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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

avis

Publié le 27 Novembre 2012 par F/.

Chers gens : je serai demain au Salon du Livre et de la Presse jeunesse de Montreuil à 14h30, Pôle Ados / E47, en compagnie de Emanuel Dadoun (Sarbacane), Charlotte Bousquet (Gulf Stream), Axl Cendres (Sarbacane), et Anne Clerc, qui modérer l'ensemble, pour une lecture de 49 jours (Michel Lafon) suivie d'une signature. Plus tard dans la soirée, en me verra errer à la recherche d'un verre et/ou d'une sympathique accolade, mais ceci est une autre histoire.

 


 

 

 

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#ParAilleurs

Publié le 26 Novembre 2012 par F/.

Le lancement du Twitter Fiction Festival aura lieu ce mercredi. Le principe général est exposé ici. En tant qu'auteur sélectionné, je composerai mon récit de jeudi à dimanche sur mon adresse principale, @fabricecolin, laquelle sera consacrée de façon exclusive à #ParAilleurs - la fiction en question.

L'histoire se passe exclusivement dans un car, en temps réel. Elle met en scène cinq personnages : Sal, le chauffeur, un sexagénaire bas du front, Mary, une mère de famille fraîchement divorcée, Theo, un geek de 24 ans de retour chez ses parents, Frank, un vétéran de guerre récemment hospitalisé, et Luc, un écrivain doté d'un flegme quasi pathologique.

 

 

Je connais le déroulement général du récit mais je n'ai pas encore statué sur les détails. L'histoire ne sera pas à proprement parler "partagée", c'est-à-dire que les lecteurs n'influeront pas directement sur les évènements ; en revanche, des interactions seront possibles. A tout moment, en effet, vous pourrez intervenir grâce au hashtag #ParAilleurs pour émettre des commentaires ou interpeller les personnages (partez du principe qu'ils sont réels et peuvent vous lire) en mentionnant leurs noms : #Sal, #Mary, #Theo, #Frank et #Luc. Par exemple, si vous voulez dire un truc à Theo ou commenter ses mauvaises décisions, vous écrirez : "#ParAilleurs #Theo Hé, mon pote, tu peux nous expliquer ce que tu fabriques ?" Il n'est pas garanti que les personnages vous répondent (cela dépendra des circonstances et du timing) mais sachez qu'ils peuvent le faire.

 

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twitter fiction festival

Publié le 26 Novembre 2012 par F/.

OK les amis. Cette semaine va être une semaine un peu spéciale. D'abord, Montreuil, où je serai mercredi après-midi, mercredi soir (masqué), dimanche après-midi et lundi matin. Ensuite, le Twitter Fiction Festival (#twitterfictionfestival pour les intimes), pour lequel j'ai été sélectionné (d'après ce que j'ai compris, il ne va pas y avoir des millions d'auteurs français) et qui va,  en ce qui me concerne, commencer jeudi. Restez à l'écoute, d'autres news arriveront très prochainement.

 

 

 

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au théâtre ce soir

Publié le 20 Novembre 2012 par F/.

Judith Godrèche lit un extrait de Joconde jusqu'à cent puis va se rasseoir sous les applaudissements timides d'une foule composée exclusivement, a priori, d'écrivains, d'attaché(e)s de presse et d'éditeurs (je le sais, parce que le type qui a pris ma place et que je tance un peu sèchement est en réalité Richard Morgiève, ainsi que l'inscription sur son siège réservé l'atteste, oups)(et je le sais aussi parce que cet enfoiré de J.-P. Blondel est là, également - J.-P. Blondel était à Paris et ne m'a rien dit - goodbye cruel world, I'm off to join the circus). Bref, Judith va s'asseoir pour taper un peu la discute, François Busnel lui demande si elle a une actualité cinématographique et elle répond : "oui". Le journaliste attend gentiment la suite, l'encourage. "Ah, très bien. Mais, euh, laquelle ?" Judith réfléchit. "Oh, je fais une courte apparition dans un film coréen". Cette fille est bizarre. Elle le devient encore plus lorsqu'elle révèle que son livre préféré de ces derniers mois du monde est L'Enchanteur de Lila Azam Zanganeh, un ouvrage consacré à Nabokov dont je vous avais chanté les louanges en son temps au prétexte qu'il était, eh bien, tout à fait merveilleux. Ma femme secoue la tête, désabusée. "Pff. N'importe quoi, c'est un gros fake." Mais moi, je refuse de la croire. Qui irait inventer un truc pareil ? Judith, si tu lis ces lignes, explique à ma femme qu'en vérité, tu n'es pas seulement une grande actrice.


 

Nous sommes à l'Opéra Comique, ladies and gentlemen, pour l'enregistrement d'une émission spéciale de La Grande Librairie au cours de laquelle des acteurs lisent des extraits de romans, marrants en général, sauf Jean Rochefort qui a le droit de lire un truc sur la guerre, parce que c'est Jean Rochefort et vos gueules, merci. Bon, autant l'avouer tout de suite, nous ne sommes pas restés jusqu'au bout. D'abord, le Naniwa-ya n'allait pas tarder à fermer, et nous allions rater ceci :

 


 

J'avoue : l'idée de devoir choisir entre un plat japonais que nous connaissions par coeur et des extraits littéraire que nous connaissions par coeur ne s'est pas posée longtemps, tant il est vrai que c'est toujours ça que les communistes n'auront pas. Ensuite, et surtout, Olivier Marchal venait de massacrer un extrait de Mon Chien stupide avec une abnégation confinant au sadisme et là, franchement, c'en était trop. Sérieux, on aurait dit que ce mec avait été payé par la Société des Ennemis de John Fante pour persuader les jeunes générations qu'elles perdaient leur temps avec le vieux Bandini et la littérature en général. Ah, ah, mais ça ne prend pas, commissaire. Bon, c'était marrant cette soirée quand même; mais il existe un tel gouffre entre les acteurs qui ont fait du théâtre et les autres que ça fait toujours un peu mal pour ces derniers. C'est pas compliqué : quand vous entendez Marchal débiter son machin en suant, vous avez du mal à imaginer que, moyennant deux heures de répétition et un coaching approprié, vous ne soyez pas capable de faire à peu près dix fois mieux. Alors que quand vous regardez Laurent Lafitte mimer un texte de Benchley sur les voyages en train avec des enfants, vous êtes simplement écroulé de rire, pas seulement parce que ce mec est bon et que le texte est top, mais parce que acteur, c'est un métier, semble-t-il, ainsi qu'en témoigne en creux l'existence de Samuel Le Bihan. A part ça, il y avait Jean Rochefort, donc, qui a cabotiné un peu mais à qui on pardonnera tout, toujours et jusqu'à la fin de temps, Jérôme Deschamps, qui était forcément (voir plus haut) excellent, Ariane Ascaride, que j'ai trouvé tout à fait moyenne (ce qui fout un peu ma théorie en l'air) et Gérard Darmont, qui lisait un texte de Joncour et ne s'en est pas si mal tiré, olé. Je suppose que tout ceci sera diffusé bientôt - vous aurez l'occasion de me donner votre avis, de me dire à quel point je suis au Kansas et, je l'espère, de me parler des trucs que j'ai ratés, triste béotien que je suis.

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tou vas tré bien merssi

Publié le 17 Novembre 2012 par F/.

Finalement, je suis revenu ce soir du salon de Fougères ventre à terre. Jamais vu un tel bordel dans l'organisation de quoi que ce soit en dix ans de carrière. Dans le désordre, more or less : des gens en dépression, des billets de train qui n'arrivent pas, des gens malades, des contrats vérolés, des auteurs invités-mais-finalement-non, un débat en duo transformé en monologue narcissique, des couacs dans les horaires, des absences inexpliquées, etc : ahurissant, quand on songe que cet événement fêtait, genre, sa 26e édition. Tout a commencé en fait il y a quelques mois par l'éviction brutale d'une amie chère ; à partir de cet instant, j'aurais dû me méfier. Je ne l'ai pas fait, tant pis pour ma pomme et bonne chance aux organisateurs de la 27e édition. Bon, en même temps, il y avait ma copine Eléonore Cannone, le cool Florian Ferrier avec qui on a livré, il me semble, une prestation intéressante à une conférence sur les jeux vidéos, Gisèle Bienne, publiée à l'Ecole des Loisirs et copine de fac de ma mère, Agnès Laroche, avec qui on rigole bien aussi, et Moka, qui me fait toujours autant planer. Rencontré aussi : profs et documentalistes très sympas - j'ai oublié les noms mais ils se reconnaîtront, et lectrices et lecteurs toujours aussi enthousiasmants.

 

 


 

 

Reçu aujourd'hui, thanks to MLB du Cherche-Midi, le Krazy Kat de Jay Cantor et, même si le rapport ne saute pas aux yeux, le très beau Chroniques de Wildwood de Colin Meloy envoyé par Michel Lafon.

 

 

Colin Meloy, girls and boys, n'est autre que le chanteur des Decemberists, un groupe particulièrement cher à mon coeur. Il y a des gens comme ça qui sont atrocement doués en tout. Qu'ils aillent se faire foutre.

 

 


 

 

La télé, vous savez ? Ce machin muni d'un port USB qui vous permet de regarder des séries téléchargées illégalement ? Eh bien, il paraît qu'au siècle dernier il était possible d'en faire un autre usage. A vrai dire, je ne me rappelle rien de tout ça. Ce matin à 6h, à moitié agonisant, j'ai zappé entre les 45 chaînes proposées par l'hôtel. Cinq d'entre elles proposaient des émissions de télé-achat, cinq autres des images de bombardements intensifs de la bande de Gaza, quelqu'un repassait pour la 719e fois Les Mystérieuses Cités d'or (en fait, je me suis rendu compte que ce dessin animé me faisait flipper : les reportages de la fin en vues réelles avec la musique dissonante et les vrais-faux Indiens qui vénèrent le soleil, c'est zarbi, non ? je veux dire, on parle quand même d'un truc franco-japonais peuplé de gosses psychotiques et parfaitement irresponsables tiré de The King’s Fifth de Scott O'Dell), et il y avait aussi des chaînes de clips qui passaient toutes les quatre mêmes chansons, interprétées par Khaled, Amel Bent, Owl City et Coldplay, le but étant sans doute, à l'heure où les malades en phase terminale hésitent généralement à rendre leur dernier soupir, d'accélérer sensiblement le processus. XXL promettait que les programmes reprendraient à 22h30. Zut. (Hier, j'ai vu une émission intéressante sur cette chaîne : un type propose à des filles de montrer leurs seins et de se rouler des pelles. Elles le font, et elles gagnent un t-shirt Girls gone wild. C'est sympa, et ce n'est interdit qu'aux moins de seize ans). A propos de porno soft : le même reportage sur Jean-François Copé repassait aussi en boucle un peu partout. Je n'ai jamais trop pigé ce concept de "droite décomplexée", au fait. Elle était complexée avant, la droite ? J'ai dû rater un épisode. Ah oui, et j'ai aussi vu une série avec des jeunes inscrits dans une école de danse entrecoupée de passages "chantés". Les pensionnaires de l'école sont tous plus ou moins épris les uns des autres ; comme c'est multi-culturel, style chacun-sa-chance - typiquement la série qu'on a un peu du mal à situer politiquement, voire à situer tout court -, les filles et les mecs se parlent à peu près comme les personnages de La Vie secrète des jeunes de Riad Sattouf, dont l'impérissable tome 3 trône actuellement sur mon bureau : zyva t'es relou, ah ouais vous êtes trop des connards en fait, non mais zyva bouge j'te dis - et tout se finit en chansons, à mi-chemin entre le regretté Steeve Estatof et un solo de batterie Hélène et les garçons. Je crois, mais je n'en suis pas sûr, que ce objet visuel non identifiable s'appelle Chante ! Wikipedia le décrit comme une série tragi-comique, ce qui est assez juste. Si j'étais Jérôme Noirez et que je n'avais pas tant sommeil, je parviendrais sans doute à trousser un commentaire aigrelet et semi-houellebecquien sur le sujet mais hélas ! rien ne me vient, et ce soudain déficit de haine devient presque maintenant un sujet de consternation en soi.

 


 


 

Sinon, dans toutes les bonnes boucheries depuis quelques jours :

 

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introspective blues

Publié le 14 Novembre 2012 par F/.

Je serai à Fougères dès ce soir pour la 28e édition du salon du livre local. Si vous habitez dans le coin, passez donc faire un tour samedi ou dimanche, je serai ravi d'accepter vos boîtes de sardines, hugs virils et autres quolibets de bon aloi. Il me semble que je suis déjà passé à Fougères il y a quelques temps. C'est carrément beau - je le précise au cas où cette photo ne serait pas assez explicite :

 

 

 


 

 

A part ça j'ai écouté un peu de trucs ces derniers temps. Le dernier Bat for lashes est grosso modo comme les autres : chiantissime amha, à part une ou deux chansons. Je suis en revanche tombé raide dingue du très simple et down-to-earth Mac DeMarco 2. Sinon, j'ai plutôt aimé le Bobby Womack et le Sun de Cat Power, lequel a pris un étrange virage groovy mais fait quand même pâle figure au côté des inégalables You are free et What would the community think ? (il serait temps de se poser la question, oui). Une délicieuse curiosité : le Bluegrass Tribute to radiohead de Corporate Love Breakdown, sorti en 2005 et que je ne découvre que maintenant, oui, je sais. L'idée, c'est radiohead joué par les hillbillies de Délivrance. C'est inventif, souvent, et parfois touchant : le Stop whispering, par exemple, me semble supérieur à l'original mais il faut dire que j'ai beaucoup de mal, de façon générale, à résister à l'appel du banjo. D'autres confessions embarrassantes ? J'aime beaucoup le Strange love de Karen O sur la B.O. de Frankenweenie et le Skyfall d'Adele sur celle du dernier James Bond. J'ai vu ces deux films, à propos et, si je n'en ai pas parlé ici, c'est que je n'avais pas grand-chose à en dire. Le cahier des charges est tenu, voilà, et c'est à peu près dix mille fois moins excitant et vivant que les dix premières pages du formidable Enig Marcheur de Russel Hoban, dans lequel je m'enfonce lentement, et dont la traduction par l'ami Nicolas Richard demeure à mes yeux une énigme (je sais, aucun rapport.) Un autre morceau à la con pour finir : What part of forever don't you understand ?, de Cee-lo Green, qui figurait sur une B.O. de Twillight il me semble. Thématiquement et chronologiquement parlant, tout ceci n'a aucun sens, je vous l'accorde mais, au moins, je ne vous mens pas, j'écoute des trucs chelous, tout en m'efforçant de soigner ce qui reste de ma respectabilité musicale avec une track-list concoctée par l'adorable Léo Henry, vu samedi dernier à Strasbourg.

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l'Amérique, l'Amérique

Publié le 12 Novembre 2012 par F/.

Déjeuner ce midi avec Francis Geffard, propriétaire de la librairie Millepages, créateur de l'indispensable collection Terres d'Amérique et organisateur du salon America, déjà abondamment évoqué en ces pages. Un homme absolument charmant, pondéré, ouvert, passionnant, avec lequel nous avons surtout beaucoup parlé de... séries télé. Question festival, il se prépare de chouettes trucs pour 2014 mais nous en recauserons à ce moment-là. Aiyara, rue de la Gaité, c'est un restau où je vais pour la troisième fois et vraiment, ça se défend bien comme thaï, essayez si vous êtes sur Paris (il est préférable de réserver le midi, à moins d'arriver comme nous à 13h45). Ah oui, et je suis reparti avec ceci :

 

 

... un bouquin sur lequel je louchais depuis un certain temps déjà et qui, semble-t-il, n'engendre pas la mélancolie ("Et lorsque Charlotte est rongée par le cancer, nous dit Christine Ferniot dans Télérama, Willard se sent prêt à tout : crucifier des animaux, laisser dégouliner leurs viscères des nuits entières pour que Dieu entende et guérisse la malheureuse.) Je sens qu'on va se poiler.

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the future is yours, dickhead

Publié le 12 Novembre 2012 par F/.

Récemment, j'ai lu ça :

 

 

... et je me suis retrouvé propulsé vingt ans en arrière, au temps de mes pénibles et audacieuses études en marketing, au temps où j'essayais de trouver un sens à tout ça autre que "cesse de penser et prends le fric, dumbass". Les choses ont bien changé depuis. Les choses se sont terriblement compliquées et le positiviste en moi ne peut s'empêcher de trouver ça palpitant. La télé est en train de crever parce que la pub telle que nous la connaissons est en passe de disparaître, et c'est à la fois une bonne nouvelle pour les publicitaires les plus ingénieux et les plus créatifs, et une perspective carrément terrifiante pour nous parce que tout ce processus débilitant censé inciter les gens à acheter des trucs dont ils n'ont par définition aucun besoin réel va connaître un degré de raffinement totalement inédit dans les années à venir. Bon, ce n'est pas exactement le sujet du livre, qui s'intéresse aussi bien à Lynch qu'à Avatar, aux Sims qu'au fonctionnement du cerveau, à Lost qu'à Disney, au storytelling qu'à la crise des networks américains, mais je dois dire que j'y ai retrouvé par endroits d'étranges et fructueuses résonances avec le dernier roman de Jonathan Dee, le bien-nommé Fabrique des Illusions, où un artiste désireux de réinventer la pub propose à un client de ne pas parler de son produit, de ne jamais en vanter les prétendues qualités afin, justement, de créer une sorte de buzz en creux. Le bouquin de Frank Rose a l'intelligence de ne tirer aucune conclusion définitive du vaste tour d'horizon auquel il nous convie. Ce qui se passe sous nos yeux, reconnaissent d'ailleurs la plupart des intervenants, est à la fois trop compliqué, rapide et foutrement passionnant pour que nous puissions prétendre connaître les dieux invisibles auxquelles nous sommes livrés, mais une chose est sûre : le sacrifice est librement consenti et le voyage vaut le détour. Nous voulons des histoires, voilà la vraie constante. Nous nous nourrissons d'incertitudes et de mystères, notre cerveau réclame sa ration quotidienne de récompenses, et les gens qui ont bien compris ça vont se charger de façonner notre avenir tout en essayant de le comprendre, ignorant - ou en tirant parti - les prédictions alarmistes de Philip K. Dick, qui ressemblent de plus en plus à un grand rire étranglé.

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49 jours

Publié le 12 Novembre 2012 par F/.

 

Ce livre est sorti il y a quelques jours chez Michel Lafon. Je suis sans doute la personne la moins bien placée pour en parler mais voilà : c'est un roman un peu spécial pour moi, peut-être - en littérature jeunesse - celui dont le héros ressemble le plus à l'ado que j'aurais pu être - un personnage, je l'espère, dont les préoccupations ne vous laisseront pas de marbre. Que deviennent les autres après votre mort ? Que devient le monde ? A quelle vitesse êtes-vous oublié ? Si vous aviez la possibilité de hanter quelqu'un, le feriez-vous ? Et jusqu'à quel point ? Voilà, c'étaient les questions centrales du roman. Elles n'y trouveront pas toutes leurs réponses, bien sûr, un livre peut mourir de trop s'expliquer lui-même, et elles appellent d'autres questions, mais je suis curieux de savoir ce que les lectrices et lecteurs en penseront parce que, sans rire, c'est un vrai pas de côté, pour celles et ceux qui ont l'habitude de me lire.

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nous vous mangerons

Publié le 8 Novembre 2012 par F/.

Et donc, j'ai reçu hier par la Poste mes exemplaires du Chant du Monstre, une revue de "Création littéraire et Curiosités graphiques" confectionnée avec amour et talent par, dans l'ordre d'apparition, Sophie Duc, Angélique Joyau et Céline Pévrier. Une revue de plus, me direz-vous, à l'heure où XXI, 6 mois et Feuilleton squattent sans vergogne les classements des meilleures ventes, alors pourquoi celle-ci, hein, Colin ? Parce que sa différence, elle la chante et elle la crie, les amis : on en voudra pour preuve, dès les premières pages, une interview au long cours du délicieux Dominique Bordes, coupable avec Monsieur Toussaint Louverture de l'une des plus belles et improbables aventures éditoriales de ces dernières années. En prime ? Des extraits de bouquins, le formidable Enig Marcheur, notamment, auquel nous essaierons ici de rendre les hommages qu'il mérite. Quoi d'autre ? Un dossier Kathy Acker, du graphisme en liberté, de la poésie en uppercuts, un article de votre serviteur consacré à Guillaume Musso et David Foenkinos, et deux météorites dans votre jardin - deux textes fulgurants signés Pierre Senges et Pierre Terzian. Pas étonnant que le Chant du Monstre se soit placé d'emblée sous le bienveillant patronage de l'ami Claro. C'est un temple fragile, un moment, un appel, qui sait ce que l'écriture doit être : chanson méchante, blessure langoureuse, quelque chose de vivant, de brûlant et de fou. C'est une revue, surtout, fondée par trois filles très jeunes & très folles qui ne confondent par carnet d'adresses et Who's who à paillettes et s'en remettent entièrement, en matière littéraire, à l'instinct et au principe de jouissance - ce "frisson de la moelle épinière" si cher à Nabokov. Une soirée de lancement est prévue le 21/11 chez My private art groom. On espère qu'elle marquera le début d'une aventure pérenne pleine de griffes et de plaisirs. 

 


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