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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

île + sommeil =

Publié le 30 Juin 2011 par F/.

Je me souviens très bien du jour où j'ai failli mourir.
Je venais de fêter mes onze ans. C'était un samedi gorgé de soleil, et j'avais organisé une course de vélos avec les copains. Derrière la maison, une route en lacet descendait jusqu'à la forêt avant de s'enfoncer à couvert. L'aire de repos avec les tables et les bancs faisait office de ligne d'arrivée. Le premier à l'atteindre remportait la mise, à savoir tous les bonbons que nous avions en commun. Il y en avait au moins un kilo.
Avant de partir, j'étais allé faire vérifier mon vélo par mon grand-père à cause d'un petit problème de freins.
- Impeccable ! m'avait-il annoncé, une fois ma machine inspectée sous tous les angles. Avec cette bécane, tu pourrais même remporter les championnats du monde.
Je lui avais demandé pour les freins.
- Ne t'inquiète pas, avait-il rigolé en cognant sa canette de bière contre mon guidon. Les freins, c'est pour les perdants.
Tout joyeux, j'étais sorti retrouver les autres. Nous étions quatre. Je connaissais la route par coeur.
À deux heures pile, nous nous sommes élancés. J'avais décidé de laisser les copains prendre un peu d'avance, puis d'attaquer à mi-parcours. Après le champ de maïs, je me suis redressé et j'ai commencé à foncer. Tête baissée et dos rond, j'ai pédalé à toute allure sans regarder devant moi. J'avais réglé mon dérailleur sur le développement maximal. Ça faisait mal aux genoux, mais ça payait. Un à un, j'ai dépassé mes trois adversaires. Le vent sifflait dans mes oreilles.

 

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un monde meilleur

Publié le 29 Juin 2011 par F/.

Les filles sont connes, futiles, perverses. Leur QI doit flotter aux alentours de 90, dans les bons jours. Elles ne s'intéressent qu'au fric, un peu au cul parfois, mais seulement pour faire pression sur les mâles, et sans imagination ni fantaisie. Elles ont des copines : misérables, dépressives, et encore plus connes qu'elles si c'est possible. Elles sont obsédées : par leur ligne, par leur emploi du temps, par les apparences en général. Certaines occupent des places d'hôtesses hotline au sein de grands groupes d'assurance. Leur voix est sensuelle, teintée d'un mépris condescendant. Les filles méprisent leurs enfants et la planète en général. Les mecs, eux, sont trop stupides pour être pervers. Q et I sont des lettres : comme telles, elles ne signifient rien pour eux. Les mecs ne pensent qu'au fric et à leur bagnole. On devine que les chevaux et les armes pourraient susciter en eux quelque tressaillement salvateur. En somme, le monde de Game of Thrones leur conviendrait, s'il était peuplé de footballeurs et non d'intriguants. Les mecs jouent au poker en ligne, envoient des SMS dans l'espoir de toucher le jackpot. A défaut, ils jouent à l'EuroMillion. Et ça marche, manifestement. Les discussions tournent autour des voitures, du sport, de tout ce qui n'est pas culturel, de tout ce qui n'engage pas les capacités intellectuelles ou la morale, sans parler de la métaphysique. Personne n'a jamais lu un livre, ou vu un film qui ne soit pas un film d'action américain ou une comédie française avec Dany Boon ou Kad Merad. Personne n'a d'opinion sur rien, à part les soldes et les pots d'échappement. Les mecs quêtent les faveurs sexuelles des filles, qui contemplent leurs efforts en gloussant. Les filles sont des salopes narcissiques bousillées aux horoscopes et aux crèmes solaires. Les mecs sont des crétins congénitaux, qui s'administrent des claques dans le dos, prennent des apéros et tentent de donner un sens au monde en lisant Auto Magazine ou L'ordinateur individuel. Les relations sont placées sous le signe de la convoitise sexuelle et de l'ultra-libéralisme le plus outrancier, débarrassé du fardeau de la déculpabilité ou de l'intelligence.

 

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Je devrais peut-être couper le son pendant les pubs RMC.

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a new drug

Publié le 28 Juin 2011 par F/.

Avec un misérable 4% sur Rotten tomatoes et des recettes mondiales de $2,483,277 (pour un budget double), le Twelve de Joel Schumacher est ce qu'on appelle un bide absolu. Tiré du premier roman de Nick McDonell, il n'est évidemment pas aussi nul que ces chiffres terrifiants pourraient le laisser craindre. C'est - en gros - l'histoire d'un type qui a perdu sa mère trop jeune et qui, malgré ça, à cause de ça ? est devenu dealer pour des étudiants de l'Upper East Side. Son cousin est camé, ses copains sont paumés ou violents ou les deux, et une nouvelle drogue bien virile a récemment fait son apparition (bon, rétrospectivement, quand on regarde ça, on a plutôt envie de sourire). Comme de juste, les choses commencent mal et se terminent affreusement avant que le somptueux Only if you run de Julian Plenti, diffusé pendant le générique, laisse entrevoir une mince possibilité de rédemption. Nick McDonell, qui a écrit Twelve à 17 ans, a été comparé assez hâtivement à Bret Easton Ellis, traduisez : son bouquin est plein de jeunes gens argentés qui se droguent, doux Jésus. C'est certes un peu mince et de fait, le scénario oscille étrangement, tournant autour de son sujet comme une chouette aveugle avant de se heurter à une fin programmée - comme si le lien entre causes et conséquences était irrémédiablement rompu et remplacé par un mélange de fatalité et d'ennui. Mais les images sont belles, parfois, la tristesse entêtante, et McDonell n'est pas le wonder boy superficiel qu'on pourrait croire. Son récent et famélique Guerre à Harvard, où il décrit ses années d'études pendant la guerre du golfe, est la chronique blanche et désenchantée d'une génération uniquement préoccupée d'elle-même. "Et des anciens élèves, qui font des donations, reviennent sur les lieux du criment et disent : Quelques années après la fac, maintenant que nous sommes au pouvoir, nous savons enfin qui nous sommes vraiment." Ce livre (oui, je m'éloigne du sujet, mais vous l'aurez compris : Twelve meublera gentiment une soirée d'été) s'est invité entre mes mains pendant que j'écrivais la fin de Cut, et le fait que plusieurs scènes de Twelve se déroulent sous une certaine horloge mécanique de Central Park, lieu de la scène finale de mon propre roman, ne pouvait que m'interpeller et, peut-être, renforcer l'affection trouble que j'ai ressenti pour le film.

 

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Cut, justement - qui pourrait ou pourrait ne pas garder ce titre : ça avance, on tient le bon bout. J'ai vu mon éditeur hier, qui était très content, dit-il, le livre sort en février, les épreuves seront disponibles trois mois avant, il reste un peu de travail mais je dois dire que suis ravi des suggestions de corrections qui m'ont été faites, et de la façon dont tout ceci s'annonce. Quand la voix de l'éditeur se superpose aussi naturellement à celle de mon surmoi littéraire, je peux croire que tout va bien se passer et que le livre va être meilleur que ce qu'il aurait pu être.

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parents, inc

Publié le 26 Juin 2011 par F/.

Vous êtes humain ? Vous êtes l'heureux parent d'un fiston âgé de 4 et 8 ans ? Vous habitez sur Terre ? Cet été, il vous sera très difficile d'échapper à Cars 2, le-premier-film-Pixar-à-se-faire-démonter-par-la-critique-mais-who-cares ? Personnellement, je n'ai même pas mon permis de conduire. Enfin, courage, l'année prochaine s'annonce a priori un peu mieux :

 

File:Brave Teaser Poster.jpg

 


 

Le tome 4 des Etranges Soeurs Wilcox est reporté à janvier 2012. Le sortir en octobre aurait été prendre le risque de le bâcler - et c'est pas le genre de la maison. En somme, c'est presque une bonne nouvelle.

 

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Actually reading :

 

http://images-booknode.com/book_cover_la_nuit_viennent_les_renards_197153_250_400

 

Très bonne came - comme toujours avec Cees, écrivain du souvenir et des contours, que j'avais découvert il y a plus de quinze ans avec Dans les montagnes des Pays-Bas.

 


 

A la maison en ce moment : Lena, 9 ans, la meilleure copine d'Alice, qui s'en va dans deux jours pour le sud, et ne reviendra pas. Elles dorment dans le même lit - nous les avons entendu glousser toute la soirée. Alice lit des BD de Toto l'ornithorynque à Lena et joue à la perfection sa partition de copine déjantée et insouciante, et demain semble un moment ne jamais devoir arriver. C'est la première fois que je vois ma fille authentiquement triste, je crois, et je sais bien que c'est un apprentissage nécessaire, essentiel même, mais j'ai le ventre noué. Je lui dis qu'elle a le droit et le devoir d'être malheureuse, et ça lui fait une belle jambe, bien sûr. Je suis l'adulte inutile, l'impuissance incarnée, le type gentil qui aura au moins essayé. Un soir sur deux,  Alice pleure, et nous ne savons pas quoi faire de ses larmes, à part lui dire que nous allons lui ouvrir un compte skype et qu'elle ira à Marseille aussi souvent que possible. L'amitié est un truc qui s'use si on ne s'en sert pas et qui s'étiole bien souvent à cet âge, mais la souffrance est une délectation, aussi : et je vois bien que ma fille est surprise - non, vraiment, elle ne se doutait pas qu'on pût être si triste, si fâchée contre le destin et la connaissant, je sais qu'elle y mettra tout son coeur. 

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los angeles (4)

Publié le 24 Juin 2011 par F/.

Dimanche, et du brouillard sur L.A. encore : l’océan était devenu un miroir indistinct, ne renvoyant rien d’autre qu’une tristesse blanche et aveugle. Tel un mirage, Downtown palpitait au milieu du quadrillage ; il était huit heures à peine et j’étais incapable de comprendre ce que je faisais débout sur le patio, un roman de John Le Carré à la main, mais c’était ainsi.

 

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Ryan a fermé les yeux. « La dernière fois que j’ai compris de quoi tu parlais, je devais avoir douze ans et demi. Mais tu aimerais qu’on discute de ta série, p’pa ? Celle avec les mutants méchants de Santa Monica ? C’était tellement brillant.

- J’ai payé trente mille dollars pour qu’une vidéo amateur de toi en train de fumer un pétard ne soit pas diffusée sur youtube.

- Tu avais peur qu’elle soit plus regardée que ton trailer ? »

Larry a souri. « Quelqu’un m’a vanté ton sens de l’humour, un jour. Ce quelqu’un devait avoir un sérieux problème d’ajustement au réel. Rétrospectivement, je comprends mieux pourquoi je verse du fric deux fois par an aux bonnes œuvres de l’UCLA. »

 

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du vent

Publié le 23 Juin 2011 par F/.

Comme chaque année, le Centre National d'Etudes Spatial me/nous demande d'écrire un texte. Non rémunéré, précise le cahier des charges. Mais permettant notamment à l'auteur de candidater à la résidence des "artistes en impesanteur" à bord de l'airbus zero-g. Un instant, l'idée me titille. Chute libre. Ecriture. Liberté chérie. Question : est-ce que je ne plane pas assez comme ça ? Ma femme intervient : "Mais c'est moi qui dois aller là-dedans !" Allons bon.

 


 

Je ne parviens plus à remettre la main sur le notes que j'avais prises au sortir de ce fameux jogging épiphanique de Hyde Park et ça me fout carrément en rogne. A quoi ça sert d'avoir des illuminations pareilles et de tout coucher sur papier si c'est pour paumer ses notes comme un gland ? Il y a des gens qui écrivent sur la perte, qui font d'une occasion manquée la matière par défaut de leur création. Mais c'est un peu comme se taper une poupée gonflable après avoir vu décoller l'airbus zero-g emportant la femme de sa vie, il me semble. Ce que je n'ai pas oublié, cependant, c'est cette merveille :

 

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C'est gratuit, ça décoiffe, ça se télécharge ici : c'est l'édifiant Sketch Book Holocaust proposé par Dave 2000 chez A Mort, la nouvelle émanation Konsstrukt. Présentation : "Dave 2000 est né en 1974, vit à Marseille et a édité Acid Aréna au Dernier Cri. Pour se faire une idée de l'aberration de son travail de dessinateur taré et d'infographiste fou, il est conseillé d'aller faire un tour sur son site (http://protopronx.free.fr/) et d'abandonner tout espoir, spécialement si on tient à ses rétines, son cerveau et une partie de son âme.
Pour A mort, il propose un modeste carnet d'à peine quelques centaines de dessins, qui donnent une idée de ce qui se serait passé à Sodome et Gomorrhe si Dieu avait été sous champignons." A vérifier sur pièces, sans protection.

 


J'ai écouté le nouvel album de Patrick Wolf, et bof. Alors je suis revenu aux fondamentaux, Wind in the wires, l'album / le single, un choc à l'époque, et toujours aujourd'hui.

 

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Appelfeld : une rencontre

Publié le 21 Juin 2011 par F/.

Passage impromptu hier à la librairie Atout Livre pour une soirée consacrée à Aharaon Appelfed, auteur, et Valérie Zenatti, auteur aussi, interprète pour l'occasion et merveilleuse traductrice dudit Aharaon avec lequel elle entretient une relation quasi filiale qui ne peut qu'émouvoir. Je connaissais Valérie, bien sûr : voisine pendant longtemps, soeur d'écriture à la fois proche et lointaine avec laquelle j'entretiens, depuis des années, une relation particulière faite de pensées croisées, de silences et de connivences (combien de fois ai-je entendu une documentaliste me glisser "Ah, Valérie m'a parlé de vous" ?). Je n'avais jamais vu "son" Aharon en vrai, en revanche, et j'ai pris cette rencontre comme un choc : ce petit homme malicieux, à la voix douce et aux gestes d'oiseau, impose un respect instinctif. C'est un magicien habité, humain au plus profond ; ses doigts voletant dessinent des arabesques sages, sa parole ténue est une grâce et l'assistance se tait, touchée au coeur. Accessoirement, mais il est important de le préciser, Appelfeld est un écrivain de tout premier plan. Philip Roth, qui en fait un personnage de son Opération Shylock, est catégorique : ce que cet homme nous apprend de la nature humaine est à la hauteur littéraire de Franz Kafka et de Bruno Schulz. Inspiré par la Bible, Appelfeld conçoit le verbe comme une mission sacrée, engageant toutes les facultés de l'âme humaine. "Et soudain, la musique qui avait entraîné mes doigts sur les feuilles blanches me revint, et je sus que la porte qui obstruait ma route avait été forcée." Les pages de Le garçon qui voulait dormir, le nouvel opus d'Appelfeld paru il y a quelques mois aux Editions de l'Olivier, vibrent comme toujours d'une poésie étrange. La vie, malgré toute son horreur, est un rêve dont l'enfant (qui, parallèlement, lutte pour sortir du sommeil) refuse de se réveiller, "All that we see or seem is but a dream within a dream", comme l'écrivait E.A. Poe. Grandir avec ou contre ses souvenirs, se métamorphoser et rester le même, dormir éveillé, Appelfeld a accompli ces miracles et d'autres, et on comprend que Valérie Zenatti en ait fait la figure tutélaire de Mensonges, son livre à elle, explorant les liens complexes qui unissent la fiction à la vie - un thème, vous l'imaginez bien, auquel je ne pouvais rester insensible mais qu'elle explore ici sous un angle tout à fait étonnant et à ma connaissance assez inédit, explorant son passé comme on marque les bornes d'un chemin iniatique, devenant par endroits le personnage qui l'a fait naître. "C'est parce que tu es en colère que nous sommes vivants." La soirée se termine sur des chants yiddish interprétés par Michèle Tauber, qu'on peut notamment entendre ici. Penser que ces chants ont pu bercer l'enfance d'Appelfeld avant l'Horreur, penser à ce qu'ils réveillent peut-être en lui de souvenirs et de force me fait monter les larmes aux yeux. Pour finir, j'irai faire signer mes deux livres. "Are you jewish ?" me demande Aharon. "No, dis-je. But i've written a book about jewish people. The ones who made Hollywood." Le visage de cet homme est un sourire perpétuel : "Of course. We brought craziness to the US. We brought imagination." J'ai envie de lui dire que c'est exactement de cela que j'ai voulu parler, mais à quoi bon ? Une bise à Valérie avant de partir : "Tu as énormément de chance, dis-je encore. Quelle rencontre !" Elle opine ; ses yeux brillant disent la reconnaissance.

 

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écritures

Publié le 20 Juin 2011 par F/.

L'Ile du sommeil, suite : les personnes qui se sont manifestées sur ce blog peuvent m'envoyer leur adresse en privé.

 


 

Semi-discussion l'autre soir chez un ami éditeur sur le style et la nécessité, plus générale, de prendre du temps pour écrire un livre. Dans une certaine mesure, j'ai du mal à croire à tout ça. Je veux dire, je pourrais passer deux ans à écrire un livre au lieu de deux mois mais, pour le genre de romans que j'affectionne, cela ne changerait, me semble-t-il, pas grand-chose - il est même probable qu'une majorité de lecteurs préfèreraient le livre écrit en deux mois à l'autre. Une certaine éditrice nantaise me soufflait cette idée il y a six ans, et elle n'a cessé de me hanter depuis lors. Le fait est que j'écris pour les lecteurs, pas pour moi, et l'idéal de perfection vers lequel je pourrais tendre, à force de réécriture, serait une chose si subjective et personnelle qu'elle n'intéresserait sans doute personne. J'ai eu plusieurs fois l'occasion de constater (il s'agit bien entendu d'une généralité) que, si les gens mettent deux ans à sortir un livre, ce n'est pas pas parce qu'ils s'échinent dessus pendant deux ans, mais bien parce qu'ils écrivent vingt heures par mois. J'ai pu aussi vérifier que les critiques et les théoriciens les plus persuasifs sur le papier écrivent ou publient souvent des livres qui ne me convainquent nullement. C'est une question qui en appelle d'autres, et à laquelle il est très difficile de répondre sans établir des postulats définitifs et intrinsèquement subjectifs. J'aime Nabokov, Pynchon, Axionov, Flaubert, Henry James, mais je serais assez incapable d'expliquer ce qui les place au-dessus du lot, ou de convaincre un lecteur qui ne trouverait nul plaisir à leur lecture.

 


 

A part ça, j'ai enfin vu Moon, de Duncan Jones, hier soir et, ma foi, c'était très bien, mais le tressaillement métaphysique auquel je m'attendais n'est jamais arrivé.

 

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hors des brumes

Publié le 19 Juin 2011 par F/.

Semaine assez improductive : je paie la fatigue accumulée lors de ces derniers mois. Il me reste trois semaines pour boucler le 4e tome des Etranges Soeurs Wilcox, avant notre départ pour Prague et donc : profil bas à partir de maintenant.

 


Un grand merci à ceux qui se sont déplacés hier pour la signature des Buveurs d'âmes : nous avons signé sans temps mort pendant deux heures et demie, et Michael était content & assez ému, me semble-t-il. Par suite, et en compagnie de ma sémillante et rousse amie-éditrice, je suis allé interviewer David Vann pour la sortie prochaine de son second bouquin. Bon, "interviewer" est un bien grand mot : disons que nous avons discuté en buvant du vin. C'était assez passionnant, étrange, et stimulant. La soirée s'est terminée, en compagnie du quintet habituel, chez l'éditeur dudit David dont je vous ai assez parlé, ça suffit maintenant. En somme : un samedi quasi idéal.

 


Au fait : si des blogueurs/euses sont intéressés par L'île du sommeil, ils peuvent se manifester ici-même.

 

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... et n'importe quoi

Publié le 16 Juin 2011 par F/.

Samedi 18, à partir de 15h, Michael Moorcock et votre serviteur dédicacent Les Buveurs d'âmes (et d'autres livres) chez Gibert Joseph, 26 - 34 bd St Michel - plus de détails sur la localisation exacte ici. Venez nombreux : Moorcock repart bientôt au Texas et c'est, jusqu'à preuve du contraire, la seule occasion de le voir avant - au mieux - cet automne, vous ne voudriez pas manquer cette belle rencontre.

 

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Et puisqu'on parle du Texas, D, le dernier White Denim se laisse tout à fait écouter...

 

 

... mais ce matin, je réécoute surtout Ambitious de The Wire, qui me rappelle ma folle jeunesse, alala, on savait s'amuser à l'époque - putain, mais de quoi je parle au juste ?

 


Dernière intervention hier, dans un collège de Villemomble : j'ai fini sur les rotules, incapable d'alligner trois phrases cohérentes à la suite ("ouais, quoi de neuf ?" rétorqueront les esprits taquins). Heureusement, il y avait du jus de fruits multivitaminé et les membres du club lecture étaient à la cool, end of the year oblige. Qu'ils soient ici remerciés.

 


 

Au fait, hier est sorti ceci :

 

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Evidemment, si vous êtes branché Thomas Bernhard, Hermann Broch ou William Gaddis, ça risque de vous faire drôle. Mais ça parle de la mort, quand même, et c'est presque la matrice de Bal de givre à New York, maintenant que j'y pense, et il y a des super illustrations de Martin Desbat, j'veux dire, et je pense que ça peut être sympa si vous connaissez des gens de neuf ans, ou si vous avez neuf ans, ou si vous allez avoir neuf ans, ou si vous avez eu neuf ans il y a longtemps et que bon, voilà. Ah, et la vérité, ça ne coûte que 6€50 (je ne vous mets pas le lien amazon, il y a des limites à l'indécence).

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