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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

lectures

Publié le 30 Décembre 2012 par F/.

En lecture : Le Carnet de Bento, de John Berger - une merveilleuse méditation poétique sur l'oeuvre de Spinoza. Peut-être en reparlerai-je si je trouve quelque chose de pertinent à en dire.

 

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La fin de la lettre de Charles Manson au chanteur qui lui a piqué son nom prouve, si besoin était, que le monsieur va beaucoup mieux et est tout à fait prêt à sortir, maintenant : "Beyond good and bad, right, wrong. What you don’t do is what I will do – what you did a sing-along, and let it roll and said how you saved me a lot of steps – I don’t need, it’s not a need or a want. Couped – coup. Ghost dancers slay together and you’re just in my grave Sunstroker Corona-coronas-coronae – you seen me from under with it all standing on me. That’s 2 dump trucks – doing the same as CMF 000007."

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l'oeil du tigre

Publié le 22 Décembre 2012 par F/.

Life of Pi : un film bizarre sur la foi avec, euh, un tigre dans le rôle du Christ. Je ne savais pas quoi en penser quand je suis sorti de la salle l'autre jour et ça ne s'est pas arrangé depuis alors, disons que vous pouvez aller le voir avec des enfants. Évidemment, ça ne vaut pas grand-chose face aux Bêtes du sud sauvage mais le tigre joue très bien - d'autant mieux qu'il est principalement digital. Je peux vous dire que ça m'a fichu un coup d'apprendre ça (du coup, le concept de foi devient plus ambigu encore)(bref : c'est un film d'intello en définitive)(un film d'intello un peu con).

 

tiger

 


C'était pas la fin du monde finalement : trop dommage. Mais 2013 verra la conclusion de Dexter et Breaking Bad, deux séries à peu près diamétralement opposées et ça, c'est triste. Hier, on a vu la fin de Homeland S02. Ça se barre un peu en sucette je trouve, j'ai le plus grand mal, notamment, à croire en l'histoire d'amour censée souder les deux protagonistes principaux mais enfin, ça reste au-dessus du panier, grace en partie au formidable personnage de Saul que [spoiler] on retrouvera dans la saison 3, lui. Quant à Dexter, dans la série pop-corn horrifique avec des palmiers, cette saison 7 n'était pas si mal - en matière de vraisemblance, il y a de toute façon bien longtemps qu'on a sauté par-dessus le requin.

 


 

Si vous voulez offrir un livre anti-noël, une réédition bienvenue (dont je reparlerai) :

 

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Ta mort, sa vie

Publié le 17 Décembre 2012 par F/.

Pas le temps de poster beaucoup en ce moment, alors deux choses : vu Les Bêtes du sud sauvage, merveille bien peu verbeuse mais éminemment littéraire, quelque part entre Melville, Steinbeck et Thoreau, porté par la grâce d'une petite princesse de neuf ans, Quvenzhané Wallis, dont on a tant salué la performance que je ne vois rien de concret à ajouter. Les Bêtes... est un film délicieusement fauché et absolument panthéiste dont les échos n'ont pas fini de me hanter, d'autant qu'ils entrent en sérieuse résonance avec les thèmes de mon nouveau thriller, Ta mort sera la mienne. A ce propos donc : je chercherai, dès vendredi, des relecteurs, disons quatre ou cinq. On verra bien si vous aussi vous entendez des trucs.

 

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2012 : top 10 romans

Publié le 14 Décembre 2012 par F/.

C'est le temps des classements de fin d'année, paraît-il, et Chronicart m'a demandé le mien rayon littérature, dont acte (et dans le plus grand désordre) :

 

Le Diable, tout le temps, Donald Ray Pollock

Swamplandia, Karen Russel

Les Mille automnes de Jacob de Zoet, David Mitchell

Transes, Christopher Sorrentino

Karoo, Steve Tesich

Le Maréchal absolu, Pierre Jourde

Ma Mère, musicienne, est morte de maladie maligne, etc., Louis Wolfson

Chroniques des jours enfuis, Sam Shepard

Un Voyage un Inde, Gonçalo M. Tavarez

C, Tom McCarthy

 

 

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non mais je rêve

Publié le 8 Décembre 2012 par F/.

J'ai fait ce rêve trop bizarre cette nuit. Lewis Trondheim était mort. A six heures, déjà, il était décédé, tout était impitoyablement précis, sa femme était triste, un peu comme dans ce terrible et merveilleux album :

 

 

... où les copains de Lapinot, qui reviennent de son enterrement, il me semble, trouvent un message poignant sur le répondeur de sa copine et prennent enfin la réalité de la mort en pleine face. J'ai réussi à me rendormir mais à sept heures, Lewis était toujours mort, si bien que je me suis levé pour vérifier sur twitter (le meilleur moyen de s'assurer de la vie de quelqu'un étant, de nos jours, de s'assurer qu'il n'est pas virtuellement mort). Ouf. Si Lewis avait vraiment passé l'arme à gauche, j'aurais été bien embêté, car cela aurait signifié de grandes responsabilités pour l'avenir, et une cargaison de responsabilités inutiles.

Mais ce n'est pas tout, pas tout à fait.

Dans mon rêve, la ville était peuplée de morts, et je ne comprenais pourquoi il y en avait tant. Pacôme Thiellement m'a alors passé des lunettes spéciales et j'ai vu un McDo fantomatique se poser sur la place telle une soucoupe volante, pour cracher sa moisson de zombies. "Bienvenue à Cergy Pontoise", m'a glissé Pacôme, goguenard. "Maintenant, tu sais d'où viennent les morts." Je crois surtout que j'ai regardé un peu trop d'épisodes du Dispositif, mec.

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comme l'enfer

Publié le 6 Décembre 2012 par F/.

Elle reste l'une des plus grandes. le bleu de la nuit, chronique d'un deuil insupportable et qu'il faut pourtant supporter, est une pierre de plus apportée à un édifice monolithique, comme taillé dans le diamant le plus brut et dont les failles microscopiques, pourtant, laissent filtrer un rien de lumière miraculeuse. Elle, c'est Joan Didion, que je lis et admire depuis le jour lointain où Bret Easton Ellis l'avait citée comme influence majeure - et il est si facile de comprendre pourquoi. 

 

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le Bleu de la nuit est un livre aussi indispensable que la pensée permanente de la mort. Il ne vous donnera pas d'espoir mais il vous aidera peut-être à vivre. (Critique à venir dans le prochain Chronicart.)

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ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah-nagl ftaghn !

Publié le 5 Décembre 2012 par F/.

Montreuil, c'est fini et c'était vraiment bien (mentions spéciales à Pascale, venue de Belgique, à Laure et son fan-club, et à Filipa, qui est si gentiment venue me tenir compagnie lundi, alors que l'euphorie overcrowded de la veille achevait gentiment de se dissiper). Concernant l'inauguration, la question est : comment peut-on se taper une pauvre gueule de bois de vingt-quatre heures en buvant, genre, deux coupes de Champagne et deux verres de vin ? La crise, ladies and gentlemen : les stands de littérature jeunesse servent de l'alcool de merde, voilà la triste vérité. Bon, j'ai quand même réussi à croiser Émile Bravo, que je ne vois qu'une fois par an, et François Place + Timothée de Fombelle, que je revois bientôt, ce qui me remplit de joie joyeuse à l'intérieur de mon corps personnel.

 


 

A propos du clan De Fombelle (oui, décortiquez un peu le casting et vous pigerez), on a commencé à regarder Les Revenants sur C+. Eh bien, je dois dire que c'est pas mal du tout dans le genre français doucement lynchien. Marrant : je me suis toujours dit que les Alpes étaient - avec Paris - le seul endroit français où je pourrais raconter une histoire. Ça se confirme. Reste à voir où, exactement, Emmanuel Carrère et Fabrice Gobert (déjà responsable du surprenant Simon Werner a disparu, dont j'avais loué ici-même les indéniables qualités), vont nous emmener.

 


 

Il y a un type qui a mis en ligne un truc marrant et intéressant (et gratos, pour l'instant) sur Lovecraft et New York et la marche à pied. En échange, il veut qu'on parle de lui. Voilà qui est fait, mon pote.

 

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ride on

Publié le 2 Décembre 2012 par F/.

Montreuil : je serai tout à l'heure en dédicace au stand Michel Lafon (D38) de 13h30 à 15h30 pour dédicacer 49 jours. Chers pros et les passionnés : je serai présent demain matin aussi, sur le stand Flammarion, de 11h à 13h. Si vous voulez m'inviter dans un pays lointain et plein de soleil pour parler littérature, allez, c'est d'accord. Et pour finir : soirée chez Atout Livre, mercredi à 18h, avec Hervé Jubert, Fabien Clavel et Estelle Faye.

 

 


 

 

Hier : journée au Parc Astérix, via le C.E. du boulot de ma femme. C'est un peu chiant, le Parc Astérix, surtout quand on y va pour la deuxième fois et qu'il fait -4°C. Toute la journée, j'ai emmerdé mon monde pour faire Oziris, qui ressemble à ceci :

 

 

Mais ce n'était jamais possible. En attendant, avec ma meuf, on a été là-dedans :

 

 

et là-dedans aussi :

 

 

... et finalement, je ne suis jamais monté dans Oziris parce qu'il faisait trop froid, que la nuit tombait et que notre soirée chez certain éditeur de nature writing bien connu dont il nous faut taire ici le nom se rapprochait dangereusement.

J'ai toujours été obsédé par les montagnes russes, conceptuellement parlant (je sais, cette phrase est bien débile, merci de me le faire remarquer, mais nous sommes dimanche matin et je n'ai dormi que cinq heures). Il y a en a une dans La Vie extraordinaire des gens ordinaires et j'avais un gros projet littéraire, il y a quelques années, mettant en scène un parc d'attraction. Et puis finalement non. Comme Oziris : trop froid, la vie, tout ça.

En ce moment, je lis Fin de mi-temps pour le soldat Billy Lynn chez Albin Michel et j'ai l'impression que c'est un petit chef-d'oeuvre - en fait, je lis trois trucs merveilleux plus ou moins en même ces temps-ci, je vous en reparlerai dès que j'aurais récupéré quatre neurones.

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