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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

après quoi ?

Publié le 5 Octobre 2009 par F/.

Au boulot sur Après : un bouquin qui fait suite à La Fin du monde et dont je peux pas dire grand-chose sinon qu'il sera très différent de son prédécesseur, y compris dans le ton (Merci, mec. C'est vraiment super palpitant.
- De rien, pals. Just doing my job.
- Ouais. Et t'as pas un scoop sur un livre que tu ne serais pas en train d'écrire ?
- Maintenant que tu en parles, justement, je -
- Ta gueule.)



Révélation ahurissante : il semblerait qu'il y ait des chansons dans pas mal de mes livres. Parfois au premier plan, parfois tapies dans l'ombre : un vrai défilé fantôme. Flaming lips dans Le Syndrome Godzilla, Radiohead dans La Mémoire du vautour, Arcade Fire dans Kathleen, Marilyn Manson dans Sayonara Baby, Caetano Veloso dans Invisible, The Kills dans La Fin du monde.
Dans Après, il y a Just a perfect day de Lou Reed, à un moment où la musique n'existe plus. Du coup j'écoute tout Transformer. Trois fois déjà depuis ce matin. Une expérience plus étrange que je ne l'aurais imaginé, un peu trop joyeuse pour moi.
Tiens, j'ai oublié de dire qu'il y a quelques semaines, on est allés voir Lou Reed et Laurie Anderson à la salle Pleyel. C'était nul à chier mais Katia avait peur que j'aime, elle n'osait pas me regarder. A un moment, quand même, je me suis penché : "c'est insupportable, non ?
- C'est pire que ça."
Après ce coming-out bilatéral, on a été drôlement soulagés.
Tiens, j'ai oublié de dire aussi qu'on a regardé District 9 l'autre soir. La, pas besoin de se concerter. Disons que la bande-annonce aurait amplement suffi. Dieu, quelle poilade. Le bébé extra-terrestre. Peter Jackson est décidément une sorte de héros métaphysique.
Bon, je passerai charitablement sur ma (tentative de) lecture de The Swamp Thing.
Vous allez vous dire : ce type n'est jamais content.
Faux.
Par exemple, samedi soir, François et Claire Place sont venus manger à la maison. François Place, vous connaissez ? Un des mecs les plus gentils de la Terre. Eh bien, nous avons ri. Et les nouilles chinoises n'étaient même pas ratées (en revanche, grosse faute : on a oublié de sortir les Fortune cookies. François, si tu lis ce message, on est désolés, vraiment, essaie de ne pas le prendre mal, souviens-toi que je t'admire beaucoup).
Et puis, je ne vous ai pas parlé de La Symphonie des nombres premiers, de Marcus du Sautoy : un excellent essai, sans doute le meilleur bouquin des E.H.O.
Alors quoi ? Il pleut et je ne fais même pas la gueule.



Quand je n'écris pas, j'écoute des trucs des années 90. Quand j'avais 18 ans, l'été était chiant et j'étais un peu amoureux de cette femme :

http://farm2.static.flickr.com/1138/644597194_bdc6d84927.jpg
A en juger par les commentaires frémissants de Here's where the story ends, je n'étais pas le seul.
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all is love

Publié le 2 Octobre 2009 par F/.

Quoi de plus joyeux, de plus rassérénant, ces temps-ci que la mirifique B.O du très attendu Where the wild things are, qui voit Karen O des Yeah Yeah Yeah inviter tous ses potes (Deerhunter, The Raconteurs, The bird & the bee) autour d'un grand feu de camp - guitares sèches et choeurs d'enfants, en pleine forêt sous les étoiles ?
Si vous ne souriez pas dès le matin en écoutant le morceau-titre (du Arcade Fire à la maternelle, pour résumer), vous pouvez tout aussi bien vous flinguer : la journée sera mauvaise. Sur la page youtube dédiée, un commentateur s'engage : "I get to teach this song to little kids after school and we all get to sing along to it !" So should we all.


http://blogs.1077theend.com/files/2009/08/where_the_wild_things_are_poster2.jpg



Et puisqu'on parle de joie et d'amour : première séance de boulot chez Mike Moorcock il y a deux jours.
Construire une histoire avec cet homme est un vrai plaisir. A mon grand soulagement, je me suis rendu compte que nos cerveaux fonctionnaient quasiment de la même manière (le mien est juste moins rempli) : "oh, et si on mettait une scène de cul ici ?" ou "hum, ça fait quand même longtemps que personne ne s'est fait horriblement assassiner dans cette histoire." En gros, on veut voir des trucs et on essaie de trouver les enchaînements permettant de les intégrer dans une histoire : l'exact contraire de ce que vous enseignent les manuels de dramaturgie - si vous arrivez à lire ces merdes plus de cinq minutes d'affilée. Bref, je me sens comme à la maison.
De temps à autre, sans avoir l'air d'y toucher, Linda surveille les progrès de l'affaire. Il faut reconnaître que nous digressons pas mal. Il faut reconnaître que ma curiosité est insatiable et que la vie de Moorcock est un roman à elle seule : il voulait voir des trucs, il a essayé de trouver les enchaînements permettant de les intégrer dans une histoire - jusqu'à présent, ça a plutôt très bien marché.
Je me demande si je ne suis pas en train de faire un peu le même boulot, au fond, que sur la Brigade : soutenir un géant - la meilleure thérapie dont mon ego puisse rêver. Heads up, heads up, heads up et tout ça.
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