Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
(please follow) the golden path

Llittérature, films, séries, musique, etc.

long live the king

Publié le 20 Février 2011 par F/.

The King of Limbs est, pour radiohead, l'album de l'apaisement. On y retrouve un groupe au sommet de son art, totalement décomplexé, indifférent à la critique, et des morceaux servis par une production d'une impressionnante richesse, fonctionnant par couches successives. Ainsi, chaque nouvelle écoute apporte de son lot de surprises et ce qui semblait aride au départ, voire désincarné, devient chaud et lumineux. Ceux qui espéraient encore un OK computer n'ont vraiment rien compris à Thom Yorke et sa bande. Jamais, dans l'histoire de la pop-music récente, la discographie d'un groupe ne s'était autant apparenté à une trajectoire. L'album lui-même est un chemin de forêt sombre, troué d'émouvantes éclaircies : Lotus Flower, Codex, Give up the ghost et Separator comptent au nombre des chansons les plus mélancoliquement belles de radiohead, comme un chemin s'ouvre, s'élargit et s'innonde pour finir d'un crépuscule doré. Les contempteurs habituels camperont très certainement sur leurs positions. Who cares ? Le buzz dantesque qu'ils reprochent au groupe, ils ont été les premiers à le créer et à l'alimenter. Yorke et consorts, eux, sont déjà loin. Et nous continuerons à les suivre en aveugle.

 

Savernake Forest

Commenter cet article

Marcel Trucmuche 23/02/2011 15:51


D'accord avec vous, Monsieur Colin, sur la beauté sans cesse à redécouvrir de ce dernier opus. In rainbows donnait déjà le ton. Le parcours de Radiohead me rappelle pour ma part la démarche d'un
groupe comme Talk Talk dont les deux derniers albums (Spirit of eden et Laughling stocks) transcendaient les limites des genres poprockjazz. Radiohead a l'avantage d'une plus grande notoriété, et
d'un engagement cohérent et collectif.
Je suis bien curieux de reconnaître leur influence prochaine sur vos oeuvres à venir !


richardpapen 22/02/2011 11:47


Note aside: `limit to your love` is the cover of a Feist song, a lot of the phrasing and cadence comes straight from her version.


Erik 22/02/2011 09:30


et heureux, tu fais bien de l'être.
Et moi je vis dans le noir, surtout depuis que j'ai vu ça :
http://whoisarcadefire.tumblr.com/
Bon allez, Morning, Mr Mig-lin

Sinon, essaie ça :
http://wearephoenix.com/grizzly_bear_remix/
Sachant que toutes les vacances ont une fin, il est bon d'en préparer la chute.
Enfin, pour l'avion un peu d'earthshattering, histoire d'accorder quelques frissons à tes passagers:
http://www.youtube.com/watch?v=oOT2-OTebx0&feature=related
Ils apprécieront la trémulation de la cabine autant que celle de mon bureau, sois-en certain.


F/. 22/02/2011 12:20



Ah, je te rejoins sur James Blake. Et voir commentaire ci-dessous.



Erik 21/02/2011 21:38


Ils devraient te prendre comme attaché de presse, en tout cas : déguiser une compile de faces B en miles supplémentaires d'une trajectoire filant au cœur d'"une forêt sombre trouée d'émouvantes
éclaircies" tient de l'exploit.
Chapeau, you rule, mate.

... ou alors c'est le rhum.


F/. 21/02/2011 21:53



C'est sûr : ce groupe est un ramassis d'imposteurs. Ils ont pondu en truc en trois minutes et maintenant, ils sont bien contents d'avoir entubé les pauvres naïfs dans mon genre. Enfin,
bienheureux les pauvres d'esprit, hein.


Je pourrais être curieux de savoir ce que les contempteurs éclairés écoutent, eux qui ont la chance de conserver leur lucidité en dépit du terrible matraquage publicitaire. Mais je crains de ne
pas être à la hauteur de la réponse, voire d'être suffisamment heureux comme ça.