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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

pour affaires

Publié le 28 Janvier 2011 par F/.

La Table d'Adrien, près de la rue de la Paix, est un secret extrêmement bien gardé, divulgué ici par pur sadisme esprit philanthropique. Le soir, c'est jeudi seulement, et sur réservation. Aux fourneaux : Judite. Le patron, chemise noire, deadly serious, vous annonce ce que vous allez manger, et ce n'est pas comme si vous aviez le choix. Il y a un duo de foie gras chaud et froid à se damner, une omelette aux truffes versée devant vous dans l'assiette, une "colossale" de viandes (je vous laisse imaginer le truc), une assiette de fromages et des desserts dont j'ai oublié le détail parce que, voyez-vous, quand Adrien pose les trois bouteilles sur la table (pour quatre), là non plus, vous n'avez pas le choix, et d'ailleurs, vous êtes très content, et Adrien aussi, ce qu'il exprime en hochant vaguement la tête et en vous servant une rasade d'Armagnac qui vous force à reconsidérer la définition du mot "indécence". Merci à Thomas L., donc, qui se reconnaîtra aisément, dès qu'il reprendra connaissance, s'entend, pour cette expérience au-delà du réel. Et qu'est-ce que tu fabriquais dans ce rade improbable, me demandes-tu fort à propos, ô bien-aimé(e) lecteur/trice ? Eh bien, ah, ah, je ne peux pas en parler maintenant, c'est secret, c'est cool, c'est super secret, c'est vraiment cool (navré : j'ai toujours voulu écrire ce genre de phrase), et vous en saurez plus, si vous en savez plus, et si nous allons au bout de l'aventure, dans, disons, trois ou quatre ans - information qui constitue déjà un indice en soi. En attendant, y a du boulot, du vrai, et je me suis fait de nouveaux copains tout à fait surprenants.

 

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reconstruction

Publié le 27 Janvier 2011 par F/.

Daniel Bejar est né en 1972 - un grand cru. La bande-son de sa jeunesse est peuplée de fantômes synthétiques et de saxo lancinants, sur fond de volutes gitanes. Style Council, Simply Red, Pet Shop Boys, T-Rex peut-être, Roxy Music, les Stranglers de Feline : tous ces spectres délavés, lunettés d'anthracite, on les retrouve sur Kaputt, le neuvième album de Destroyer. Easy listening, ambient, disco eighties et jazz d'ascenseur - on se dit qu'on ne devrait pas, qu'on ne pourra pas, qu'on n'a jamais. Sauf que le temps a passé, transformant la honte en nostalgie et le mauvais goût en histoire. Sauf, surtout, que Bejar est un génie, capable d'écrire aux années 80 la plus classieuse des lettres d'amour sans rien renier de son lyrisme intime et de ses exigences d'esthète. Il faut, pour apprécier Kaputt, se souvenir de ce que cette musique autrefois si méprisée a fait de nous. Sur l'extraordinaire Suicide demo for Kara Walker, on entend des guitares andalouses, une flûte échappée d'une b.o. de Francis Lai, un saxo en exil et des nappes de synthé d'une sidérante beauté, avant que le timbre suave de Sibel Thrasher n'emporte la chanson vers d'inédits sommets new wave. C'est une chanson d'une douceur et d'une mélancolie quasi intolérables ; tout l'album est à l'avenant.

 

 

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cinq filles en or

Publié le 27 Janvier 2011 par F/.

Charlotte, Lisa, Pandora, Ori et Filipa sont les cinq blogeuses avec lesquelles j'ai eu l'honneur de déjeuner hier pendant deux heures dans un restaurant américain des Halles spécialisé comme il se doit dans les plats hypocaloriques. Deux heures, c'est plus qu'il ne m'en faut pour raconter n'importe quoi, avec ornements et détails. Sofia Coppola, Colin Firth, Lady Oscar et Jean-Claude Mourlevat ont fait partie des noms cités, et j'ai méticuleusement brisé le coeur de Charlotte en lui révélant que La Saga Mendelson n'était qu'une misérable et pathétique histoire inventée. La différence entre fiction et mensonge n'étant pas un sujet que je maîtrise à la perfection, j'ai essayé de m'en tirer en lui expliquant que cette supercherie, à y bien réfléchir, était, littérairement parlant, digne d'admiration. Mais ça n'a pas pris ; ce genre de trucs ne prend jamais. Reviens, Charlotte. J'écris aussi des trucs réellement faux, parfois. A part ça, j'étais absolument ravi. Ces filles sont aussi formidables que leurs blogs, j'ai enfin compris ce qu'était un swap à thème, et mon steak tartare ne m'a, aux dernières nouvelles, pas fait passer de vie à trépas. Mesdames, mesdemoiselles, merci. La prochaine fois, on ira ici :

 

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caméra, action

Publié le 26 Janvier 2011 par F/.

Trop de couleurs distrait le spectateur, truth is in the eye of the beholder, vous connaissez la chanson. Il n'empêche : ce soir, 17h30, chat vidéo avec votre serviteur. On parlera de Bal de givre à New York et du reste, et ça se passera ici.

 

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l'horreur, l'horreur

Publié le 25 Janvier 2011 par F/.

Le bal des razzies continue. Lucie Chenu, publiquement, s'insurge : les jurés sont aigris, ou frustrés, ou mourants, et sans doute tout ça à la fois. Ailleurs, elle reconnaît cependant que le fait d'aborder le sujet a sévèrement boosté la fréquentation de son blog. Fifteen minutes of fame ? Remarquez, c'est pareil ici. Mon sentiment ? Bifrost réveille le fandom à coups de pistolet à eau et tout le monde se croit dans Apocalypse now. Il faut croire que nos livres sont plus intéressants que nos vies.

 

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A part ça : je retourne au Fleuve Noir aujourd'hui. Elric, toujours, bientôt, tout de suite. A ce propos, on me signale en régie que l'auteur anglo-texan Michael Moorcock sera de retour en France d'ici quelques mois, pour se réjouir avec nous. "Nourriture et bon vin, lui promets-je dans un mail, mais pas de call-girls a priori." Réponse immédiate de son épouse : "If I can't have a call-girl, I'm not coming !" Personne ne peut battre ces deux-là.

 

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razzies, ou la malédiction délicieuse

Publié le 23 Janvier 2011 par F/.

Pornic en hiver : lumière rasante, mer de diamant, et encore une fortune claquée en sardines. La rencontre ? Personne ou presque, mais ceux qui étaient là étaient contents, semble-t-il, et papoter avec Gess est toujours un plaisir. Passé deux heures aussi dans le train, à l'aller, à discuter avec Mireille-de-l'Atalante. Je me rappelle mon premier café pris avec elle, il y a douze ou treize ans ; le sentiment de délectation demeure intact. La librairie nantaise du 15 rue des douves, de même, reste un étrange paradis à mes yeux - son rayon cinéma, surtout, dans lequel j'ai cette fois pioché Le Vagabond d'un nouveau monde, récit de la rencontre, autour d'un film qui ne se fera jamais, entre James Agee et Charlie Chaplin.

 


 

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A mon retour, pas mal de lecture forumesque à vocation récréative. Bon, le moins que l'on puisse dire, c'est que les razzies déchaînent toujours autant les passions. Joseph Altairac, sur actusf, est l'un des rares à garder la tête froide, et à mettre le doigt sur l'essence du système : les razzies sont un prix à vocation humoristique qui ne fonctionne que si des gens y prêtent attention. A cet égard, il faut admettre que la récente cuvée est un franc succès. C'est : pas drôle, anodin, insultant, très vrai, mensonger, hilarant, sans intérêt, jouissif, moins bien qu'avant, étrangement pertinent, etc. (à peu près comme Stéphane Guillon, donc) et tout le monde ou presque se sent obligé d'expliquer pourquoi, ou pourquoi pas, ou pourquoi la question ne se pose pas en ces termes. Or, si on peut être certain de quelque chose c'est que, tant que les nominés et/ou les primés (je sais de quoi je parle : j'ai tenté, il y a cinq ans, d'expliquer dans un article assez fastidieux à quel point je me moquais du prix reçu par Sunk) continueront de réagir publiquement aux notules qui les mettent en cause - surtout si c'est pour raconter qu'ils vont faire un procès aux jurés (gag), ou les ignorer superbement à partir de - top chrono, maaaintenant ! -  les razzies perdureront dans la joie. Le fait est, par ailleurs, qu'ils n'ont jamais fait perdre le moindre lecteur à qui que ce soit ce qui n'est pas le cas, à mon avis, d'autres récompenses censément trop sympas. Mais alors, me direz-vous, à quoi servent-ils ? A exister, principalement. A titre personnel, je compte au moins deux amis au sein du jury, et je suis tout à fait certain qu'ils n'hésiteront pas à me coller une petite baffe amicale, voire un salutaire coup de pied au cul, si les circonstances l'exigent. Je promets de ne pas chialer, le moment venu, de ne pas montrer les poings, de ne pas crier au complot et de ne pas appeler mon avocat. En revanche, je ne promets pas de ne pas me fendre d'un autre papier. Ce serait dommage de rompre la chaîne.

 

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au-delà

Publié le 20 Janvier 2011 par F/.

Au-delà, de Clint Eastwood : un film qui marche sur la corde raide. Clint est comme un lion en cage. Il rumine et tourne sans fin. Les questions amènent des fuites, le désir appelle des mensonges, la découverte engendre l'absence. Restent ceux qui savent : qu'on ne saura jamais, que "savoir" sera mourir, que l'essence de la vie est contenue en elle-même, l'amour, le Tout, rester un peu la tête hors de l'eau. Le plus étonnant, dans tout ça, c'est la référence constante à Dickens, que le scénariste déclare fortuite. Vraiment ? Le vieux Charles et la mort. Un train qui explose. Un orphelin en quête, coupé en deux, séparé de lui-même. Dans le film, les Français refusent manifestement de se pencher sur la question de la mort. Au personnage féminin qui décide d'écrire sur le sujet, parce qu'elle comprend que c'en est un, le seul qui vaille, on conseille un éditeur américain. La cage, en vérité, est sans limite. Saisissant.

 

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Maintenant, il y a même un premier tour pour le Grand Prix de l'Imaginaire. On appelle ça : un catalogue des sorties de l'année écoulée. C'est drôlement plus sympa que les razzies. L'avantage, c'est aussi que les gens peuvent rédiger des statuts facebook pour expliquer qu'ils ont été nominés, statuts que leurs amis peuvent, en retour, embellir de commentaires encourageants - "j'espère vraiment que tu vas gagner", ce genre. Les joies authentiques sont rares en ce bas monde.

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carnivores

Publié le 17 Janvier 2011 par F/.

La souffrance des poulets est-elle soluble dans le capitalisme ? Un lac de merde est-il plus polluant qu'une marée noire ? Quel est le poids d'un steak tartare en souffrance bovine pure ? Tout est-il vraiment, complètement, définitivement illuminé ? Questions et pistes avec la critique du dernier Jonathan Safran Foer, et interview liée.

 

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oh the sunday sleep

Publié le 16 Janvier 2011 par F/.

Déjeuner délicieux avec Viken Berberian & family aujourd'hui dans une pizzeria super (et) bobo - qui sera surpris ? - du 10e arrondissement. Je suis un peu triste, car mon copain quitte la France dans quelques mois, mais assez content aussi : parce que la prochaine fois que nous nous verrons, ce sera en Arménie ou au Canada ou à L.A., et qu'il aura probablement écrit un nouveau bouquin monstrueux. En attendant, le successeur de Das Kapital, toujours traduit par Claro, sera publié au Diable Vauvert début 2012.

 


Arménie toujours avec une étonnante interview de Sophie Audoin-Mamikonian, auteure de la série Tara Duncan, sur le site littérature jeunesse. Les plus léthargiques se contenteront d'un florilège ad hoc : "Certains savent chanter tout de suite, ou dessiner, ou composer. Callas, Picasso, Mozart. Ils avaient ce don. Je l'ai aussi." ; "[J'écris] pour moi, pour vous, pour tout le monde. Je ne suis pas Kafka. Je suis contente d'être lue." ; "J'ai bossé dans la pub chez Seguela alors l'art de la formule ne me pose pas trop de souci."; "Je suis une proustienne. Précise, longue dans mes phrases, méticuleuse, obsessionnelle." Merci de rester mesurés dans vos commentaires.

 


Mardi soir 18h, au terme de deux jours de rencontre avec des collégiens, je serai à la bibliothèque de Riom, 5 bis rue Croisier. S'il y a un coin de France que je ne connais toujours pas, au terme de dix années de rencontre scolaires, c'est bien le Puy-de-Dôme. Et dire que je pars en Chine dans deux mois. Je suis vraiment un ouf.

 

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ps

Publié le 13 Janvier 2011 par F/.

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"Youpi ! s'exclama Jean-Maxime, soudain empli d'une jubilation féconde : les primaires du P.S. en octobre ! Qu'est-ce que j'ai hâte d'y être !" 

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