 

Rémi Pépin est l'homme qui réalise les couvertures des (entre autres) éditions Sonatine. Pourvu d'un sens de l'humour déplorable et d'un passif punk récemment signalé à nos services, il est promis à une éradication prochaine. En attendant, on peut admirer une partie de son travail ici. Sale type.

 


 

Dominique de Villepin se présente aux élections présidentielles. Dans sa poésie dénudée, cet événement est presque un instant zen.

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