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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

the killers

Publié le 22 Septembre 2011 par F/.

Cela fait sept ans maintenant que je suis le parcours de Jimmy Dennis, un homme encore vivant et qu'on peut encore aider (ceux qui veulent savoir comment procéder peuvent me contacter mais honnêtement, il n'y a rien de plus facile, suivez seulement ce lien). Jimmy Dennis, comme tant d'autres, attend la mort. Et clame son innocence. J'ai choisi son nom quasi au hasard. Ce ne sont pas les candidats qui manquent.

Hier soir, 1h30 heure de Paris, Troy Davis n'avait toujours pas été exécuté. Twitter s'agitait comme jamais, les rumeurs les plus folles circulaient, des abolitionnistes se congratulaient devant le pénitencier de Jackson, on pouvait encore y croire. Je suis allé me coucher, j'ai fait les cauchemars que je devais faire, j'ai allumé la radio ce matin et j'ai chialé un bon coup. Oops, they did it again. Dans ma boîte mail, un message d'Amnesty reçu à l'aube m'attendait, signé Laura Moye, directrice du comité pour l'abolition de la peine de mort aux Etats-Unis : I've been down here at death row, and we just heard the horrific news. After a torturous delay of more than 4 hours, the state of Georgia has just killed Troy Anthony Davis. My heart is heavy. I am sad and angry. The state of Georgia has proven what we already know. Governments cannot be trusted with the awful power over life and death. Today, Georgia didn't just kill Troy Davis, they killed the faith and confidence that many Georgians, Americans and Troy Davis supporters worldwide used to have in our criminal justice system. Wende, on our Abolish the Death Penalty Campaign team, met with Troy Davis yesterday to convey the support that he has had from all of you. He asked us to deliver this message back to you : "The struggle for justice doesn't end with me. This struggle is for all the Troy Davises who came before me and all the ones who will come after me. I'm in good spirits and I'm prayerful and at peace." Let's take a moment to honor the life of Troy Davis and Mark MacPhail. Then, let's take all of our difficult feelings and re-double our commitment to abolition of the death penalty.

Un truc me dépasse : pour se permettre d'éxecuter un être humain, pour penser qu'on  peut le faire, pour être en mesure de s'arroger ce droit monstrueux, il faut être sûr de soi, non ? Il faut se dire que Dieu est OK avec ça et que le monde est un endroit simple, il me semble. Dès lors, pourquoi s'emmerder avec un jugement ? Pas besoin de procès, les mecs. Pas besoin de tergiverser pendant vingt ans. "Nous pensons que tu pourrais avoir tué quelqu'un, mon pote. Nous estimons que tu dois mourir." Blam, une balle dans la nuque et on n'en parle plus. Et on arrête d'emmerder la Chine, l'Iran et les autres par la même occasion. Hier, de nombreux twittos américains sur Twitter (autrement dit, en grande majorité, de sales petits progressistes) se lamentaient du fait qu'un innocent allait sans doute être tué. Un coupable, ça pose moins de problèmes. En dépit des principes les plus élémentaires du genre dignité humaine. En dépit des statistiques, de l'attente insupportable, des coûts faramineux engagés. Indignez-vous, qu'ils disaient. Mais les exécutions US, c'est comme les morts de SDF en France quand arrive l'hiver : on en cause vaguement entre la poire et le fromage, et puis on passe au foot (dans mon cas). On n'a pas beaucoup entendu le président français sur le cas Troy Davis. Il devait avoir piscine. J'espère que l'eau était bonne. Gardez à l'esprit, les copains qu'aider Jimmy ou un autre ne prend pas beaucoup de temps, ne coûte pas forcément d'argent. Il serait temps d'aider ce monde à quitter l'ère médiévale. Si des auteurs et des éditeurs me lisent, il y a aussi des choses à faire, j'ai des idées, ce ne serait rien, juste une goutte d'eau dans l'océan, mais quand on attend dans un couloir crasseux pendant vingt ans avec le silence et l'espoir pour seul compagnie, tout compte.

C'était ma minute BHL. Envoyez les tomates si vous voulez mais sortez-vous les doigts du cul, thanks.

 

 


 

 

And now for something completly different : la saison 4 de Breaking Bad est, sans surprise, une merveille. La critique ne s'y trompe pas : 96% ici, du presque jamais vu. Je pourrais développer, parler des acteurs, extraordinaires, de la photographie, à tomber, des moments d'émotion pure et d'humour ravageur, de la tension permanente & de la trouille qui poisse tout - mais ce serait juste une perte de temps. Disons seulement que vous ne regarderez plus jamais les devantures de KFC du même oeil. Le show s'achèvera avec le 16e épisode de la saison 5. Breaking Bad est donc appelée à rejoindre, au côté des Sopranos ou de The Shield, pour ne citer qu'elles, les séries closes sur elles-mêmes, parfaites. Ne passez pas à côté.

 

http://meanmassive.com/wp-content/uploads/2011/01/breaking-bad-season-3-finale-full-measure.jpg

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Folfaerie 23/09/2011 21:33


"Ce ne sont pas les candidats qui manquent"... Effectivement. Moi je suis depuis plusieurs années, sans grand espoir, le cas de Fernando Caro, un Indien Yaqui. C'est à désespérer du genre
humain...
http://fernandocaro-groupedesoutien.over-blog.fr/categorie-10933743.html


Rizzato 23/09/2011 10:22


"Que dit la loi?Tu ne tueras pas!Comment le dit elle?En tuant!!(Victor Hugo )
...Et que diront nous à un enfant dont la loi aura permis dans ses écrits d'exécuter son père...Sa mère ... Ceci est La justice de ton pays,c'est cela "notre" justice "petit ange"...Démocratie ?
...Hum ... Pourquoi nos coeurs penchent ils toujours dans la barbarie ?


Lord Orkan Von Deck 22/09/2011 12:46


En ce qui concerne BB (car c'est bien là le plus important), je trouve tout de même qu'on a peut être là une saison en trop. Personnellement, la magie n'opère plus pour moi.

Pour ce qui est de la minute BHL, je suis bien d'accord sur l'incohérence de la justice américaine. Mais sans aller dans la lutte contre la peine de mort, ce qui me choque le plus, c'est que la
mort est donnée comme une acte purement juridique, et non pas comme une protection de la société. Punir de mort, c'est supprimer quelqu'un qui dérange les magistrats. La peine capitale ne devrait
être qu'un outil de l'extrême pour exclure quelqu'un qui met le contrat social en péril.
Et dire qu'il y a des gens qui souffrent et à qui on refuse de donner la mort ... (Traduction : d'un débat à l'autre, tiens, je te refile l'euthanasie)