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(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

livres, drogues, jeunesse et mort

Publié le 14 Janvier 2012 par F/.

Soirée à Bourges : très bien. D'abord parce que la médiathèque est immense, un vaisseau, ensuite parce que les organisatrices sont particulièrement sympathiques, enfin parce qu'il y avait un peu de monde quand même (et ce genre de trucs m'étonne toujours : je veux dire, jeudi soir, quoi !), avec une mention spéciale à Dorota, libraire jeunesse & fidèle parmi les fidèles, qui a eu la gentillesse de faire un si long déplacement, et dont j'ai écorché le nom pour tout remerciement. Ma chère Hélène R. m'hébergeait, of course. Il y a des gens que vous avez vus cinq fois dans votre vie (ou jamais, n'est-ce pas, g@rp ?) et qui sont pourtant des amis : merci, Mark Z.

 


 

En parlant de ça : reçu, coup sur coup, un mail de David Mitchell et de Mike Moorcock. Je n'écris pas assez à Mike, je le sais, et c'est un tort, parce que ses réponses font invariablement ma joie. Dans mon dernier message, je lui disais que je n'écrivais plus, que je vendais de la drogue à des enfants à la place. Réponse maison : "A good tip for selling crack to children : use your own kids as your 'front'. It worked well for me for many years and my oldest daughter will be out in seven more years with a good deal of her life still before her. The more damage you can do to the young now, the more you will enjoy your old age. I speak from experience." Ladies & gentlemen : Mike.

 


 

Et maintenant, je réécris Arcadia pour la seconde fois, et je remets quelques adjectifs parce que, vraiment, j'en ai trop enlevés, et je reste sans voix face au jeune homme que j'étais en 1998 - celui qui écrivait 220 000 signes en une semaine et qui ne se demandait jamais si des gens allaient lire ses livres, ah, quelle fraîcheur, quelle insouciance - dommage qu'il soit trop tôt pour boire un verre de Chardonnay glacé, tiens. Ceci étant, si je rencontrais le F/. d'il y a quatorze ans, je pense que la première chose que je lui demanderais, ce serait de se calmer. Et puis on se battrait, probablement.

 


 

Ah oui : j'ai déjeuné avec le sémillant Francis B. hier. Il n'écrit plus depuis un an, reconnaît-il, il ne sort plus trop de chez lui, je lui ai filé un exemplaire de mon bouquin mais il ne savait pas ce qu'était Sonatine, il était charmant, rêveur, incurablement triste, on a parlé de catch, d'opérette, de dépression, et ensuite je suis allé chez lui pour qu'il me fasse écouter les chansons qu'il avait écrites, des chansons sombres, plutôt eighties, des maquettes encore mais où on retrouve sa voix, sa plume, des choses funèbres, sinistrement drôles ai-je trouvé - plus que jamais, Francis est le dandy qui se rit de la mort séductrice.

 

http://pixabay.com/static/uploads/photo/2011/08/14/17/43/man-8591_640.png

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