Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

justin bieber est mort

Publié le 28 Février 2011 par F/.

Ben non, même pas : autant dire que cette journée aura été pourrie de bout en bout. Le festival a commencé au réveil. D'un commun accord avec nous-même, nous étions convenus de dormir plus tard ce matin. Munis de perceuses, des voisins facétieux en ont décidé autrement. Vaguement désoeuvré, je m'en vais traîner sur actusf. Toujours, sur le forum, les mêmes deux ou trois pénibles, exerçant un patient mais irrésistible travail centrifuge. (Un nouveau jeu, en passant : couper court aux discussions gênantes en arguant quon s'en fout parce qu'il se passe des trucs bien plus graves ailleurs (Libye, etc.). Je trouve ça, à vrai dire, d'une connerie assez brutale.). A ce rythme, on peut prédire à nos amis science-fictifs le même destin que celui du cafard cosmique (dont je regrette, à titre personnel, la disparition). Bon sang, qui va m'apprendre la vie, à présent ? Je sors. Il fait plus froid que prévu. Queue à la Poste. Le recommandé, reçu le jour de mon départ, a été renvoyé ce matin à son expéditeur, dont l'identité demeure un insondable mystère : logique. Baste ! Allons nous consoler chez Atout Livre. Ah non : la librairie est fermée aujourd'hui pour inventaire. Marchand de journaux, alors ? Pas vraiment non plus. Je voudrais acheter un magazine mais il me manque 40 centimes. Appelons action-visa pour la Chine. Hum. Le téléphone ne marche pas. Je pourrais insulter les gens d'Orange mais je me sens un peu las - rapport à la perceuse. Cool, le téléphone remarche. Certes, mais action-visa est maintenant en pause. Je les rappelle plus tard. "Vous avez marqué "écrivain" sur la fiche ? "Oui, bredouillé-je. "Ah. Il va falloir ecommencer. Vous comprenez, les écrivains, la Chine, tout ça." Dans un coin du salon, la malédiction-du-jour agite mollement ses tentacules et m'adresse un sourire édenté. Relever mes mails pourrait être une bonne idée, mais il faudrait 1) que quelqu'un m'en envoie 2) que ma connexion ne saute pas toutes les cinq minutes 3) que mozilla consente à rester tranquille. Ah, chouette : un déménagement devant chez moi. Les types posent des cartons devant la porte. Oh, un mail : "la location que vous aviez demandée pour cet été est hélas indisponible". Okay. Je ne vais pas essayer de lutter vainement. Je suis déjà heureux de pouvoir écrire ces lignes sans qu'overblog ne fasse faillite, sans qu'une attaque cérébrale me saisisse, sans que le réseau mondial ne disparaisse dans une explosion funeste. A votre place, je réfléchirais un peu avant de laisser un commentaire.

 

http://evariste.hautetfort.com/images/medium_cafard.jpg

commentaires

martinique (5)

Publié le 26 Février 2011 par F/.

So long, Fort-de-France. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce compte-rendu n'aura pas été si fourni ou tragiquement hilarant que je l'avais imaginé/espéré/redouté. La faute à l'amitié, sans doute : parce qu'en définitive, nous avons passé notre temps à faire des trucs, à être entre nous, à glander gentiment, à établir des mises au point et à nous égarer dans d'obscures et magnifiques discussions vespérales auxquelles aucun blog au monde ne saurait et ne devrait rendre justice. Restons honnêtes, nous avons appris deux choses au moins :  nous savons vivre ensemble, et les répulsifs anti-moustiques ne marchent pas. Pour le reste : dernière rando, il y a deux jours, dans le nord de l'île, avec Rachel, Ross et Rachel Jr. Nulle mygale matoutou en vue - chronique d'une rencontre manquée. En revanche, Rachel prétend avoir aperçu, sur la plage, le sosie de Robert Redford à 30 ans (comprenez : quelque obscur bellâtre défiguré par une exposition exagérée au soleil et une consommation intempestive d'herbes naturelles). Des awards ont été distribués hier soir, en même temps que les César, mais sans tapis rouge, et sans "la-guerre-c'est-mal". J'ai remporté celui du mec le plus souvent vissé à son PC - titre conquis de haute lutte, reconnaissons-le - et je tiens à remercier mes éditeurs, sans lesquels rien n'aurait été possible. Monica a fait la cuisine pendant deux semaines. Chandler s'est montré un père exemplaire. Rachel a fait étalage de ses compétences diplomatiques. Phoebe est restée maîtresse d'elle-même, comme toujours. Et Joey m'a appris plein de chansons de rugbymen. Je ne vais pas parler ici des enfants, créatures perverses et chroniquement indisciplinées qui font notre joie constante. J'aime ce que nous sommes, simplement, je suis au regret de le reconnaître, j'aime cette île, ses habitants, ces 29° de moyenne et cette putain de piscine, et je saborde cette chronique avant de verser dans le sentimentalisme le plus écoeurant, tant qu'un reliquat de décence m'incite encore à m'y contraindre. J'allais dire : rendez-vous en Chine, dans trois semaines, pour la suite de mes aventures. Mais ça, amis démocrates, c'est pas encore gagné.

 

http://idata.over-blog.com/2/12/10/20/coucou/coucouF0782.jpg

 

 

commentaires

martinique (4)

Publié le 22 Février 2011 par F/.

L'autre jour (il n'existe pas de vendredi ou de lundi ou quoi que ce soit de ce genre en Martinique : seulement "demain", "hier", "avant" ou "fait chier plus que quatre jours"), l'autre jour, disais-je donc avant d'être grossièrement interrompu par moi-même, nous sommes allés nous promener en forêt. Etaient excusés : Chandler, Chandler Jr, et Phoebe, qui avait sans doute peur d'abimer ses chaussures avait mal à la tête, oh oui. Pour commencer, nous avons été faire les dingos dans une cascade défendue par des crabes, ce qui a permis à Joey d'exhiber une musculature à ceux qui veulent lui casser la gueule rapport aux razzies - hein ? mais non je ne l'ai pas dit. Après quoi nous sommes descendus à la file indienne, indienne, indienne, sur un chemin que j'aurais volontiers qualifié de boueux si l'adjectif "boueux" n'avait pas revêtu un sens radicalement nouveau quelques dizaines de minutes plus tard. Au début, tout allait bien : ignorant les moues consternées de son épouse, votre serviteur chantait Le dimanche à Bamako à tue-tête en mode "seul au monde" lorsque des touristes ont croisé notre route. Excusez-le, a dit Rachel. Oh non, a répondu une dame : j'aime bien cette chanson. Et toc. Mais ensuite, il s'est mis à pleuvoir. La plupart du temps, le grain martiniquais de la saison sèche dure deux minutes : j'ai lu ça dans un guide. Là, c'était plutôt deux heures avec le ciel qui s'ouvre en deux et lâche tout ce qu'il a. Monica a réussi à regagner la voiture en premier sans la moindre tache de boue sur ses chaussures, ce qui confirme, si besoin était, ses origines extra-terrestres. Then : excellent restaurant au milieu de nulle part et daïquiris furieusement chargés, dont la dégustation jette une brume rétrospective sur la suite des événements. L'après-midi, nous sommes allés à St Pierre voir les restes du cachot de Cyparis, dont l'histoire - éruption + Barnum - constitue une sorte de roman clés-en-main ridiculeusement méta-machin-chose (ne vous énervez pas, j'ai déjà posé une option). Monica nous a payé des glaces, les garçons ont admiré une boutique de cercueils et les filles ont acheté des boucles d'oreille dans un but connu d'elles seules.

 

http://www.dinosoria.com/climatique/mont-pelee-3.jpg

Les autres jours : plages diverses, et piqûres d'oursins pour votre humble chroniqueur. Conseil d'une Martiniquaise : il faut pisser sur les blessures. Rires, applaudissements, fuite éperdue.

commentaires

long live the king

Publié le 20 Février 2011 par F/.

The King of Limbs est, pour radiohead, l'album de l'apaisement. On y retrouve un groupe au sommet de son art, totalement décomplexé, indifférent à la critique, et des morceaux servis par une production d'une impressionnante richesse, fonctionnant par couches successives. Ainsi, chaque nouvelle écoute apporte de son lot de surprises et ce qui semblait aride au départ, voire désincarné, devient chaud et lumineux. Ceux qui espéraient encore un OK computer n'ont vraiment rien compris à Thom Yorke et sa bande. Jamais, dans l'histoire de la pop-music récente, la discographie d'un groupe ne s'était autant apparenté à une trajectoire. L'album lui-même est un chemin de forêt sombre, troué d'émouvantes éclaircies : Lotus Flower, Codex, Give up the ghost et Separator comptent au nombre des chansons les plus mélancoliquement belles de radiohead, comme un chemin s'ouvre, s'élargit et s'innonde pour finir d'un crépuscule doré. Les contempteurs habituels camperont très certainement sur leurs positions. Who cares ? Le buzz dantesque qu'ils reprochent au groupe, ils ont été les premiers à le créer et à l'alimenter. Yorke et consorts, eux, sont déjà loin. Et nous continuerons à les suivre en aveugle.

 

Savernake Forest

commentaires

king of limbs

Publié le 19 Février 2011 par F/.

On serait donc quelque part entre Amnesiac et In Rainbows. Mon avis, à ce stade, et après trois écoutes nocturnes, est que je n'ai pas encore vraiment d'avis. 

 

commentaires

martinique (3)

Publié le 17 Février 2011 par F/.

Le lecteur attentif observera qu'une dizaine d'années au bas mot se sont écoulées depuis mon post précédent. "Ah ouais et c'est quoi ton excuse pourrie steuplé ?" éructera-t-il probablement, lippe frémissante, non sans planter son couteau de boucher dans notre table en bois clair. Simple : ici en Matinik, une sorte de force invisible et vicieuse empêche l'honnête citoyen de frapper les touches de son ordinateur pendant la majeure partie de la journée. En métropole, on appelle ça la flemme. Ici, on appelle ça la chalè. C'est quand il fait chaud, quoi. Quoi vous dire, aimable vagabonds du ouèbe ? L'autre jour, nous décidons d'aller dans la forêt pour nous baigner dans une cascade. Il y a deux routes possibles. L'une est large, fréquentée, basique. L'autre est sinueuse. Spectaculaire. Attirante. Monica - notre caution esthétique et pratique, a.k.a Jane Austen - suggère la deuxième. Nous suivons son avis avec enthousiasme. A hauteur de Gros-Morne (qui n'a jamais, contrairement à ce qu'on pourrait penser, été baptisée ainsi en l'honneur d'Edouard Balladur), nous demandons des indications supplémentaires. C'est un exercice de haute-voltige car, en règle générale, depuis que nous sommes ici, les locaux commencent par nier purement et simplement l'existence des endroits que nous cherchons. Ici, ils ne nient pas. Mais la route est barrée, nous avertissent-ils, goguenards. Ah ah, and so what ? répondons-nous intérieurement. Nous la prennons quand même. La forêt évoque Jurassic Park (dixit Ross) ou Mon voisin Totorro (dixit Monica). Quoi qu'il en soit, il pleut. Phoebe déprime. Chandler est mutique. La route est barrée à mi-chemin. Des ouvriers, très manifestement défoncés, travaillent à quelque projet obscur dans la moiteur d'altitude et observent nos alles-et-venues avec commisération. Nous redescendons. Rock 'n' roll, en quelque sorte. Ensuite, Rachel, Ross, Rachel Jr, Ross Jr et Joey Jr vont à la plage : cela consiste à descendre une route escarpée et solitaire dépourvue de toute indication.

 

http://www.photoway.com/images/martinique/MART05_461-randonee-anse-couleuvre.jpg

 

En chemin, nous croisons un Bernard l'ermite. Joey Jr est flippé de sa race. Tout de suite après, il tombe amoureux. La plage est totalement déserte. Ah oui mais il y a des algues. "Les algues me rendent hystérique" décrète Joey Jr, onze ans. Nous repartons, ensablés, meurtris, étrangement joyeux. Somme toute, une bonne journée.

Par la suite, il est important de le signaler, nous mangeons des hamburgers dans un boui-boui du François tenu par une naine toute de rose vêtue. David Lynch n'est nulle part. Primordial aussi : deux lézards habitent la villa. Brad et George sont leurs noms. Notre présence est tolérée, ici. Will you please excuse le caractère légèrement décousu de ce post ? Il est 7h25 du matin. Phoebe lit ce roman sur la vie sexuelle des super-héros. "C'est très mélancolique" affirme-t-elle. Effectivement, Batman meurt à la moitié du livre, victime d'un fist-fucking (d'après ce que j'ai compris)(mais peut-être que Phoebe se vante un peu). Nous découvrons d'autres plages. 35°C à l'ombre, quelques poissons hagards, toujours le désert. Où sont les touristes ? Joey coupe du pain. Il y a une explosion, le pain devient tout noir, les plombs ont sauté, youpi. L'espace d'un instant, nous pensons que Joey est un super-héros. En fait non, il a simplement coupé le fil du grille-pain. Chandler, lui, est à la cool. Son objectif est de ne pas prendre la voiture - jamais, plutôt crever. Il accepte cependant d'aller à Fort-de-France avec les girls, qui le larguent sur une plage où un homme, d'après ses dires, joue du Metallica au sitar. Grande joie. Retour. Piscine. Monica prend son quatre heures : poulpe, oeuf dur, pastèque, la Sainte Trinité. Ross écrit des synopsis semi-secrets. Rachel blondit, se lève en dernier et se moque : fidèle à sa légende. Un psychopathe passe la tondeuse à 7 heures du matin. Nous cueillons un fruit plus dur qu'un caillou, impossible à indentifier. Rachel Jr passe ses journées dans la flotte. Nous squattons les transat de l'hôtel où est descendu Nicolas Sarkozy. Pas de discussion politique. Nous envisageons de regarder OSS117 : Rio ne répond plus. mais c'est trop fatiguant. Nous allons nous coucher. Un enfant tousse. Un autre pleure parce qu'il s'est cogné. Le soleil est un yo-yo agité dans les ondes tièdes du jour. Chandler est devenu barman. Nous croisons un crabe vivant, vindicatif, d'eau douce. Nous croisons un crabe mort. "Ah, dégeu" comment Joey Jr. Les super-héros continuent de vie-sexueller. Ross ne lit rien. Il écrit on ne sait quoi. Son blog ? Vendredi. Le jour du poisson, des cascades, des plages noires et hantées et pulvérulentes (je voulais juste placer ce mot, merci). Nous attendons la femme de ménage. Non, en fait, nous ne l'attendons pas : nous espérons partir avant qu'elle arrive. C'est toujours triste, une femme qui pleure.

commentaires

martinique (2)

Publié le 14 Février 2011 par F/.

Arrivé à ce point de mes pérégrinations para-littéraires, je me rends compte à quel point s'engager dans cette chronique était une fausse bonne idée. A cause du rhum, principalement : c'est qu'il y a parmi nous des gens qui boivent. Beaucoup. Une triste histoire que cet alcoolisme récurrent - aussi triste et vieille que la 5e république. De la soirée que nous avons passée hier, par exemple, je ne pourrais rien raconter sans utiliser les mots bordel, record, vomi, déprime, amour, métaphysique et citron. Croyez-moi, il existe des moments où le silence est la seule option.

Hier, nous nous sommes rendus au marché aux poissons du Vauclin. Comme prévu, il n'y avait pas de poissons. Seulement des fruits. Par exemple, nous avons acheté une pastèque à 17 euros : cymbale, applaudissements. Après quoi, un peu plus au sud, plage-masque-&-tuba. Etaient présents : Joey, Phoebe, Rachel et votre serviteur. Joey s'est raclé le ventre sur un rocher, votre serviteur s'est éclaté le genou, Rachel a vu des langoustes. Phoebe, elle, n'a rien vu du tout car elle est restée sur le rivage, stressée à mort par les puces de mer, dont on connaît la férocité proverbiale.

Aujourd'hui, autre plage : anse des salines. Très bel endroit, palmiers, grosses lames. Ross Jr a failli mourir une dizaine de fois. Son grand jeu : avancer dans les vagues, s'en prendre une bonne en pleine face, pleurer, quitter les lieux en maudissant la terre entière, pleurer encore, renifler, cracher, puis tourner la tête vers le large et prononcer la phrase magique : "je veux y aller encore."

La phrase du jour : Fuck the shut up (voire chapitre "alcool").

La vedette du jour :

 

http://voyageaucoeurdesiles.blogs-de-voyage.fr/media/02/00/2015799553.JPG

 

Le manicou, ladies & gentlemen ! Particularités : suicidaire. Git généralement sur les routes, entrailles à l'air.

Faits divers : trop nombreux pour être passés en revue. Citons néanmoins un vol vespéral de gâteaux à la noix de coco (voir : manicou), une chute-surprise de scarabée noir et une chanson de Dalida avec chorégraphie. Un heureux hasard fait que ces trois occurences concernent une seule et même personne. Je balancerais bien mais j'ai besoin d'amis jusqu'au bout, on ne sait jamais ce qui peut se passer. Ici Koh-Lanta, à vous les studios.

 

commentaires

martinique (1)

Publié le 11 Février 2011 par F/.

Ce post inaugure une chronique martiniquaise à caractère iconoclaste. Vous y trouverez : de l'aventure, du rhum, des mygales (j'espère), des coups de soleil, des moments de décontraction stérile, de savoureuses anecdotes à teneur culturelle et toute une série d'autres conneries fatalament imprévisibles. Durée de la punition : deux semaines.

Pour les besoins de la cause, tous les personnages de cette saga seront soigneusement renommés. Nous aurons donc : Rachel et Ross (votre serviteur), Chandler et Monica, Phoebe et Joey. Par souci de commodité, nous admettrons que Phoebe et Joey sont ensemble. A ces six adultes s'ajouteront quatre enfants : Rachel Jr, 8 ans, Ross Jr, 5 ans, Joey Jr, 11 ans et Chandler Jr, 3 ans.

Le camp de base est cette villa :

 

http://www.martinique-prestige.com/pics/villa_la_suze/villa.jpg

 

Donc, nous sommes bien arrivés, merci. Pourtant, nous avons failli périr dans un crash d'avion : c'est Joey et Phoebe qui le disent. A chaque fois que le Boeing tremblait un peu, ils se tenaient la main et arrêtaient de parler. A un moment, j'ai fait une prière, ah, ah, un véritable boute-en-train. Joey et Phoebe n'ont pas rigolé des masses : il semblerait que leur sens de l'humour se soit évaporé quelque part à 12000 mètres d'altitude. Bref. Pour les égayer, j'ai passé en revue quelques sympathiques catastrophes aériennes de mon cru - pendant six heures environ. Du coup, l'arrivée était carrément banale

Hier soir, la quête de la villa a été compliquée par le fait que cette dernière avait été entièrement repeinte dans une couleur que nous qualifierons poliment de rose. N'écoutant que notre épuisement, nous avons néanmoins pris possession des lieux et les filles sont allées faire les courses tandis que les garçons se sont engagés à "gérer la maison". Gérer la maison consiste à plonger dans une piscine à 27°c avec quatre enfants rendus hystériques par huit heures de vol sans sommeil : c'est un exercice qui réclame des nerfs d'acier. Après quoi les filles sont revenues, Chandler Jr a décidé qu'il n'allait pas dormir tout de suite et Chandler senior, un peu las, a confectionné une première et fulgurante série de ti punch. Conséquence : tout le monde était rincé et est parti se coucher à 9 h heure locale. Conclusion : je suis maintenant réveillé depuis 4h et je tape ces lignes comme un con, observant les étoiles et guettant un improbable lever de soleil.

A l'étage, Joey Jr et Ross Jr jouent à la console, furtivement, croyant que personne ne les entend. Je n'ai pas le coeur à aller faire la police : après-tout-je-veux-dire-c'est-les-vacances-quoi-merde.

commentaires

here he comes

Publié le 8 Février 2011 par F/.

http://www.fleuvenoir.fr/site/cmsdata/blog/image/2090515720250732011/image/elric.jpg

commentaires

Elric - un extrait

Publié le 8 Février 2011 par F/.

Assise à son chevet, la servante retroussa la manche de sa tunique et dénuda sa maigre épaule entourée d’un bandage. L’albinos se redressa, étonné. Elle l’avait déjà soigné, hier, et il ne se souvenait de rien. Ôtant la bande de lin, la jeune femme en déroula une seconde et appliqua un onguent sur la plaie. Ayant cherché son regard en vain, Elric s’étendit de nouveau, offert aux circonvolutions de ses doigts satinés. Cette simplicité, songea-t-il, cette beauté sans condition était ce qui manquait à sa vie. Il avait entrevu une forme de bonheur, jadis – il en avait caressé les contours dans les prairies de son île natale, tandis que Cymoril chevauchait à son côté. Mais quand ils étaient rentrés ce soir-là sous les gouttes brûlantes de l’orage il avait compris, avec une poignante certitude, que le temps de l’innocence s’achevait pour lui et ne reviendrait jamais plus.

commentaires
1 2 > >>