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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

invisibles ?

Publié le 28 Avril 2012 par F/.

Dans le Jalouse de ce mois-ci, daté de mai, il y a un article de votre serviteur sur, disons, une certaine forme de suicide - eh oui.

 

http://twilightsaga.ru/uploads/posts/2012-04/thumbs/1335496987_1190.jpg

 

... et je n'en suis pas peu fier, et ce n'est sans doute pas le dernier.

 


 

Paillettes toujours, et je vous en causais déjà récemment : le 10 mai prochain, je participerai à un enregistrement de La Grande Librairie pour parler de mon roman Blue Jay Way. L'émission sera diffusée le 17 jeudi 17 mai à 20h35 sur France 5.  

 


 

Reçu il y a peu :

 

http://4.bp.blogspot.com/-G8QUjC-ZGD4/TudeRxs_d_I/AAAAAAAAAvQ/X82cEjopqYI/s1600/robert_pobi_l_invisible_sonatine_2012.jpg

 

Ce bouquin-là, à en croire un buzz insistant, pourrait bien être le thriller de l'été. Je vous en reparle très vite.


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revenu

Publié le 26 Avril 2012 par F/.

Rentré de Londres hier soir, avec un peu de retard et pas mal de sacs (sauces au fromage, ce genre). Je ne sens plus mes pieds. Pris beaucoup de photos, que je ne montrerai pas, pour une raison peu importante qui vous sera dévoilée peut-être un jour. Acheté, chez Foyles, un petit bouquin sympa : The Age of absurdity. Sa lecture m'a accompagné pendant tout le séjour. L'auteur y brocarde nos tristes existences de moutons affolés et suggère que, faute de mieux, nous nous en amusions. Comme Kafka, un peu. Ok, then.

 


Londres est envahie de boutiques de merde - des chaînes terrifiantes proliférant telles des métastases le long des grandes artères. Le shopping, explique l'auteur de The Age of absurdity, n'est même plus une quête en soi : son objet véritable est le frisson de la quête. Le serial-shopper est un obsédé sexuel. Toujours excité, jamais heureux, la frustration comme moteur unique. Bref - rien ne vaut une ballade sous la pluie de Kensington, rien ne vaut les Turner de la Tate désertée, la solitude, le silence, les photos et rien ne vaut, bien sûr, l'exaltation d'un dimanche joyeux passé loin du premier tour. Je suis surpris, tout de même : je m'attendais à ce que Marine Le Pen dépasse les 20%. Quelle tocarde. Quand on comprendra que la politique n'est pas affaire de partis mais de philosophie quotidienne et de mode de vie, on aura fait, je pense, un grand pas. C'est pas encore pour tout de suite.

 


 

Dans quelques jours, je serai - au côté notamment de Caryl Ferey - l'un des invités de La Grande Librairie sur France 5. J'en ai marre de devoir bien me fringuer.

 

http://actualitte.com/images/actualites/la_grande_librairie.jpg

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the audience is pleased

Publié le 21 Avril 2012 par F/.

Hier soir à la libraire Charybde, l'excellente Alice Abdaloff, connue par de vrais gens sous d'autres identités, s'est livrée, comme avant elle Claro ou Catherine Dufour, au jeu mensuel de la sélection littéraire, présentant à l'assistance huit de ses romans préférés tous genres confondus. Les bouquins en question (au premier rang desquels l'incroyable Diadorim de Joao Guimarães Rosa, dont des types un peu fous - ou clairvoyants - lâchent désormais l'édition 10x18 pour la modique somme de 38 € sur le site marchand de la famille Kosciusko-Morizet) sont évidemment disponibles à la vente et s'arrachent non moins évidemment comme des petits pains chauds. C'était parfait, cette présentation : ça m'a presque donné envie de lire Mauriac. Sans rire, il FAUT aller chez Charybde le vendredi soir quand pareil évènement se produit. Parce que l'idée est excellente, parce qu'il y a de la bière, parce que vous allez fatalement dévouvrir des chefs-d'oeuvre que vous ne connaissiez pas et parce que la librairie - et celle-ci en particulier - a besoin de vous. Habent sua fata libelli, si vous me permettez.

 

http://www.13enote.com/images/livre_39.jpg

 

(aucun rapport ; c'est juste le livre que j'ai acheté hier)

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c'est pas du jeu

Publié le 20 Avril 2012 par F/.

Le 15 mai, paf : dîner au Macéo avec M-E Leclerc, Franck Thilliez et les auteurs sélectionnés du prix Landerneau Polar 2012, enfin, ceux qui voudront bien, sachant que les résultats seront déjà connus. Personnellement, j'espère qu'il y aura Caryl Ferey - il est marrant, Caryl ! - et Elsa Marpeau, qui a eu l'insigne gentillesse de m'envoyer son Série Noire (pourquoi ? Mystère). En fait, j'espère qu'il y aura tout le monde parce que, globalement, je ne connais personne. Bon, il va falloir que je repasse mon jean. Voire que j'en achète un.

 


 

Joli (et soudain) déferlement de commentaires extrêmement négatifs contre Blue Jay Way sur amazon.fr. Bon, une critique en soi, aussi virulente soit-elle, n'a jamais été un problème pour moi, tant il est vrai qu'on ne fait pas d'omelettes, etc. Mais la dernière charge en date me défrise un tantinet. A vrai dire, j'aimerais ne pas la trouver suspecte. Soyons clair : qu'un lecteur trouve mes romans "mal écrits" ne m'a jamais empêché d'avancer. Penser que quelqu'un pourrait me haïr suffisamment pour se donner la peine d'avancer masqué (critique unique, argumentaire foireux), en revanche, me chagrine autrement, d'autant que cela me place, en l'attente, dans la très incofortable posture du parano-mais-pas-trop. Roger Garon, si tu existes et que tu lis ces lignes, viens m'expliquer la vie - avec un vrai nom et un vrai mail, please.

 


 

Demain, je me casse à Londres avec ma douce. Il paraît (merci Audrey) qu'il y a une boutique Moumines à Covent Garden et des t-shirts Lost Highway chez Uniqlo. C'est important, la culture. Pour le reste, je me réjouis de retrouver les pélicans, les écureuils, la pluie, la bière, les Anglais, le théâtre de mes rêves, et je me réjouis aussi de louper le 1er tour des présidentielles et tout le cirque afférent ; il y a 5 ans, on s'était déjà débrouillés pour glander à San Francisco quand le PS se prenait sa fessée sempiternelle, c'était parfait, on a mangé le meilleur hamburger du monde. Par contre, il va falloir trouver un pub qui diffuse Barça-Real.

 

http://lafouinekabyle.football.fr/public/ajosep-guardiola.jpg

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tous des libris

Publié le 19 Avril 2012 par F/.

D'après Edistat (dont les estimations sont loin d'être toujours parfaites), nous avons vendu, en sorties caisse, plus de 85 000 ex. des huit premiers volumes des nouvelles aventures du Petit Prince, et ce n'est bien sûr qu'un début. Je suis plutôt content, à vrai dire. Ce sont là des petits livres sans prétention, disponibles en supermarché, qui ont l'immense mérite d'être faciles à appréhender (nous nous donnons assez de mal, ma dir coll et moi, pour qu'ils le soient), et l'essentiel des retours qu'on m'en a fait jusqu'à présent pourrait se résumer en une phrase : "mon enfant l'a lu avec plaisir" - rien de plus, rien de moins. Aux grincheux ou aux malcomprenants qui persisteraient à pointer le gouffre esthétique, poétique, limite idéologique qui sépare la série Folio Cadet de l'oeuvre originelle, je répondrai : "sans rire?". Oui, je suis au courant, tout le monde l'est : la série du Petit Prince n'est pas une suite au livre de Saint-Exupéry. Elle en constitue un prolongement narratif, point, et si quelques enfants découvrent la lecture grâce à elle, j'aurai personnellement du mal à m'en plaindre.

 

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petits monstres

Publié le 18 Avril 2012 par F/.

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Vous êtes parent, vous allez l'être, vous pourriez l'être, vous devriez l'être, vous l'êtes mais vous ne le savez pas, pas encore, vous êtes un enfant, vous êtes un grand enfant, vous cherchez votre âme d'enfant, vous venez d'acheter une âme d'enfant à vil prix, vous apprenez à lire, quelqu'un apprend à lire, vous êtes un monstre, vous êtes un monstre incognito, vous êtes un monstre intègre qui tient à rétablir une certaine vérité, vous cherchez une occasion et justement c'est Noël, c'est fête, c'est la fête, c'est votre fête, c'est votre anniversaire, c'est son anniversaire, c'est l'anniversaire de quelqu'un, c'est le non-anniversaire de quelqu'un, vous êtes riche, vous êtes pauvre, vous êtes classe moyenne, vous aimez faire des cadeaux, vous avez 6€ sur vous, vous avez 12€ sur vous, vous êtes un voleur confirmé (mais pas chez un petit libraire s'il vous plaît), vous êtes généreux, ou justement pas, OK, calmez-vous, arrêtez-vous un instant.

 

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Et ça sort aujourd'hui, les amis : un tome 3 cet automne, un tome 4 l'hiver prochain.

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guide de survie en territoire ami

Publié le 14 Avril 2012 par F/.

Bon, pour commencer, inutile de flipper inutilement : si les choses tournent mal, vous pouvez toujours vous référer à cette carte. A part ça ? J'étais dans le 17 hier, plus précisément à Saujon, où étaient organisées rencontres en collège et à la bibliothèque sous la houlette de l'excellente association La Rochellivre. La question de la semaine revient tout de même à un élève de Fontenay-sous-Bois : "mais si vous deviez avoir un vrai travail, ce serait quoi ?". A Saujon, j'ai acheté quatre douzaines d'huîtres et j'ai dîné d'une tête de veau sauce gribiche, tant il est vrai que Jacques, le secrétaire de l'association, a des principes : un auteur bien nourri est un auteur heureux. Maintenant, et après une escapade méridienne aux Jardins de Mandchourie (un des secrets les mieux gardés - plus pour longtemps - du 12e arrondissement), j'ai surtout envie de boire du thé. Ok : peut-être irai-je jusqu'à grignoter une demi-carotte mais ce serait folie. Dans le train qui me menait à La Rochelle (j'espère, cher lecteur, que tu voudras bien excuser le caractère un peu décousu de ce mail, mais j'avais prévenu : je suis fatigué), j'ai écouté le dernier Dionysos. Les Inrocks (sémillant magazine dont la courbe d'évolution, politiquement, évoque de troublante façon celle de Carla Bruni - lifting compris) en font une critique plutôt drôle (je renonce à inclure le lien, c'est un principe) jusqu'au moment où on réalise qu'elle est, ouaip, sérieuse. Il y a au moins une chanson magique sur Bird 'n' roll : La Sirène et le pygmalion, merveille tristoune pour banjo et violons. Pour le reste, et une fois qu'on a compris que ce groupe s'adresse quasi exclusivement aux enfants, tout roule.

 

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american splendor

Publié le 12 Avril 2012 par F/.

Et donc hier, grâce à mon agente préférée que j'ai, nous nous sommes rendus à la soirée de pré-vernissage de l'expo Crumb au Musée d'Art moderne de Paris - Crumb de l'underground à la genèse, que ça s'appelle, et le vrai vernissage, c'est ce soir mais hier, c'était sélect-sa-race-de-la-mort, et il y avait Crumb et sa meuf (de sacrés loulous, hey), et plein d'autres gens fringués bizarre, c'était cool, on ne connaissait évidemment personne, personne à part Jean-Luc F., David C. (non, pas Calvo) et Béatrice D., éditrice chez D., s'entend. L'expo en elle-même ? Vous pouvez y foncer ventre à terre. Comptez trois heures : c'est bien plus de temps qu'il ne vous en faudra pour comprendre à quel point cet homme est un putain de génie, mesurer l'étendue de son influence sur la BD et l'underground des sixties à nos jours et piger ce que cette expo fabrique dans un musée d'art contemporain - et bien moins que ce dont vous aurez besoin pour vous imprégner de l'esprit Crumb dans sa globalité, si un tel miracle est humainement possible. En plus de ça, le catalogue de l'expo ne coûte que 30 €, soit 8 € de plus que le dernier Musso, au sujet duquel, soit dit en passant, une lectrice amazon s'offusque à raison : "Pourquoi amazon ne propose t'il pas ce livre en ebook pour le kindle alors que la fnac oui ! En achetant le kindle nous n'avons pas la possibilité de lire le epub....la bibliothèque devrait donc être conséquente afin que l'on est accès à la majorité de style de livre." Eh ben oui, hein.

 

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Aujourd'hui et avant-hier, j'étais à la médiathèque de Fontenay-sous-bois pour des rencontres avec des collégiens et j'ai aimé ça, mince, je suis incurable. Demain ? La Rochelle. Ensuite : rien. Rien, i.e. vacances, i.e. Londres en couple-sans-enfants. Pour l'année prochaine, les invitations commencent à pleuvoir. Je ne sais pas si j'ai du bol, mais je trouve que la qualité de ce que l'on me propose ne cesse de croître : mails raffinés, motivation de bon aloi, organisation aux petits oignons - vraiment, amis docs, profs & bibliothécaires, continuons de bosser comme des ienchs, la bataille de la lecture n'est pas gagnée et ne l'a jamais été mais c'est ce qui fait sa beauté.

 


 

Plusieurs personnes, à la lecture des derniers posts de ce blog, m'ont fait part de leur inquiétude. "Tu es déprimé ?" Non, non, les chouchous, vous êtes adorables mais non, je suis juste un peu fatigué, ça va s'arranger, le printemps est là et je vais tout déchirer d'un trait de lumière, vous allez voir.

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needs a vacation

Publié le 10 Avril 2012 par F/.

J'allais rédiger un post sur les vertus de l'amitié par temps plus ou moins agité, mais un vieux relent de pudeur masculine s'y oppose in fine. Qu'il me suffise de dire que nous avons passé un excellent week-end avec la bande habituelle, en ordre dispersé - les intéressé(e)s se reconnaîtront. Aujourd'hui : Fontenay-sous-bois, rencontre avec des classes, jeudi : même tarif, vendredi : La Rochelle et environs. Petite pause ensuite, quelques classes encore en mai/juin, le salon de Saumur, bien sûr, mais pas de St Malo cette année, pas d'Epinal non plus, je n'en suis pas fâché, je suis sur les rotules et j'ai besoin de retrouver la tribu. Parfois, je me sens un peu comme ce type d'une pub pour chaussures de sport qui rentre chez lui et qui découvre que tout a changé - les enfants ont pris dix ans et c'est un parfait inconnu qui vient lui ouvrir. Pour la peine (?), j'ai relu Réussir son hypermodernité et sauver le reste de sa vie, stupéfiant pamphlet québécois dont le message, gentiment synthétisé, pourrait se présenter comme suit : ami quadra, supprime ton compte facebook, arrête de donner ton avis sur tout, cesse de télécharger comme un benêt et de penser que la nouveauté est une fin en soi, ne cours plus, ne te compare plus aux autres, consomme moins, approfondis, profite, achète une ferme, vis plus chichement mais pour les autres, détends-toi, détends-toi, par pitié. Dans cet ouvrage, un exercice intéressant parmi d'autres :

1) Classez mentalement ces cinq sujets d'intérêt, du moins important au plus important :

- Les détails de la carrière et des amours de vedettes populaires.

- Votre identité publique telle que définie par votre profil personnel sur les réseaux sociaux d'Internet.

- La fonte rapide des glaces arctiques et les déréglements climatiques qui en résultent.

- Les nouveaux sous-genres dans le monde de la pornographie.

- La recherche d'une vie bonne.

2) Classez maintenant ces cinq sujets en fonction de la place qu'ils occupent dans votre vie, dans vos pensées.

Get a haircut, hippie.

 

 


 

Et c'est vrai que ça devient spectaculairement pénible, facebook. Bon, ça l'a toujours un peu été, et je serais tout de même assez mal inspiré de cracher dans la soupe, moi qui affiche près de 4000 friends au compteur et me sers non sans ardeur du réseau comme d'un véritable relais RP/pro mais, jusqu'à présent, les côtés positifs l'emportaient largement sur le reste, et je ne suis plus tout à fait sûr que ce soit toujours le cas aujourd'hui. Par exemple : je ne joue pas à FarmVille, je ne like pas les photos de ton gosse, je ne veux pas être ami avec un type dont le pseudo est "machin, écrivain", je ne tiens pas à être d'inscrit d'office dans un groupe d'amis de Pablo Neruda et, tant qu'à venir en aide à des gens psychotiques, névrosés, désargentés ou paumés, je préfère, dans la mesure de mes modestes moyens, le faire dans la vraie vie. D'un autre côté, si vous lisez ces lignes, c'est peut-être parce que vous avez cliqué sur un lien facebook donc que voulez-vous que je vous dise ? This world sucks - je vais aller planter un arbre, tiens.

 


 

Ou écouter un truc sympa et rare et vieillot, tant il est vrai que ça faisait longtemps. And that, lads, is what I call a tiny perfect popsong.

 

 

 

 

 

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l'odyssée intérieure

Publié le 7 Avril 2012 par F/.

Retour de Vendée, où j'ai rencontré une vingtaine de classes en une semaine, raison partielle de mon silence ici. J'étais logé, à part le premier soir, dans un hôtel de Montaigu, où squattait également l'équipe de France minime de football. Ambiance assez surréaliste, soyons honnête. Le soir, je mangeais seul dans une grande salle en écoutant RMC puis je retournais vite fait dans ma chambre, je travaillais un peu puis je regardais un ou deux épisodes de The Walking Dead jusqu'à ce que mort cérébrale s'ensuive. C'est vachement bien, The Walking Dead, surtout juste avant d'éteindre la lumière, les rêves prennent une autre coloration. Je ne serais même pas capable de dire ce qui me plaît là-dedans. Les zombies ne sont, à mon avis, la métaphore de rien du tout, pas plus que les vampires - en tout cas, ils ne sont la métaphore de rien de nouveau. Ils sont juste flippants, mortels, et incroyablement pathétiques ; ça peut effectivement évoquer plein de choses. J'ouvre les yeux, et je suis toujours en Vendée. Une prof m'attend, une documentaliste. Je me dis que ces gens ont bien du courage. Je me dis que beaucoup de choses reposent sur eux, et que personne ne s'en rend vraiment compte. Quelque part, un technocrate obtus rédige une série de recommandations absurdes qui achèvera de mettre le système par terre. Nous roulons à travers la campagne, des bancs de brume s'accrochent au flanc des coteaux, la lumière est délirante, sublime, "tout le monde n'aura pas lu votre livre", me prévient la conductrice. Des collèges, et encore des collèges, à La Roche, à Tiffauges, et dans plein d'autres endroits dont j'ai hélas oublié le nom. Le prétexte de cette tournée, c'était le Prix Vendée Lire, 14 bouquins sélectionnés, dont un de Morpurgo (une erreur, à mon avis - des gens ont dû croire que c'était un auteur français) et un autre de Johan Héliot, qui m'a précédé sur place. Les élèves étaient calmes, parfois trop, et j'ai connu quelques expériences formidables, comme d'habitude. Merci aux profs, en attendant, merci aux docs, et aux élèves qui ont posé des questions. Je songeais, dans le train du retour, à rédiger une sorte de charte perso à envoyer aux structures me proposant d'intervenir et synthétisant conseils et points d'achoppement récurrents, du genre "ne donnez pas aux élèves une liste de questions", "placez les vous-mêmes dans le CDI" ou, si vous êtes prof de français, "abordez la question de l'inspiration avant la rencontre". Je pense que je le ferai un jour. La semaine prochaine, j'interviens à Fontenay, deux fois, puis à La Rochelle. Hier soir, sur le comptoir de la cuisine, un tract de François Hollande gisait, oublié. L'homme présente plusieurs points de son programme. La culture n'y figure strictement nulle part. Demain, je présume, il ira probablement plaider la cause du vote utile sur Canal+. Tout ça me donne envie de (re)lire du Gallmeister.

 

http://a51.idata.over-blog.com/1/35/13/57/10-juin/Gallmeister.gif

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