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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

Thomas Ruggles Pynchon Junior

Publié le 27 Août 2008 par F/.

http://www.realfictionfilme.de/presse/thomas_pynchon_presse01.jpg

A l'occasion de la parution du nouveau roman de Thomas Pynchon : Contre-Jour (Seuil) et de Face à Pynchon (Lot49/Inculte), 2 soirées pynchonoïdes sont déjà prévues en librairie, à Paris.
Venez nombreux et beaucoup.

• Le Comptoir des Mots, jeudi 11 septembre, 20h ,
239, rue des Pyrénées - 75020 Paris

• L'Arbre à Lettres, jeudi 18 septembre, 19h,
14 rue Boulard - 75014 Paris
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cool as hell

Publié le 26 Août 2008 par F/.

A cette heure, tout porte à croire que je suis le premier mortel non directement concerné à tenir entre mes mains fébriles l'édition française du Contre-Jour de Pynchon traduit par Claro l'incommensurable. Sans compter que je suis dans les remerciements. God, I love my life.
Profitons-en pour rappeler la sortie de ceci (avec une légère contribution de votre serviteur) :


Thomas Pynchon : cet auteur, dont on ne connaît pas le visage hormis quelques photos datant des années 60, et qui n'a jamais accordé d'interview, a réussi en six romans et un recueil de nouvelles à s'imposer comme un des plus grands écrivains des américains du vingtième siècle. 'Face à Pynchon', sous la houlette de Claro, Jérôme Schmidt et Arno Bertina, se veut une exploration à la fois bibliographique et thématique de l'oeuvre du grand reclus américain. Ce livre réunit les témoignages et analyses d'écrivains et d'artistes, français ou étrangers, pour qui la lecture de 'L' Arc en ciel de la gravité', 'V.', 'Vente à la criée du lot 49', etc ., a plus que compté.

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not even close

Publié le 25 Août 2008 par F/.

Quand donc va-t-on arrêter de faire croire aux fans de super-héros et aux nuls en maths que The Dark Knight est le second plus gros succès de tous les temps au box-office américain ? Il serait peut-être temps d'admettre que les gens ne vont plus vraiment au cinéma.
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silver lining

Publié le 25 Août 2008 par F/.

C'est la rentrée, littéraire comme il se doit. Un petit détour chez mon dealer habituel et au bout de cinq minutes, incapable de résister, me voici, sourire mauvais aux lèvres, feuilletant le dernier Christine Angot. Las ! Il semblerait que l'ancien charme n'opère plus. Ce roman n'est même pas mauvais : il est juste non-existant. J'ai bien repéré des mots, des phrases, même, mais cela n'a pas suffi. Avec la fierté incrédule du clopeur compulsif qui lit pour la première fois la composition de ce qu'il fume, j'ai reposé doucement l'objet. Révélation tardive : la vie est courte, et il n'est pas grand-chose au monde, finalement, qui m'indiffère plus que le détail des prouesses sexuelles d'une mégalo-martyre et d'un sarkozyste microcéphale. Le néant contemple Christine - et réciproquement.
Sur un plan strictement culturel (accrochez-vous), ce mois d'août a été consacré au visionnage intensif de How I meet your mother et à l'écoutage systématique (pardon my french) de cette irrésistible petite sucrerie :



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summer song

Publié le 8 Août 2008 par F/.

Deux semaines de pause à 1400 mètres : veuillez excuser cette interruption momentanée des programmes.

http://pro.rhonealpes-tourisme.com/images/1402-7-massif-du-mont-blanc-74.jpg


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dark urbanism

Publié le 8 Août 2008 par F/.

http://www.jakarta.travel/wiki/images/3/3c/The_slums_are_vulnerable_to_flooding.jpg

Imaginez. Nous sommes en 2025 et vous habitez (« vivre » serait un peu exagéré) un bidonville à Kinshasa. Ou Bagdad, ou Lagos, ou Manille - quelle différence ? Vous faites partie des quatre milliards de personnes qui n'ont foncièrement pas de bol.

Le logement de 45m2 que vous partagez avec treize autres personnes est censé vous appartenir, mais vous êtes incapable de produire le moindre titre de propriété. Votre fenêtre donne sur une décharge où piaillent joyeusement vos enfants, le décor se résumant à un amoncellement d'excréments et de sacs plastiques emplis de fœtus. Horrible ? Oui, mais consolez-vous : statistiquement, vos petits trésors ne vivront pas assez vieux pour être traumatisés. A présent, ouvrez votre robinet. Tiens ! De la merde. Sortez sur le perron : de la merde encore, à perte de vue. En somme, la merde est l'élément qui définit votre vie. 

Certes, vous pourriez foutre le camp - et vous serez sans doute obligé de le faire le jour où un mafieux local mettra le feu à votre quartier en y faisant courir un chat enflammé - mais pour aller où ? « Ailleurs » est une abstraction protégée par des murs plus ou moins virtuels.

Un de ces quatre, vous serez peut-être tenté de vous passer une ceinture d'explosifs à la taille et de vous faire sauter au cœur des beaux quartiers. Ne soyez pas trop confiant toutefois : votre gouvernement a prévu le coup. Les nations compatissantes qui l'ont aidé à « moderniser » son économie lui ont également appris à former des squads d'intervention terriblement efficaces. Alors d'accord : il n'y a pas de fric ici pour restaurer votre système de protection sociale, ou quelque système que ce soit. Mais on en trouvera pour vous rayer de la carte si vous essayez de faire entendre votre voix.

http://www.marcuse.org/herbert/scholaractivists/scholarpix/mikedavis.gif

Pamphlet politique post-marxiste ou chronique réaliste d'un cauchemar annoncé ? Truffé de statistiques glaçantes, hérissé de visions apocalyptiques, Le pire des mondes possibles a fait grand bruit à sa sortie aux Etats-Unis.

Mike Davis, son auteur, n'en est pas à son coup d'essai. Né en 1946, ce théoricien de l'urbanisation est également un activiste politique aussi connu que contesté. Ses prises de position, développées notamment dans l'excellent City of Quartz (qui annonçait quasiment les émeutes de 1992 à L.A.), lui ont valu l'approbation d'un large public... et l'ire de nombreux collègues, qui lui reprochaient ses positionnements radicaux et son catastrophisme systématique. A l'instar de Michael Moore, Davis est accusé d'avoir monté certains témoignages de toutes pièces pour valider ses théories post-urbaines férocement anticapitalistes. Les mêmes critiques ont fondu sur lui quand Le pire de mondes... est paru. L'ouvrage ne serait-il qu'un fatras de prédictions alarmistes étayé de vagues élucubrations gauchissantes ? On serait presque tenté de le croire, tant la situation décrite (les bidonvilles sont en passe de devenir l'habitat numéro un dans le monde ; la faute en revient aux pays riches, et il est trop tard pour y changer quoi que ce soit) paraît absolument sans issue. « Tout n'est pas si noir, plaident les contempteurs de Davis, qui accusent ce dernier de passer sous silence les initiatives locales, et de déployer une idéologie anti-libérale foncièrement primaire. Le problème, comme le rappelle Jon Wiener dans un numéro de The Nation paru en février 1999 (L.A. Story : Backlash of the Boosters) est que les détracteurs les plus virulents de l'auteur sont également, et avant tout, de farouches partisans d'une politique d'urbanisation globale.

Et s'il est vrai que les méthodes d'investigation de Davis, qui mêlent allègrement recherches académiques et reportage semi gonzo, filtrent nécessairement le regard porté par ce dernier sur la cité postmoderne, le lecteur ne pourra que frémir à l'évocation du no future radical qui attend les métropoles du tiers-monde, et interroger la responsabilité des puissances dominantes dans la déréliction apparemment irréversible de leur tissu urbain synthétique.

http://blog2b.hosting.dotgee.net/blog/wp-content/uploads/Villes/new_delhi_bidonville.jpg

Si on connaît désormais les dégâts causés par le FMI, la perversité des politiques d'aides invasives et la mise au pas globalement tyrannique des nombreux pays concernés par une paupérisation urbaine endémique, on mesure moins le caractère pathogène des mesures imposées et leurs ubuesques conséquences, ainsi que le terrifiant désengagement des responsables.

Marché du travail déstructuré (micro-économie, stratégies de survie à court terme), épuisement du capital social : les bidonvilles sont le paradis de l'exploitation humaine et mettent en évidence ce que Davis appelle « l'opération de tri de l'humanité », symptôme terminal de la crise du capitalisme mondial. Que les terres promises des années 1960 - eldorados économiques en forme de mirages néo-libéraux - aient depuis longtemps cessé d'exister est une chose, semble dire Davis. Mais que les acteurs occidentaux de cette déconfiture orchestrent à présent eux-mêmes la faillite du système, trahissant une volonté délibérée de laisser « mourir » les pays pauvres et leurs gigantesques cités-dépotoirs, voilà le vrai scandale du 21e siècle, la véritable crise du capitalisme mondial.

Ici, l'ouvrage de David quitte la simple étude de terrain pour se muer en cri de guerre idéologique.

   L'image “http://nikkita.n.i.pic.centerblog.net/njt6n9t4.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Les solutions locales ne changeront rien, proclame encore Davis. Seul un profond changement des consciences occidentales pourrait favoriser un processus de guérison lequel, même s'il était enclenché aujourd'hui même (ce qui est loin d'être le cas) devrait s'étendre sur près de deux siècles pour porter pleinement ses fruits. 

En attendant donc, l'occident prépare la mise sous surveillance intensive des zones sinistrées. Un job compliqué, et assez dangereux. « L'urbanisation rapide des pays en voie de développement, écrit Troy Thomas, théoricien de l'aviation militaire, dans le numéro du printemps 2002 de l'Aerospace Power Journal, se traduit en un milieu de bataille de plus en plus difficile à comprendre parce qu'il est de moins en moins planifié » Plus loin, le capitaine déplore que les bidonvilles des périphéries du Tiers monde, qui grandissent sans cesse, soient organisés en « sous-systèmes informels, décentralisés, où il n'y a pas de schémas et où les points dont se servir comme leviers ne sont pas facilement repérables ».

Mais ne perdons pas le moral : notre sympathique ami est à peu près certain que le Pentagone, en investissant massivement dans la technologie et dans l'entraînement, peut vaincre toutes les difficultés. Un des « livres de recettes » de la Rand intitulé « Opérations aériennes en milieu urbain » fournit même un tableau utile pour calculer le seuil acceptable de « dommages collatéraux » (lire : enfants morts) causé par certaines contraintes politiques et opérationnelles.

Déjà entraînées en Irak, les unités spécialisées des armées américaines, pour ne citer qu'elles, sont prêtes à gérer ce qu'il faut bien appeler l'après tiers-monde, la guerre mondiale contre les pauvres : ce qui reste quand le pragmatisme aveugle a remplacé l'espoir. 

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no fame

Publié le 7 Août 2008 par F/.

Surprise : Clayton Burkhart, auteur américain de la photographie qui illustre la couverture de l'Infabula d'Emmanuel Werner évoqué hier en ces pages, existe bel et bien. Mieux, son père est réellement décédé, comme dans le livre - même s'il n'a pas du tout été assassiné.
Dans son roman, Werner mêle réalité et fiction de façon fort singulière : il se met en scène mais ce n'est pas vraiment lui - ou alors pas maintenant. Il évoque des personnes véritables mais en mentant légèrement sur elles, comme on s'écarte d'un pas, comme on se masque avec un sac plastique. Il habite en Alsace ; le narrateur y vivait. Il a vécu aux Etats-Unis (prétend sa biographie) ; le narrateur y habite. Armé des maigres indications de mes amis de l'Atalante, j'ai essayé de le rencontrer, arguant de possibles liens familiaux. Après tout, pourquoi pas ? Tout le monde se connaît dans la vallée. Mais Werner, semble-t-il, ne connaît personne, ou ne veut pas, ou n'est déjà plus ici.

http://farm1.static.flickr.com/214/494823605_b08f70bbb7.jpg

L'absence de ce garçon, en définitive, ne fait qu'ajouter à la transparente épaisseur de son personnage. Sa vie est un roman.
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the good days

Publié le 7 Août 2008 par F/.

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(inside) the story

Publié le 6 Août 2008 par F/.


En savoir plus sur ce village


"Tu habites un petit village alsacien niché dans les montagnes. Les guides n'en mentionnent que le nom ; ils n'ont rien d'autre à en dire. L'été, les ombres des nuages dérapent sur les vignes et des bruissements tièdes sillonent la forêt. De temps à autre, la cloche de l'église se réveille : quelques tintements dorés résonnent, puis la torpeur retombe. Un calme bonheur s'étend alors. On pourrait croire que personne n'habite ici."

Infabula - Emmanuel Werner
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olympic

Publié le 6 Août 2008 par F/.

Petit pense-bête avant les Jeux :

Zenit : Quelle est la situation des droits humains aujourd'hui en Chine ?


Harry Wu : La situation est tout simplement tragique. Dans les laogai plusieurs millions (on ne sait pas le nombre exact) d'hommes, de femmes et d'enfants souffrent, contraints à travailler dans des conditions inhumaines, dans le seul but d'apporter un profit au gouvernement chinois et aux nombreuses multinationales. Et ce n'est pas tout. Des exécutions de masses sont perpétrées. Celles-ci sont suivies de vente d'organes humains. L'exploitation des enfants soumis à des travaux forcés est largement répandue. Les diverses Eglises et communautés de croyants subissent des menaces et des représailles. Avortements et stérilisations forcées sont pratiqués à grande échelle. La psychiatrie en tant qu'instrument d'oppression politique est utilisée de manière abusive. Il s'agit de graves violations des droits humains qui sont perpétrées dans la Chine d'aujourd'hui ! Des faits ignorés par les mass media du monde libre qui ne veulent pas perturber le commerce international.
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